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Voici, ces quelques mots, ce modeste poème,
Tant l'émerveillement s'épanche sur ma main,
Ta beauté me pénètre et me brûle sans fin,
J'y puise l'encre d'or, pour te dire je t'aime.
Que toi jusqu'à ma mort, ton corps jusqu'à l’extrême,
Du plus loin de mon cœur pas un geste n'est feint
Tellement mon amour veut être séraphin,
Mon esprit sans tes yeux, n'est plus qu'un chrysanthème,
Consacré le bonheur du plaisir amoureux
Qui fleurit sur mon âme en soleil savoureux
Garde intact mon désir, ma soif de poésie,
Le sentiment est beau, si fort il est un art,
Éperdument heureux je bénis le hasard
Celui de deux chemins que le ciel sanctifie.
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