JARDIN DE LUNE

 

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HELENE ET THESEE (re-post)

le mardi 20 octobre 2015, à 15:02. Posté par Philip de Berg


    TRAGEDIE GRECQUE (Avec seulement des "E")
    "Eh ! Le E est enlevé, et les grecs espèrent !"

    L’HISTOIRE :
    Du haut de l’Olympe, Zeus jette un regard sur le monde. Il a envoyé Phoebus combattre le serpent Python, gardien de l’oracle de Delphes. Mais fatigué, il a confondu Phoebus et Thésée, envoyant ce dernier aux Enfers, puis combattre la cité de Delphes. Dans le même temps, Zeus est courroucé de l’attitude, sur Terre, de Pâris qui retient prisonnier Hélène et lui fait croire que son époux Thésée ne reviendra jamais. Mais le retour de Thésée empêchera la guerre de Troie.

    LES PERSONNAGES :
    Hélène : Fille de Zeus. Epouse de Thésée avant qu’il ne parte pour les Enfers
    Thésée : Roi-fondateur d’Athènes. Est descendu aux Enfers. Dans l’esprit fatigué de Zeus, Thésée et Phoebus ne font qu’un.
    Pâris : Prince troyen. Il enleva Hélène, ce qui déclenchera la Guerre de Troie.
    Hector : frère de Pâris. Héros troyen.
    Andromaque : soeur d'Hector et de Pâris.
    Electre : servante d’Hélène
    Zeus : Dieu de tous les dieux grecs

    ACTE I

    SCENE I :
    (Sur l’OLYMPE) :
    ZEUS soliloque après avoir appris que le dieu Phoebus (Apollon) venait de poursuivre le serpent Python et, de son arc redoutable lui avait porté un coup mortel.

    « Sa beauté et son allégresse,
    péché d'adolescent et de jeunesse,
    son arc et ses flèches,
    tuèrent le serpent monstrueux »
    La terreur des gens heureux »

    SCENE II :

    Les chœurs célestes de l’Olympe :

    - Tremble, mer Egée ! Thésée est né !

    (Sur TERRE – Dans la Ville de TROIE, près des remparts)
    PÂRIS :
    - C’est prêt ! Le temple d’Ephèse
    Est pénétré de rêves. Essence et sens élevés, enlevés et emmêlés.
    Et près de Delphes est l’effervescence.

    HECTOR :
    - Et Thésée ?

    PÂRIS :
    - Les pensées de Thésée ne désertent.
    Thésée, le chef, est en Crète,
    Et tente de s’en prendre en
    D’extrêmes prétextes.


    HECTOR :
    - En Crète ? Et….Hélène ?

    PÂRIS :
    - Hélène ! Elle est le Léthé
    Et mène tempêtes et éléments,
    Secrets renversements
    De tendresse et de tremblements.

    HECTOR :
    - Elle est l’ester effréné
    De cette Grèce hébétée.

    SCENE IV :
    (Hélène apparait, suivie de sa servante, à l’entrée du Palais)

    PÂRIS :
    - Entre, Hélène !

    HELENE (désemparée, elle cherche des yeux sa fidèle servante) :
    - Electre ! Electre ! Est-elle…….

    ELECTRE (la servante)
    - Je me lève et te sers !

    HELENE (De plus en plus troublée et voulant fuir) :
    - Je me mens ! J’entends, désespérée le lent Thésée près de ces hères et de ces grecs, blême et sévère. Je rentre !

    (Elle se dirige vers la porte)

    PÂRIS :
    - Reste, femme éternelle,
    Le vent s’empresse de prendre,
    Et révèle le prétexte
    De cet éternel enlèvement.

    SCENE V :
    (Sur l’OLYMPE) :

    ZEUS (courroucé d’entendre, sur Terre, le propos de Pâris) :
    « Ni Apollon, ni Phoebus, ni Diane,
    On ne peut se comparer à ces dieux et ces arcanes,
    Simplement être soi, humain avec un cœur qui bat,
    A l'unisson, entendre les sons sans comparaison. »

    (fin de l’Acte I)

    ACTE II

    SCENE I :

    HECTOR (chuchotant à l’oreille de Pâris) :
    - Frêle sentence, cette tête
    De femme légère.
    Elle préfère Thésée !

