JARDIN DE LUNE

 

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SMILE - Souriez, vous êtes en enfer (fin)

le mercredi 04 novembre 2015, à 06:50. Posté par Philip de Berg


    Le début de la nouvelle se terminait ainsi :
    C’était bien la fille qui était à côté de lui. Son visage marquait un long ricanement accentué par une bouche démesurément large dont il ne lui sembla pas avoir remarqué la grandeur tout à l’heure. Au fond de ses yeux brillait un éclat insoutenable, comme il n’avait jamais vu. Comme des flammes. Et surtout, surtout, l’espace d’une fraction de seconde il crut voir dans la partie supérieure de son front, juste au-dessous des cheveux séparés par une longue raie, deux appendices, comme de petites cornes de chair.
    ……………………………………………………….……………………………………………………………………………………………………

    L’officier de police Piper Wilson faillit hurler. Tout se bousculait dans sa tête, le bruit, la chaleur, la musique. Il ferma les yeux, se tenant des deux mains à la rambarde du bar qui courait sous ses doigts.
    Quand il les rouvrit, quelques secondes après, à peine, la fille avait disparu.
    Pip ne se souvint plus comment il avait regagné sa chambre d’hôtel. Avant de quitter le bar, il avait déambulé comme un somnambule jusqu’aux toilettes et, comme un ivrogne, il avait vomi tout ce qu’il avait bu dans la soirée.

    L’activité routinière avait repris son cours au Sheriff’s Office de Fairmont. Cela ne faisait que deux jours qu’ils étaient revenus d’Oklahoma City. Pip réalisait qu’il n’était plus le même depuis son étrange soirée dans ce bar qui avait peut-être surgi de ses pires cauchemar. Il était de surcroît très fatigué, et s’était persuadé qu’il avait attrapé un sacré coup de froid qui l’avait rendu fiévreux et courbaturé. Mais il ne parvenait pas à oublier ce qui, il voulait s’en convaincre, ne pouvait cependant être mis sur le dos d’une hallucination provoqué par l’alcool ou la fièvre. Et puis, tout en concevant une certaine honte de ces évènements quasi irréels, il ressentait intensément le besoin d’en parler à quelqu’un. Pas au Sheriff Garrett, bien sûr, ni à son collègue avec qui il avait d’ailleurs souvent des relations tendues.

    C’est alors qu’il pensa à Smile.
    Smile était sa seule amie, ou tout du moins la seule personne à qui il lui arrivait de se confier.
    D’origine amérindienne – sa famille appartenait à la tribu des Choctaws - Smile était une jeune femme d’environ vingt-cinq ans qui était une des préparatrices en pharmacie au seul CVS PHARMACY de Fairmont. Son vrai prénom était Sonoma, ce qui en dialecte Chickasaw signifie "le soleil est là", mais Pip lui avait un jour donné le surnom de Smile, tant son regard doux était éternellement accompagné d’un charmant sourire. Elle incarnait pour lui, la pureté même. Depuis la veille, il avait pris la décision de lui parler de son incroyable aventure. Son regard toujours bienveillant et son incroyable sourire parviendraient ils à exorciser sa sourde angoisse ?

    Et puis, ça tombait bien, Pip n’avait plus d’aspirine, et une bonne dose de paracétamol permettrait peut-être de faire tomber son état fébrile. Il avait une bonne raison de se rendre à la pharmacie du drugstore.

    Il sentait en permanence une sueur malsaine suinter de son visage et couler dans son encolure. Cet état confortait sa gêne et sa vague honte.

    Le CVS PHARMACY n’était pas bien loin du bureau, et de toute façon, sortir un peu lui ferait du bien. Les affaires étaient bien calmes, en cette matinée et ses collègues prenaient du temps à écouter le récit de leur supérieur, qui décrivait les sessions congrès de la police comme autant de moments exceptionnels. Pip, lui, s’en foutait complètement.

