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A la pointe du progrès , pas de batailles d'indiens,
des cows boys sur leurs pétroliers voguent sur les méridiens,
ils viennent salir la frontière de l'impossible gardien,
un phare ouest éventré dans une tempête en tragédien.
Dans ce désert de vagues, l'iode est meurtrie par le fioul,
avec dix mètres d'envergure balayer par la houle,
le goéland a ses plumes collées aux vols des poules,
un phare ouest, nul bruit que l'écume noire et sa cagoule.
A la pointe des raz,la marée voit l'ouest et son phare,
des pistolets rutilants aux balles pointues , tels des cafards,
qui grouillent sur le sable, algues altérées venant de nulle part,
par une coulée de boue gluante sortit des citernes, foutu bazar..
Dans l'immensité de l'océan, les cow-bows avec leurs sextants,
ne regardent que le profit des dollars en barils pétaradants,
une explosion sur un rocher au fond d'une mer contestant,
que le porte container peut aussi exporter des émigrants.
Phare ouest,à l'est le soleil se lève sur une aurore si belle,
l'horizon est merveilleux, si précoce à l'heure des boussoles,
leurs aiguilles se perdent sur les côtes et les falaises rebelles,
le phare est à l'ouest, un peu fou et se tourne aux soleils des tournesols...
Didou écrit le 01 10 2015
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