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Je ne puis détacher mes yeux de sa couronne
L'attrait qui me conduit est un vaste océan
Où se baigne mon cœur, quand sa vague festonne
Des perles, des rubis sur mon soleil levant
Rose parmi les lys, mon unique Ophélie
Mon petit rossignol, mon étoile du soir,
Les doigts chargés de fleurs, je peins l'allégorie
D'un geste ensoleillé, aux traits de son miroir
Comme une larme d'or, ses yeux ambre ma plume
Depuis que je l'ai vue allongée en son lit
Aux roses de sa chair mon âme se consume
J'abreuve d'or ma lyre au linceul de sa nuit
Son sourire avisé un matin de septembre
Pareil à ces semeurs au champ jetant leur or
Refleurit la dentelle aux rubans de sa chambre
Nourrit d'art mon esprit ainsi que messidor
S'il fallait que j'écrive une œuvre magistrale
Ma plume évoquerait le plus beau des moments
L'instant où son regard, d'une onde vespérale
Sublimé par l'amour réveille le printemps
Je voudrais pouvoir dire en lisant ma mémoire
Combien j'aime Marie, infante d'Orient
C'est un lotus sublime en l'argent d''un ciboire
Ce joyau des clartés reste mon firmament
https://youtu.be/-bZgQK6_NG4
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