    « Bon, c’est déjà ça, je vais sortir. La matinée est juste fraîche comme il faut. Ce sont ces satanés radiateurs, mal réglés, qui causent une étouffante chaleur dans les bureaux. Oui, c’est pour ça que je transpire autant ! ». De toute façon, la seule issue qu’avait Pip pour retrouver un peu de son équilibre mental qui semblait salement détérioré, était de se convaincre que tout ce qui se passait dans sa vie présente avait forcément une explication logique.
    ...........................................................................................
    Ce qui s'est passé, ensuite ? Essayons de comprendre l'instant :
    L’air du matin est un peu lourd. Les feuilles tombent maintenant par paquets sur le sol.
    « Pourvu que Smile soit présente ce matin à son poste ! ».
    Pip, en sa qualité d’adjoint du Sheriff est bien connu des employés du drugstore. Des bonjours, des sourires banals. Rassurants.
    Tous ces gens savent-ils que l’officier de police vient souvent voir Smile ? Oh, Peut-être certains pensent-ils qu’il est amoureux de la jeune préparatrice et se moquent discrètement de lui ?

    Enfin, il arrive tout au fond du magasin, près du comptoir. Smile est bien-là.
    Les quelques pas qui le séparent de la petite officine lui font l'effet d'une distance infernale, infranchissable. Et Pip a comme un étourdissement. Il se tient à la barre d’un rayonnage pour ne pas trop vaciller et renverse au passage, quelques pots de bouillie pour bébés, qu’il ramasse fébrilement.
    Il se plaignait que les locaux du Sheriff Office étaient surchauffés, mais l’air, dans le drugstore, semble irrespirable, brûlant. Il a l’impression de suffoquer…..

    « Bonjour Pip ! ». La voix de Smile est calme, affable comme toujours. Il la regarde. Elle lui sourit.
    Va-t-elle engager la première la conversation ?
    En effet. Elle lui sourit de son beau sourire, un peu lisse, un peu froid même, mais ce sourire l’a toujours apaisé.
    « Comment ça va, ce matin, Pip ? ».
    « Je…euh…je suis fatigué. Ca m’a épuisé ce congrès à Oklahoma City. Et puis moi, la ville, ce n’est pas fait pour moi, tu le sais ! »
    Smile ne se départit pas de son affabilité. Elle continue à sourire.
    Il semble pourtant à l’officier de police que la commissure des lèvres de la jeune femme forme un pli…..cruel. Quelle idée ! Foutue fièvre.
    Et Pip continue. Mais ce qu’il va dire à la jeune femme aura plutôt l’allure d’une confidence.
    Il commence maladroitement, et passe de nouveau sa main sur son front. Il est toujours en sueur. Pas à son avantage.
    Au bord des larmes, il lui dit
    « Je ne vais pas très bien Sonoma ! »
    Tiens, c’est une des très rares fois où il appelle la jeune amérindienne par son prénom ?
    Et Pip de lui raconter ses récentes hallucinations à la ville, dont le souvenir le taraude à chaque instant.

    Et il parle, parle, comme dans un rêve. Car parfois, les murs de l’officine semblent s’effacer. Tout parait flou autour de lui, sauf le visage de Smile. Elle continue de sourire, tandis que ses yeux paraissent briller d’une étrange flamme.
    Smile lui parle, maintenant. Mais il n’entend pas ce qu’elle veut lui dire. Smile, tout en lui disant des mots, comme sourds et lointains, ne se départit pas de son étrange de sourire, . Et ce détail agace l’esprit de Pip. Et maintenant, son amie se met à rire. Pour le rassurer, lui dire son amitié, lui dire qu’elle est là, sa confidente, sa sœur chérie ?
    Il ne comprend plus les mots qu’elle prononce, et les secondes défilent au ralenti. Et Pip est de plus en plus fiévreux, malade. Et la chaleur ! Oh cette chaleur ! L’air parait brûlant maintenant. Il suffoque VRAIMENT, sent qu’il va se trouver mal. C’est l’affaire de quelques secondes…..
    ……………………………………………………………………………………………………………

    Pip est désorienté, un court instant. Pourquoi tout est rouge autour de lui ? Oui bien sûr, le fond du vieux drugstore qui mérite bien d’être modernisé, a toujours été sombre. Mais, rêve-t-il qu’il est bien là, en train de se confier à Smile ? Tout est rouge maintenant, si rouge. Et toujours cette chaleur, de plus en plus intense. Est-il encore dans cet étrange bar du Chinatown d’Oklahoma City ? Des bruits, des cris. Grinçants. Et Smile qui rit toujours. Qui ricane plutôt, l’œil de plus en plus brillant, incandescent même.

