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C'est l'automne déjà,
qui dépose sur toi
son voile de trépas,
tu t'envoles en fumée
Brune, longue, dorée,
de ta minceur de plume,
s'exhale la clarté
d'un long matin de brume
Un silence léger
qui te fait frissonner,
triste vague perdue,
sur un océan calme
Dernière et seule femme
que j'ai jamais voulu,
tes ailes de satin
t'entraînent au loin
Désormais, ma vie sans toi,
sera bien peu de choses,
un buisson de rouges épines
puisque tu emportes les roses
Mes veines s'y videront, exsangues,
jusqu'à ne plus me souvenir,
ni de ton nom, ni tes yeux,
alors viendra le temps de mourir.
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