    PÂRIS :
    - C’est elle !
    Elfe céleste et éthéré,
    Ses cendres sèment
    L’essence de ses rêves enfermés
    Et le terne serment de ses restes.

    HECTOR (A voix haute) :
    - Peste ! Elle est frêle…..
    Et elle est belle !

    SCENE II :
    (Hélène est revenue sur ses pas)

    HELENE :
    Sentence ? Et thème ?
    C'est le secret ?

    PÂRIS :
    - Te rendre belle, Hélène.

    HELENE :
    - Belle ?
    (Elle ricane douloureusement)
    Etre perte de cette plèbe et de ses rêves !
    Est-ce l’enfer ? Le vent se lève,
    Et espère les regrets
    Exécrés de ces lèvres
    Et de ces cervelles de fer ?

    HECTOR (la prenant par l’épaule, plein de compassion) :
    - Hélène, ce rêve, enferme-le !

    SCENE III :
    (Sur l’OLYMPE) :

    ZEUS (Qui a suivi toute la scène) :
    Cette sérénité aux vents qui soufflent en tempête,
    Parfois on l'entend dans l'écho qui s'y prête,
    Au futur des émois au fin fond de nos têtes.

    SCENE IV :

    ANDROMAQUE (qui apparait, attirée par le bruit) :
    - J’entends cette présence,
    Cette dégénérescence extrême !
    De tel degré est le thème, frère ?

    PÂRIS (chuchotant à l’oreille d’Hector de se lancer dans un mensonge improvisé)
    - Elle est prête et ne se vexe !

    HECTOR :
    - Je te le révèle,
    C’est l’enchevêtrement
    De ce temps lent, tellement lent.
    Cherche les serments
    Présentés des grecs
    De Thèbes et de l’Est.

    ANDROMAQUE (montrant qu’elle n’est pas dupe) :
    Cette recherche est
    Exempte de prétexte,
    Frère !

    HECTOR (se montrant franc avec sa sœur) :
    Hélène, erre et ne désespère,
    Être sélène et éphémère.
    En selle ! Serre et prend les rênes
    Et révèle le geste extrême.

    Ces gemmes berbères lèvent les secrets
    Et ces relents mêlés de cendres.
    Les sentes de l’été,
    Sèment les serments rejetés.

    HELENE (soudain affolée, s’adressant à tous)
    - Et Thésée ? Et le serpent, le serpent !

    (fin de l’Acte 2)

    ACTE III
    (Thésée-Phoebus combat aux Enfers.
    A Troie, Pâris tente de convaincre Hélène de la mort de Thésée et de déclarer guerre à Thèbes).

    Scène I :
    (Sur l’OLYMPE)
    ZEUS (surveillant le combat de Thésée-Phoebus avec Python le serpent) :
    « Ses aventures sont si nombreuses avec les muses,
    les nymphes et aussi les mortelles dont il abuse,
    la légende dit qu'il manquait de respect,
    lui faisait des actes de violence en cet aspect »

    Scène II :
    (Aux Enfers)
    THESEE
    - Ecervelées effervescences
    Elevez ces terrestres tempêtes,
    pensées et secrets enfermés
    Fendre et reprendre Thèbes !
    Tremblent les Temples de fer !
    Et de telles fées ! Elles espèrent
    Mettre l’excellence rebelle
    En rêves et se vendre.
    Le vent se lève et rend
    Ces sesterces semées.
    Et le Temps s'étend, présent !

    ZEUS :
    « Cet exploit remplit sa force et sa gloire,
    il devint fier et orgueilleux à cette histoire,
    il provoqua la colère de Jupiter,
    qui l'envoya en exil sur une lointaine terre,
    garder les troupeaux avec un cache misère »

    PÂRIS (insistant) :
    - Cède, Hélène !
    Et leste cetteThèbes,
    Cette Terre sèche.

    Hélène ! Le dé est fêlé.
    Reste et espère,
    Etends tes semelles,
    Thé et menthe se mêlent.

    Terre ! Enfer ! Emergez !,
    L’éphèbe d’ébène se vend.
    Hélène épelle en déférence
    Le prétexte de le pendre.