    Pip perd la raison. Vers un point de non-retour imminent.
    « Oooh, Smile….Smile….que m’arrive-t-il ? », parvient-il à gémir, à moins que ce ne soit une prière muette qui serait bien la bienvenue.
    -« Tu y es, Pip, tu y es ! Tu es à la bonne place ! ». lui répond Smile d’une voix étonnament douce.

    Puis elle défait lentement ses nattes, rejete complètement sa chevelure en arrière et se met à vomir un long rire sardonique qui emplit tout le corps et l’esprit de Pip.

    Haut sur son front dégagé, la marque de deux appendices de chair durs !
    ……………………………………………………………………………………………………………
    Dans les écoles amérindiennes près de Wichita ou d’Amarillo, l’on apprend aux enfants le difficile dialecte des tribus Choctaws, leurs ancêtres. L’apprentissage est semé d’embûches. Tenez, il n’y a qu’un seul mot pour désigner à la fois le soleil ou le feu : Soh-nhoo-mâ !

    Fire walks with me ! *

    (* le feu marche avec moi)

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commentaires ( 22 ) (Ajouter un commentaire)
rose le mercredi 04 novembre 2015, à 07:08
bonjour cher Philip
et ben quelle histoire...très émouvant écrit!!! mais je repasse car je dois reprendre des le début pour mieux comprendre...Bisous bonne journee

euphonie0 le mercredi 04 novembre 2015, à 09:58
Coucou Philip
J’ai commencé, je pense à y voir un peu plus clair quand, tu as donné l’information pour moi, très importante, de Sinoma qui était préparatrice en pharmacie.
Non plutôt quand tu as dis qu’elle était d’origine indienne.
J’ai peut-être l’esprit tordu, mais pour moi Sinoma lui a fait une initiation de l’esprit qui sort du corps en lui donnant un flitre magique de ses ancètres, pour connaître sa vraie personnalité.
Mais Pip doit avoir l’esprit très endiablé et être depuis longtemps envouté par Sinama.
Philip je me trompe peut-être complétement ,mais je me disais, pour la première partie, (Philip nous mène dans un enfer, mais la réalite sera différente de ce que l’on imagine de la suite de sa nouvelle).
Tu as gagné Philip du moins pour moi, car ta premièe partie m’a fait imaginer des événements complétement à l’opposé de l’enfer.
A bientôt
Gros becs
Om dans la paix des anges
Marie

marine le mercredi 04 novembre 2015, à 10:36
effrayant
le diable a un visage souriant

domidom le mercredi 04 novembre 2015, à 12:20

Ne prends surtout pas ce qui suit comme une critique, loin de moi cette pensée, ce n'est que mon opinion personnel.....
Je vais être franche, car je dis toujours en face ce que je ressens, ça n'affecte que moi....
J'ai préféré la première partie.....
Je n'ai pas vibrer comme je l'aurais désiré, je n'ai pas eu non plus la surprise de la chute, donc , pas vraiment de suspect, c'était comme si j'avais déjà lu cette histoire.....
Tu es certain de ne pas l'avoir déjà publier?
Ne sois pas contrarié surtout, je te sais intelligent et je sais que tu comprendras mon ressenti......Ce n'est que cela, rien de plus....
Je t'ai lu avec beaucoup d'attention, voir aussi d'admiration, car l'histoire est très bien écrite....
Maintenant, est-ce le décor qui me gène, possible....
Bref....
(A la lecture de cette première nouvelle, je te préfère en poète)...
Gros bisous, Domie...

didou le mercredi 04 novembre 2015, à 13:10
bonjour désolé philipp je n'ai pas lu les textes précedent qui s'y rapportent
bises à qui tu sais
amitié didou

marine le mercredi 04 novembre 2015, à 14:01
je viens de mettre mes impressions et pftt disparues
angoisse diffuse
petites cornes
ambiance délétère
goût bizarre
Bagdad café le décor
tu as bien distillé les indices menaçants
calling you

marine le mercredi 04 novembre 2015, à 14:30
https://www.youtube.com/watch?v=4R9Z1tm2gSQ

