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Maintes fois, j’ai rasé les murs de porte en porte,
En esquivant les coups, la tête entre les mains,
Fuyant l’injure et les traitements inhumains,
Sur moi-même enroulé, lové tel un cloporte.
J’ai subi, des humains, les cris de leur cohorte,
Les railleries des vieux, les crachats des gamins,
Les crocs-en-jambe dans les rues et les chemins,
Sans aide, sans secours, sans arme et sans escorte.
J’eus beau me replier, solitaire, au désert,
M’isoler dans une île au milieu de la mer,
Je n'eus pour tout grabat que la pierre ou la dalle
De la grotte lugubre ainsi qu'une prison
Et pour maigre repas un bien triste gazon.
J'ai vécu... Comment dire ? - En position fœtale -
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