|
Loin des flots tapageurs, au fond des sanctuaires
Dorment bien des trésors, que couve la beauté
Sur les tapis anciens s'attisent les lumières
Nommant avec respect, sans jamais vénérer
L'admirable flambeau des penseurs du cénacle.
Si le soleil se couche il se lève au matin
Embrasant chaque bois d'un fabuleux spectacle
Notre esprit c'est pareil, du prodige à Rodin
Voyez les beaux récits, que le siècle accompagne
La tendre sympathie espère ainsi l'écho
Des plus sages conseils, de Provence en Bretagne
L'inimitable amour peut naître d'un seul mot
Comme au jour de l'été quand la moisson s'élève
D'un souffle incandescent nourrissant d'or les cieux
Il faut pouvoir compter sur l'empire du rêve
En buvant l'art des fleurs au vase merveilleux
Le poète ne veut, ni couronne sacrée
Ni titre quel qu'il soit, bon juste pour les os
Le sceau de l'humble humain honore la pensée
Le lys est trop flatteur, il suffit de pavots
Sur les pas de la gloire errent bien des énarques
Où s'engloutit naguère un empire Romain
Il est tant de Charon, que sur le Styx les barques
Dévorent le bonheur d'un tourbillon sans fin
|