Philip (JARDIN DE LUNE) le mercredi 04 novembre 2015, à 15:28
Pour MARINE :
Bé oui, tu parles, j'ai fait en sorte que l'angoisse soit diffuse. Et que soudain une ambiance de malaise s'installe. J'adore le réalisateur David Lynch, et j'ai essayer d'instiller juste ce qu'il faut d'irrationnel pour, comme il le fait dans ses films, pour accentuer le cocktail peur/irrationnel. Et, plus basiquement, puisque l'on ne comprend pas tout, c'est l'effet d'angoisse qui compte, cette courte historiette a un canevas façon "Twilight zone" (la Quatrième dimension), si tu connais.
L'ambiance Bagdad Cafe : magnifique ! J'ai eu la chance de voir ce genre de lieu, lors de périples en Californie et en Arizona. Mais là, nous sommes dans un bar un peu gothique, comme il y a dans les plus grandes villes, bien que je fréquente pas les bars.
Merci de m'avoir rappelé que "Calling you" est un morceau fabuleux. Bises. Philip

Pour DIDOU :
Pas de problème, Didou. Moi aussi, j'ai un gros retard dans tes poèmes. Patience. Philip.

Pour DOMIE :
Pas de problème, chère marraine. Si j'avais posté la nouvelle en une seule partie, tu aurais eu une vision d'ensemble. Mais là, il se trouve que la première partie nous plonge, après la présentation de Pip, dans une rapide angoisse qui va crescendo. Et dans la seconde partie, on retrouve l'ambiance de la petite ville de province, où tout parait si calme, mais le déchaînement est plus feutré et surgit à la fin. Bon, j'aime écrire, comme tu le sais, TOUT, et là, bien sûr, on est loin de la poésie (sourire).
Bisous. Philip.

Pour MARINE :
Après le fameux slogan "Le Diable s'habille en Prada", oui, ici, comme tu le dis, "il a un visage souriant". Le sentiment de malaise n'en est pas moins plus fort. Mais c'est juste un jeu, un exercice de style, pour s'amuser ! Bisous. Philip

Pour EUPHONIE :
Chère Marie, eh oui, sans blasphème aucun, en lisant la fin de ton commentaire, ce pourrait être au début, où dans ce bar infernal l'on s'amuse et l'on boit, une illustration trompeuse du "l'enfer est pavé de bonnes intention".
Ton approche très personnelle du pourquoi de cette histoire est fabuleuse et imaginative et je t'en remercie. Oui, tu as bien vu que Sonoma était indienne de souche. Nous autres connaissons mal cette culture et les mystères spirituels qui l'entoure (chamanisme, par exemple...)
Alors oui, pourquoi pas une fin "alternative" à ma nouvelle, où le lecteur aurait été conduit sur une fausse piste et où Pip ne serait pas tombé dans la fournaise de l'enfer, mais aurait tout simplement subi une épreuve initiatique qui le purifierai et lui donnerait une nouvelle âme. Je vais y songer rapidement et me permettrais-tu alors de te créditer de l'idée nouvelle que tu m'as soufflée ? J'en serai très heureux. Je te fais de gros bisous/becs, Marie. Philip.

(www.mespoemes.net/philipchevalier)

Philip (JARDIN DE LUNE) le mercredi 04 novembre 2015, à 15:31
Pour ROSE :
Chère Sylvie,
Prends ton temps, si tu souhaites repasser sur les 2 épisodes de cette nouvelle.
Tu es la seule des commentateurs à avoir employé le mot "émouvant".
Je t'en remercie, car en filigrane de cette effrayante histoire, il y a la détresse de ce brave garçon un peu solitaire et qui n'a jamais fait de mal de sa vie et qui va vivre un cauchemar ultime. Je te fais de gros bisous. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)