    HECTOR :
    - Hélène,
    De Géhennes en enfermements
    Tente, échevelée,
    Tes effervescences tellement réelles.

    Et crèvent les frêles pensées,
    De ce Verbe vénéré !
    Le Temps dresse
    Cette verve effrénée.

    Scène III :
    THESEE (Qui vient de vaincre le Serpent) :
    - En enfer,
    Le dément désespéré égrène l’éternelle perte.
    C'est Thésée, frère de Grèce !

    ACTE IV
    (A Troie – Dans le palais de Pâris)

    PÂRIS (faisant croire à la mort de Thésée) :
    - Hélène, Thésée erre en Enfer
    Venge- le !
    Et de Thèbes,
    Serre le fer de l’épée !

    ZEUS (se réjouissant de la victoire de Thésée qui arrive à Troie) :
    « Sa descendance ne se compte pas, au millier de ses conquêtes, Phoebus ou Thésée comparé au dieu Apollon, cherche encore la quête ».

    THESEE :
    - Hélène !

    HELENE (se précipitant dans les bras de Thésée) :
    - Thésée !

    PÂRIS (à voix basse et avec amertume) :
    - Hélène et Thésée s’élèvent.
    Les grecs espèrent.

    ELECTRE :
    - Tendresse et tempêtes,
    Perplexes sénescences,
    Hélène est mère, bête
    Et Clémence mêlées.

    (Le rideau se ferme sur Hélène et Thésée, enlacés)

    THE END



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commentaires ( 15 ) (Ajouter un commentaire)
Philip (JARDIN DE LUNE) le mardi 20 octobre 2015, à 15:09
Oh orgueil !! Je venais de commenter le poème d'Imparfait, qui repostait un poème "Trompette quand la mort sonnera" quand je me suis souvenu que sur le site, il y a plus de deux ans, j'avais posté une vrai-fausse pièce de théâtre antique en vers, un peu loufoque, "Hélène & Thésée". Ecrit où, dans le sens de la démarche d'Imparfait, mais à l'inverse, ne figurait QUE LA VOYELLE E !
Je vous la sers de nouveau, pour les "nouveaux". Est incorporé dans ce texte quelques vers de mon ami Didou qui venait alors de poster un texte sur l'Antiquité. Vous les repérerez, ce sont les vers où il y a toutes les voyelles de l'alphabet. Lle reste est "sans E"/ Amitiés. Philip.

marine le mardi 20 octobre 2015, à 16:17
mais tu es fou philou
tu me fais rire là
je ne comprends rien à la mite au logis

la même le mardi 20 octobre 2015, à 16:19
La mite dans l’étui
Du cocon à lunettes
S’envola
Quand elle ouvrit
Papillon enfermé
Dans la photo
De son œil noir
Elle avait accroché
L ‘oeuf de mite
En reniflant la fleur
Tout près
Tout près sans doute
Dans ce petit cercueil
Camythonné
D’insecte veluté
La mite de l’étui
La mite de l’ennui
L’âme de la maison
Elle
Encore elle
La mite maisoonière
La mytheuse saison.

imparfait le mardi 20 octobre 2015, à 17:55
coucou Philip,
Bravo!!! même si comme Marine je ne comprends rien puisque ma tante Hélène a épousé mon oncle Raymond et je t'assure, il ne s'est jamais appelé Thésée même si souvent on lui disait Thé-sée-vous!!!!! rires
Trêve de rigolade, j'ai quand même trouvé un "i" héhéhéhéhé!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
dans "essentiel"
"- C’est prêt ! Le temple d’Ephèse
Est pénétré de rêves essentiels.
Et près de Delphes est l’effervescence. "
Chapeau bas en tout cas!!
bises Philip et sans rancune!!!! rires

Philip (JARDIN DE LUNE) le mardi 20 octobre 2015, à 18:42
Pour IMPARFAIT :
Ah, "oeil-de-lynx", tu remarques tout. Ben on va mettre "est pénétré de rêves et d'essences", essence dans le sens (ah, ah, je l'ai pas fait exprès !!) philosophique du terme. Pas grave, le récit est loufoque. Merci pour ton humour et pour avoir èmé. Bises à toi. Philip.

