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Tu m'apparus divine, aussi belle que l'ambre
Sous l'éventail fleuri, s'embrasaient tes yeux d'or
Splendeur et modestie, étrangères à mon for
M'évoquaient l'Orient, au temple de ta chambre
Cependant que mon cœur implorait sans répit
Le frémissement clair d'un fleuve d'émeraude
Tu conspirais l'amour au sein de la nuit chaude
Moi, je n'avais qu'un but, séduire ton esprit
L'auréole suprême ornait ton front céleste
La myrrhe et l'aubépine unis par ta beauté
Parfumaient ce moment de pure volupté
Si bien que je buvais ta brise en chaque geste
Au rythme de ta danse une voix en mon cœur
Chantait l'écho divin, pour célébrer tes vagues
Les flammes de tes yeux étaient comme des dagues
L'instant était venu d'honorer ta fraîcheur
Ruban bleu, satin blanc, qu'un filet d'or traverse
C'est ainsi que ton corps luisait à mon égard
Sur ton bel hibiscus se mouvait mon regard
Du rêve à jamais clos, symbolisant la Perse
Comme aux beaux soirs d'été, de soleil palpitant
sanctuaire sacré débordant de mystère
Quelques larmes de fleurs inondaient ton suaire
Contemplant cet écrin, ce miracle émouvant
Je prenais mon essor bien au-dessus des anges
Par cet acte éternel, j'écrivais pour toujours
La bible du bonheur brodé sur du velours
Avec des mots divins et de nobles louanges
Ton charme sans égal qu'imite le printemps
C'est l'arc ensoleillé consacrant ma fortune
Mon nirvana du soir et le miel de ma lune
Quel est donc ton secret déesse aux mille chants
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