Claude le mercredi 04 novembre 2015, à 15:33
héllo Philippe.
Je pense que ton séjour du côté de Nashville t' a fait sortir de tes bottes (lol)
le rêve américain quoi, j' espère que ce n' est pas une histoire que tu aurais vécue là bas et que tu nous camouflerait en nouvelle.
Bon cela dit, c' est vrai que la première partie m' a tenu en haleine, la deuxième moins car je m' attendais peut-être à autre chose au moins à la fin tu aurais pu pendant la dernière scène dire que le flic allait vers le juke box et se mettait I shot the Sherif d' eric Clapton ( lol )
A part ça il faut quand même avoir un sacré talent ( comme celui de Loïc ) pour arriver à écrire des choses pareilles .Comme je l' ai déja dit pour moi écrire un poème me semble ( je dis bien me semble ) plus simple car un poème c' est court tandis qu' une nouvelle ou un roman, là il faut s' accrocher.Je m' y suis essayé mais j' ai tout déchiré au bout d' une page.Plein de répétions, mauvais usages des mots mals placés, déroulé de l' intrigue confus enfin je suis nul.
Par contre, côté musique vu que tu reviens du pays de la country et que j' adore jouer cette musique avec ma guitare ( j' ai d' ailleurs formé un duo avec un ami et je me régale ) pourrais tu me conseiller quelques bons morceaux de derrière les fagots.
J' ai bien aimé la musique que tu as mise sur le premier chapitre de ton texte hier.J' ignorais cette série mais la musique correspond bien à l' atmosphère de l' histoire.
Pour en revenir à elle j' ai vraiment aimé mais la chute m' a laissé sur ma faim.Rassure toi je voulais pas que ce soit gore car j' ai horreur de la violence et du sang mais je sais pas peut être que dans le " drugstore " l' adjoint au Sherif aurait du " draguer " l' amère Indienne. (lol) En tout cas tu me connais, c' est ce que j' aurai fait.
Un coup de torchon sur la tête ça efface les deux appendices sur le front. Du moment que le reste est intact ! ( lol )

claude le mercredi 04 novembre 2015, à 15:35
PS
en tout cas les deux photos avant et après c' est du GENIAL !!!!!!!!

euphonie0 le mercredi 04 novembre 2015, à 17:02
Je te donne mon accord
Désolée pour les photos, je suis incapable de décrire une image.
Om
Oh! toi écrivain au visage pâle.
Je te souhaite le paradis
Marie

Stella le jeudi 05 novembre 2015, à 06:31
Bonjour Philip … pour l’angoisse elle était diffuse… il est vrai que dans la première partie… je m’attendais que le suspense que tu y avais mis… avec tout les détails… ferez que dans la deuxième partie … je serais effrayé… mais cela a été… pour moi bien dosé… et quand tu parle de Smile… Sonoma … qui est amérindienne … là je me suis demandée ce qui allait suivre… on sait que les Amérindien (ienne)… ont leur propres coutumes… sociales et culturels… comme une relation sacré avec le surnaturel… pour le « juste ce qu'il faut d'irrationnel » cela me convient… et puis c’est bien que chacun participe en commentant ta nouvelle… cela te permet de savoir ce qu’ils attendaient de la fin… Moi je t’offre un Oscar… pour tout se travail accomplit… méthodiquement… en plus merci pour ce beau voyage…
Alors tu reviens quand tu veux… moi pour l’instant… « même pas peur » !!! lol …
Je t’embrasse et te souhaite une agréable journée.
Merci pour cette belle lecture…
Nathalie.
http://www.mespoemes.net/stella

Philip (JARDIN DE LUNE) le jeudi 05 novembre 2015, à 08:45
Pour EUPHONIE :
Chère Marie, très touché que tu me souhaite le Paradis. Oh, ça je ne sais si je le mériterai. L'essentiel de ma vie d'Homme aura été d'essayer d'être bon et de donner un peu de mes sourires et de ma chaleur aux autres. Je le redis, si j'ai très peu failli dans ma vie, il est essentiel pour ma dignité de ne pas trop céder aux égoïsmes que je porte forcément en moi. Et quand je partirai, je demanderai encore pardon pour tout ce que je n'ai pas fait, pas su faire, ou mal fait de mes jours.
Pour les photos, ce n'est pas grave, et puis, pour les poèmes (plus que pour les sinistres nouvelles) j'essaie d'apporter un peu de couleur à mes mots. "Visage pâle" me dis-tu avec une pointe d'humour ? Quand nous aurons le plaisir de nous rencontrer dans quelques jours (je t'envoie un mail aujourd'hui pour que l'on organise tout ça), je me dis "si notre chère Marie ne distinguera pas avec netteté les traits de mon visage, je pense que la chaleur de ma voix sera autant de couleurs chaudes qu'elle percevra". Tu diras à ton cher mari, que je sais être prof de maths, que je viendrai avec la formule magique, le secret inouï de la quadrature du cercle ! Il va bien rigoler. Je t'embrasse bien fort Marie. Philip.