Pour MARINE :
Oui, je sais être foufou parfois. Et puis, "le fou est celui qui a tout perdu, sauf la raison".
Merci pour ton prolongement. Au moins, tolérante pour ma vision personnelle (et contrainte, avec l'exigence des "e") de l'Antiquité, je ne puis te taxer d'antimythisme (oui, il n'y a pas de "sé" au milieu, et un Y à mitisme. :) ).
Enfin, merci à toi d'avoir enfin révélé le "mite décisif" (bah, on fait les jeux de mots qu'on peut, moi je fatigue en fin de journée. Allez, bises, Marine et à demain. Philip.

Philip (JARDIN DE LUNE) le mardi 20 octobre 2015, à 18:58
Additif pour Imparfait :
Au final, j'ai mis "...est pénétré de rêves. Essence et sens élevés, enlevés et emmêlés". C'est plus riche, mais tout aussi loufoque ! :)

imparfait le mardi 20 octobre 2015, à 19:44
C'est tiré par les cheveux et c'est pour ça qu'ils sont enlevés, mais si ils sont enlevés pourquoi tu dis qu'ils sont emmêlés!!!!! je parle des cheveux pas des rêves!!!! rires
Oeil-de-lynx veille sur poème de petit crayon de lune!!!
bises Philip et bonne soirée à toi

Philip (JARDIN DE LUNE) le mercredi 21 octobre 2015, à 06:50
Pour IMPARFAIT :
Ah, ah, ah ! :) :) :)

euphonie0 le mercredi 21 octobre 2015, à 21:18
Coucou Philip
Je m'en souviens, je l'avais lu deux fois.
Génial!
Bisous
Om
Marie

Philip (JARDIN DE LUNE) le jeudi 22 octobre 2015, à 05:19
Coucou, Marie. Oh, je m'étais bien amusé à écrire cette pièce de théâtre antique. Ce ne fut pas facile, quand même, de ne mettre que des "e" comme voyelles. Et puis, comme Didou venait de poster un poème antique, je luis avais demandé l'autorisation d'intercaler à bon escient ses vers pour ponctuer mon récit. Il était content. Bisous Marie. Philip.

Rainbow le vendredi 23 octobre 2015, à 01:33
Arc-en-Ciel à Jardin de Lune :
Je suis Lou Phoque disait Le Morse en langage codé GOOGOOGJOOB
La critique est Thésée mais l' Art est
Minotaure ( et un minot a toujours
tort ! )
Je préfère Laurent Phoebus à un bus
en feu !!!!
Une romantique peut-elle avoir un
cœur grec ?
They're coming to take me away AH
AH !!!! Petrus Napoleon XIV

Philip (JARDIN DE LUNE) le vendredi 23 octobre 2015, à 05:43
Salut, Pierre. Ah, ton com m'a bien fait plaisir, jeux de mots et......références (I'm the Walrus et, mais oui, Môssieur Arc-en-Ciel connait, la référence à l'éphémère Napoléon XIV !!! "They're coming to take me away, ah, ah ! Oh, oh !". Bé oui, à force de délirer c'est ce que l'on dira quand les messieurs en blouse blanche viendront nous chercher pour nous emmener à l'asile !!! Ah, ah !
(Ps : même si tu es hyper occupé, prends le temps de répondre à mon mail, je t'en envoie un autre, avec photos très rock 'n roll !!!). Amitiés, Pierre. Philip.

Ivy le samedi 24 octobre 2015, à 08:41
Je passe mon tour ; je cède mon rôle de lectrice ! LOL !
J'y reviendrai quand j'aurais lu 'Les Femmes Savantes', je viens de retrouver !
Bises

Philip (JARDIN DE LUNE) le samedi 24 octobre 2015, à 16:30
Pour IVY : oh, laisse tomber, Ivy, ce ne sont que de petits délires sans grand intérêt. On a parfois envie de s'amuser avec des bêtises. Kissous. Philip

Ivy le dimanche 25 octobre 2015, à 19:31
Was just pulling your leg !
Lu et relu , mais pas plus savante pour autant ! ( lol !)
Bizz

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