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CLAIRE CHAZAL, MERCI
J’ai peine à vous quitter, ô, remarquable Claire,
Vous, qui avez orné les jours protocolaires
Et les moments errants
De nos petits écrans…
Car vous avez brillé, de par votre présence
Et avez informé, toujours avec aisance,
Pareille à un fanal,
Ce lieu hexagonal…
Votre bouche a porté, en propos purs et sages,
Les éléments légers ou les plus lourds messages
Que l’histoire a scellés
Avec son long stylet…
J’ai peine à vous quitter, illustre conseillère
Qui avez su ôter les subtiles œillères
Des téléspectateurs
Souvent inquisiteurs…
Vous avez amené savoir et connaissance
Dans ce monde insoumis, en pleine effervescence,
Où le moins courageux
Peut briser les enjeux …
Amoureuse des arts, de danse et de lecture,
Vous avez prodigué, à chacun, la culture,
Unissant qualité
Avec simplicité…
Vous avez su montrer le poids des différences
En portant cet habit serti de tolérance,
Ce bel esprit ouvert,
Sans tache et sans revers…
Vous avez affiché, avec quelque prudence,
Cette modernité et cette indépendance
Ourlée de réflexion
Et liberté d’action…
Qui aurait mieux conduit la chevelure blonde
Sur la nef du succès voguant au fil de l’onde
Où beaucoup ont peiné
Mais peu ont rayonné ?
Ainsi, revint le temps des antiques arènes
Dont les sujets soumis, aux pieds des souveraines,
Avaient versé les flots
Du poison des complots…
Ainsi, passa le jour et la clarté solaire
Qui éclaira longtemps les sujets exemplaires
Et les vit trébucher
Au fil des ricochets…
Car il ne suffit pas de rester exemplaire :
Pour briller au sommet, il faut fléchir et plaire
Face aux gens de pouvoir,
Grenouillant au lavoir…
Sur les flots trop mouvants de l’onde qui grenouille,
Chacun est vénéré mais chacun s’agenouille
Car le petit écran
S’est peuplé de tyrans…
Sous le joug des tyrans, renaît le mélodrame
Où le sujet de chair devient un hologramme
Et soudain, disparaît
Dans un ciel éthéré...
Ainsi, passe le temps et la gloire éphémère
Et la fleur affaiblie et les larmes amères...
De l'ombre, en sa pâleur,
Subsiste la valeur...
Près du trône oscillant de notre oligarchie,
Vous livrez le portrait d’une femme affranchie,
Nimbée d’humanité
Et de sérénité…
Ainsi, resterez-vous, sur ce sol que l’on dame,
L’icône et l’égérie et la très grande Dame…
Dans ce monde indécis,
Nous vous disons « Merci » :
Merci pour ces moments, ces nombreuses visites
Où vous avez montré, sous un ciel qui hésite,
Tant de joie et d'honneur…
« Merci » pour ce bonheur…
Loin des combats de clans et leurs sombres campagnes,
Que la sérénité, toujours, vous accompagne…
L
© 2015 sept - Gérard ANGELIS - Onirisme quantique
Publication autorisée avec mention de l'auteur
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