Philip (JARDIN DE LUNE) le jeudi 05 novembre 2015, à 09:06
Pour CLAUDE :
Merci d'avoir aimé, mon ami. Hormis l'aspect surnaturel, bien sûr, tu n'étais pas tombé bien loin, car le mois dernier, sur une autoroute américaine, je me suis fait arrêter assez violemment par un Sheriff's officer (beaucoup moins sympa que le Pip de ma nouvelle !) avec une citation à comparaître devant la le tribunal de police de la cour de l'Etat de Virginie...pour une faute que je n'avais pas commise, eh oui ! Ca fera sans doute l'objet d'une nouvelle où j'incluerai une partie de cette désagréable mésaventure.
Ah, je vais encore froncer les sourcils. Ecrire une nouvelle n'est pas une affaire de talent, mais de temps dispo (avoir l'esprit libre pour tisser la toile imaginaire d'une histoire) et de concentration. Donc Loïc, moi, et Lola aussi qui s'est lancée dernièrement dans une émouvante nouvelle avons trouvé le temps nécessaire pour écrire nos textes.
Mais oui, ne crois pas que nous écrivons cela "d'une traite", cela nous vaut la découverte de répétitions, de phrases mal tournées au départ, de confusions et même de conjugaison (mélange des temps comme je l'ai fait dans ma nouvelle). Donc, tu peux te mettre à écrire une nouvelle, mais ça demande du boulot, tout simplement.
Quand à te conseiller sur de bons morceaux de country, des artistes, ou de la rock music du Sud, j'aurais tellement à te dire (+ photos incroyables et rock des States) que le mieux est de demander mon adresse-mail à l'un des administrateurs, et si tu en est d'accord, je te parlerai rock and country music à profusion, en privé !
A bientôt et toujours très amicalement Claude. Philip.

Philip (JARDIN DE LUNE) le jeudi 05 novembre 2015, à 12:52
Bonjour Stella.
Comme tu as pu le lire, mon but n’était pas d’être dans une escalade effrayante, confinant à l’horreur, bien que le dénouement soit effrayant. Au passage, je puis d’ailleurs te dire que, passionné par la culture et la civilisation des Indiens d’Amérique du Nord, je ne puis te dire pourquoi j’ai fait de ma démone qui donne le coup de grâce à Pip, une jeune amérindienne.
Mais, ce sera une première dans mon écriture, Marie (Euphonie) à partir de son ressenti, exprimé dans son com, me donne l’opportunité d’écrire une fin alternative. Plus soft, plus salvatrice, qui me convient mieux, même, et plus axée sur les mystères de la spiritualité indienne. Je vais écrire et poster ça imminement, car je ne réécris pas ma nouvelle, c’est simplement une autre fin.
Amitiés et bises, Nathalie.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)

claude le jeudi 05 novembre 2015, à 23:17
merci pour ta réponse Philippe.
J' en reviens pas de cette histoire de Shériff ( la vraie, celle où tu t' es fait verbalisé ) de quoi filer un cauchemar au rêve américain d' après ce que je comprends.
Au sujet des nouvelles, d' accord, c' est une question de temps et de boulot mais quand même moi ça me fascine, c' est tout. Quelqu' un qui peut aligner des mots ?des mots, des phrases, des phrases, des pages, des pages intéréssantes moi je dis CHAPEAU !
Si j' ai bien compris il faut que je me " rapproche " façon de parler de Loïc ( mais je préférerai Lola ( rire ) pour leur demander ton adresse mail.
Mais j' ai peur de plus pouvoir dormir où avoir du temps à moi car d' après tes coms je vois que tu aimes bien parler ( et intélligement en plus ) car tu es érudit et tu parles toujours de choses enrichissantes et comme tu aimes comme moi et que tu pratiques aussi comme moi un instrument de musique et que j' aime aussi à peu près tous les styles de musique, on y passerai plus que la nuit.Mais ta propo est très sympa et ça me plait. Pour moi le problème c' est le temps, je suis à la retraite et j' ai pas une minute à moi pour tout faire surtout que j' ai repris sérieusement la guitare avec un pote et ça chauffe dans la chaumière avec madame car je suis plus sur la guitare que sur.........le manche de l' aspirateur. Avec Loïc on avait commencé aussi à correspondre et lui aussi quand il te parle c' est pas pour dire n' importe quoi et ça t' ouvre vraiment d' autres horizons et façon de penser mais comme je viens de te le dire je m' éparpille un peu partout et avec moi c' est dommage il ne peut y avoir de vrais contacts qui ont de la durée dans le temps.Ca ne veut pas dire que je ne regrette pas cette situation,je suis sur que d' agir comme ça, je suis perdant.
Bon pour une fois j' ai été long, c' est rare surtout que j' ai plein de trucs à
faire, j' adore la nuit , je trouve que dormir c' est du temps perdu, le sommeil est peut être nécessaire pour récupérer, mais c' est vraiment de l' inutilité.En restant éveiller, on peut jouer de la musique, écrire, lire, au lit on pionce, on ronfle parfois ( c' est plus très romantique après une bonne lecture de Desbordes Valmore ) mis à part les rêves qui sont super intéréssants, le reste du temps quand le cerveau est au point mort, c' est pas chouette de se trouver allongé la bouche ouverte en ronflant.
Sincèrement à toi

