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Passion des Mondes et des Corps et des Coeurs.
…..Dramaturgie des Mondes, Dramaturgie des Corps, Dramaturgie des Coeurs. L'Ecart du Rien les expose et les pose, Puissance arrachante-unifiante des Choses qui Les dispose et les compose, les configure, les défigure, les escamote dans le Visible et L'Invisible.Saisons des Mondes, Couleurs du Temps, Formes de Vies qui paradent un Instant et se convulsent pour leur Être, sur des scènes étranges, en Actes et en Passion, en Tableaux incessants. Change, Décors, Outrances et Retraits et la Mort les Reprend à ses Plis inconnus, son inconnaissable Repli.
Passion des Mondes, Passion des Corps, Passion des Coeurs, Voici qu'ils ont à être,à Devenir, dans la Convulsion, dans la Beauté de leur Folie, dans la Folie de leur avoir A être Ainsi, en eux-mêmes, hors d'eux-mêmes, Arrachements, Combats, Fureur des Places, Soleils insoutenables, Cosmos baroques, Ciels sublimes, insensés, Ouragans de Matière que chavirent les Forces, Fusions, Ecroulements, Coulures, Laves D'acier,Langues de Feu calcinant Noirs et Bleus, Surrections et Fracas de Collines D'Azur, Lacérations de Rouge, Incandescences. Supplices, Sérénités soudaines, Incompréhensible Passion.....Les Mondes et les Corps et les Coeurs !
Egarés dans le Nombre des Mondes et l'Avoir-Lieu des Places, agissent et Pâtissent La Chair et le Vivant-Mourant, jaillis pour Rien ni pour Personne, Tableaux Changeants des Corps, Accouplements, Meurtres, Dévorations, Rites et Sacrifices, Dans le Rire et l'Extase, Origine, Centre vide, ce Regard égaré sur l'Absence, L'Enigme des Accomplissements, ce Non-savoir qu'est le Pensable. Ils s'agitent et Subissent, les Acteurs, les Mortels, se présentent et s'absentent, les Yeux dardés vers La Hauteur d'illusoires Transcendances, Fantasme du Pouvoir des Pères et des Mères, D'indétrônables Eternités immobiles, vers l'Eblouissement des Regards et des Coeurs,Aux Lisières extrêmes de la Parole et de l'Image, les Noms divins et les Visages de Géants figés en vaines Hyperboles.....Ils passent, les Mortels et les Epoques, les Orphelins, ils représentent. Douceur et Cruauté, ce qui meurt, ce qui Vient, le Même et l'Autre.....
Dans la Chambre du Coeur, cernée d'obscurs Couloirs, nous revivons à chaque Fois,Le Drame et la Passion et le Mystère de la Sérénité, ce Mixte indémêlable, L'Orgie et le Calme des Sens et la Tempête et la Tranquillité, la cruelle et sournoise Beauté d'un Paysage Olympien où le Regard se pose, avec lenteur, dans l'Enveloppement d'une Lumière pensive et immobile. Centre plus sombre de la Toile, Apparaît un Tombeau, Pierre gravée d'Ecritures illisibles. Tant d'Equilibre et tant de Défection ! Et nous n'aurons, un Jour, que ce Silence pour Parole et pour Vision que L'Invisible ici représenté. Dramaturgie, Passion des Mondes et des Corps et des Coeurs. L'Ultimité rend plus fortes les Oeuvres, plus dense la Beauté ! J'imagine à la Chambre du Coeur, une Respiration plus ample, un Regard plus aigu et des Tentures De Soie écrites de Peintures, un Battement de Signes inspirés !.....
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