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L’endroit n’est que silence, innocence,
Les bruits et les odeurs ont plongé dans un abîme
La lumière s’est enroulée en une seule ombre
Le sang noircit au fur et à mesure du temps qui passe
C’est toi le juif qui traîne ta mort
Comme l’homme d’Afrique ou d’ailleurs
Qu’un vent sans promesse défigure
C’est toi l’enfant de Palestine qui se couche
Dans les soleils noirs des peuples opprimés
C’est toi l’humain dont il me vient le dégoût
Avec ton cortège d’infamie
L’endroit n’a plus de forme, innocence,
Les bruits et les odeurs ont plongé dans un abîme
La lumière s’est enroulée en une seule ombre
Qui porte tous les chagrins du monde
Du ventre rond d’une mère à la tombe
Je ne puis que murmurer, innocence.
J’ai longtemps hésité à mettre cette photo avec mon texte, mais elle m’a émue et mes yeux se sont brouillés, cet enfant est le mien, celui de l’humanité il n’a pas de couleur, pas de religion, il dort sur la plage morte, et ses yeux rêvent d’un monde meilleur. La mer ramène toujours nos drames sur le rivage, que les vagues lentement, effaceront sur le sable, mais jamais dans ma conscience.
Thierry Demercastel
Membre de la Société des Poètes Français (SPF)
Texte protégé par une licence CC BY-NC-ND 3.0
http://www.atramenta.net/authors/thierry-demercastel/14315
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