Claude le jeudi 05 novembre 2015, à 23:21
punaise! en me relisant c' est horrible !!!je m' exprime comme une m....
c' est plein de fautes, de phrases embrouillees, de répétitions ( ah ! dés QUE, j' en ai mis à toutes les sauces.
C' est ^pas demain que j' écrirai une nouvelle !
Ca au moins, c' est une bonne nouvelle pour vous !

Philip (JARDIN DE LUNE) le vendredi 06 novembre 2015, à 07:12
Pour CLAUDE :
Ben dis-donc, Claude, c'est rare quand tu fais un aussi long commentaire ! Merci, c'est très sympa de ta part.
Quand nous correspondrons en mail, ne t'inquiète surtout pas : aucune exigence que tu soies bavard à mon égard sur les mails que tu m'enverras.
Aucun exigence si tu n'as pas toujours le temps de répondre. Je sais ce que c'est d'être hyper débordé (simplement, je ne sais pas comment je fais pour en faire un maximum ! Suis d'accord avec toi, dormir c'est du temps perdu. Je suis en principe couche tôt, mais souvent levé 4 heures, 4h30 du mat'. A plus, l'ami, avec mes amitiés. Philip
(ww.mespoemes.net/philipchevalier)

Cerise le jeudi 12 novembre 2015, à 19:00
Coucou Philip,
Tu n’as pas ton pareil ici pour nous plonger ainsi au cœur de l’Amérique profonde avec cette nouvelle digne de la quatrième dimension (comme tu en fais référence plus haut) ou des contes de la crypte.
J’ai bien aimé d’autant plus que je ne crois pas au Diable mais aux démons intérieurs.
On peut la lire au premier degré pour le plaisir de se faire peur ou comme moi l’interpréter différemment c'est-à-dire de comprendre que le pauvre Pip sombre dans la folie (peut-être une fragilité développée à cause de tout ce qu’il a vu dans le métier…)
Je me suis plu à imaginer une suite qui rejoindrais ta fin n°2 sur l’idée de Marie.
Qu’en fait Smile serait une guérisseuse indienne et qu’elle le guérirait de ses démons intérieurs grâce aux techniques et transes chamaniques…
Merci Philip et bravo pour cette nouvelle que j’avais déjà lue et appréciée…sourire
Bises et belle fin de journée à toi.
amicalement
Béatrice

scorpionne le jeudi 14 juin 2018, à 11:43
Re-bonjour Philip,
Ta nouvelle est agréable à lire mais je suis restée sur ma faim : ce n'est pas assez "démoniaque" pour moi (sourire). J'ai un côté sombre (que j'assume) qui aime les histoires sombres et j'ai trouvé ton shérif trop "gentil". Je ne sais pas trop comment dire ? Pour moi, il n'a rien fait de répréhensible pour aller en enfer. D'ailleurs, j'avais cru, tout au long de l'histoire, qu'il sombrait dans la folie. En revanche, j'ai bien aimé le côté démon de Smile, dissimulé sous sous charmant sourire.
J'ai vu que Marie avait proposé une autre fin ; je vais aller la lire.
Très amicalement,
Jocelyne

Philip (Jardin de Lune) le vendredi 15 juin 2018, à 08:24
Ah tu es passée lire ma petite nouvelle.
Je n'ai pas fait dans le genre trop horrifique. Quoi que la douce "Smile" n'est pas celle que l'on s'imagine !!!!!
Dans le genre plus angoissant (bien que suggéré), il y a ma nouvelle en plusieurs épisodes, que tu trouveras sur mon site, qui s'appelle "le testament d'Azatoth".
Très amicalement. Philip.

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