JARDIN DE LUNE

 

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CENDRES (1 - VISAGES D'ENFANTS)

le vendredi 04 septembre 2015, à 09:47. Posté par Philip de Berg


    Chant de pluie, champ de cendres.
    Mon cœur qui s’ennuie ne saurait se méprendre.
    …………………………………………………………….
    Flagellée par le vent et la morsure du Ciel,
    La Ville s’est parée d’une fade torpeur.
    Et tout près, dans la fagne tourbeuse,
    Où dorment les vieux arbres pourrissants
    Mêlés aux tapis de lotus
    Se trament les destinées obscures.

    Et Diwali * détache sa ferveur quand, dans la nuit vorace
    Hurlent les hyènes aux portes des maisons, et tremblent les
    Sambars* aux agonies fatales.
    Et les flammes tremblotantes des rangolis*,
    N’exaucent ni les hommes ni les dieux.
    Elles ne sont rien d’autres que des aurores perdues,
    Venant du fonds des gouffres !

    Et debout sur les premières marches de l’Aube,
    Ses grands yeux fixant un improbable lendemain,
    L’enfant né de la pluie, enfanté par Lune,
    S’éveille. C’est déjà Demain !

    Petit ,
    Sous la flache rude et glacée des entropies barbares
    Mêle à tes larmes un peu de ta mémoire.
    Pour des Après venus des noires ténèbres,
    Qui vont ronger tes jours et consommer tes nuits.

    Et pourtant :
    « Ura mani-mala sarohuna locana »,
    Sur Ta poitrine brille une guirlande de joyaux

    Petit,
    Ta vie sera courte. Alors, suis du regard ces cendres
    Qui s’affolent et montent dans le Ciel rejoindre les aïeux.
    « Ratna mukuta sira socha vimochana »,
    Dans tes yeux est la beauté du Lotus épanoui.
    ……………………………………………………………
    L’aube s’est endormie, quand déjà sur le fleuve
    Apaisé par la nuit délavée, s’effacent les visions du cœur.

    (Photo : Philip - enfants de Bénarès)

    * Diwali est la fête des Lumières en Indes
    * les sambars sont des cervidés (proie des prédateurs et.....des hommes qui cuisinent leur chair)
    * Les rangolis sont des sortes de mandalas, tracés aux seuils des maison.

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commentaires ( 18 ) (Ajouter un commentaire)
marine le vendredi 04 septembre 2015, à 10:26
terrible et ces regards d'enfants
tu me fais pleurer
aum
guru kripa kevala
guru ghîta

euphonie0 le vendredi 04 septembre 2015, à 14:51
Philip
Les larmes s'écoulent de mes yeux.
Marie
Je te fais un gros bisou

domi le vendredi 04 septembre 2015, à 15:39
c'est sublime Philip !! émouvant , tendre et magnifique...
"L’enfant né de la pluie, enfanté par Lune", "Dans tes yeux est la beauté du Lotus épanoui."
un grand bravo, et gros bisous...

PHILIP (JARDIN DE LUNE) le vendredi 04 septembre 2015, à 19:34
Pour EUPHONIE :
Marie, cela m'a énormément ému que ce poème ait pu t'apporter quelques larmes. Ce sont des signes d'un belle humanité, ces larmes. Et cela me rassure. Il est encore des moments, magiques pour moi, où je sais encore écrire. Avec mon coeur, sans être une machine froide qui place de jolis mots.
Tu vois, ce poème d'il y a un mois environ où, avec franchise tu me disais ne pas avoir ressenti d'émotion, était une belle démonstration de ces immenses palettes de couleurs que peut être la poésie. Il y a des poèmes tout gris, d'autres qui reflètent de la lumière. Merci pour ton ressenti, chère Marie. Bisous. Philip.

Pour MARINE :
Toi aussi, chère Marine ce poème t'aurait ému, comme Marie ?
C'est drôle, en écrivant "Palerme" ce matin, je pensais que ce serait mon seul post de la journée et je m'étais efforcé d'y mettre un peu de couleurs (Ah l'Italie). Je ne savais absolument pas que j'allais, deux heures après, écrire Cendres. Et en prenant le parti de l'écrire en libre (pour aller plus vite), j'ai cependant compris que j'allais y mettre toutes mes tripes.
Dame, Palerme n'était qu'une carte postale touristique. Cendres, c'était mon coeur qui saignait bouleversé, à la rencontre impromptu de l'Autre, cet Autre du bout du monde, où la magie côtoie l'abandon. Guru kripa kevala ? Deux rencontre inoubliables ont marqué mon séjour : la rencontre avec la confidente de feu Ma Amanda Moyi, dans son ashram. Et un imam, qui me fit les honneurs de son hospitalité et m'expliqua les rapports entre les différentes spiritualités qui cohabitent. Amitiés et bises, Marine. Philip.

Pour DOMI :
Et toi pour finir, chère Domi. Tu as vu dans mon poème de la tendresse et de l'émotion. Oui, les deux étaient au rendez-vous. Et j'ai écrit cela, comme si c'était hier. Sublime, je ne pense pas. Mais ces vers n'étaie surtout pas faits pour être sublimes ou bon, mais pour être HUMAINS.
Tiens, tu as par contre zappé mon premier poème d'aujourd'hui "Adieu Palerme". Il est beaucoup moins fort, mais, tout bêtement, ça m'aurait fait plaisir que tu me dises ce que tu en penses (rire !). Bien à toi, Domi. Gros bisous aussi. Phil.

rose le vendredi 04 septembre 2015, à 20:01
Bonsoir Philip
Oh quel texte cher ami...bravo !
Bonne soiree

euphonie0 le vendredi 04 septembre 2015, à 20:33
Philip, je suis revenue le lire, j'adore quand rien ne freine tes émotions, car quand tu te laisses aller, tu nous mets même plus que tes tripes dans tes sentiments.
C'était des larmes de mon âme qui s'écoulaient Philip.

euphonie0 le vendredi 04 septembre 2015, à 20:34
Bisous homme de cœur
Om
Marie

domidom le vendredi 04 septembre 2015, à 21:04
C'est vraiment très très beau....
Un texte pas très gai, pourtant, on ne se lasse pas de le lire....
Le fond est profond et très émouvant...
Bisous, Domie...

bluegirl le vendredi 04 septembre 2015, à 21:51

Un poème troublant pour l'atmosphère tragique de ces destinées obscures venues d'un ailleurs que nous ne côtoyons que de si loin..
Moi je perçois plus de la méfiance qu'un regard éteint dans les yeux de ces enfants, c'est peut être une part de leur âme qui est déjà éteinte !

Bises, Lola.
mespoemes.net/bluegirl


Claude le vendredi 04 septembre 2015, à 23:24
et dire que si l' on savait donner la connaissance aux enfants et les éduquer,
notre Monde serait un Paradis. Car tout commence par eux et avec eux.
Dans leur regard je ne lit aucune haine, aucune violence, simplement de l' amour et l' envie de respecter et surtout d' être respecté.
Merci Philippe de nous faire réfléchir à la condition humaine des enfants trop souvent victimes de ceux qui les ont conçus;
Les regards sont toujours bouleversants quand ils ont les yeux des enfants.
Merci pour ce texte.
Sincèrement à toi

Michel (Signes de Vie) le samedi 05 septembre 2015, à 09:06

Et bien Philip, j'ai lu hier ton poème sur Palerme sans commenter, car rien à redire.
Aujourd'hui tu parles des Indes et de Ma Anandamayi dont on m'a beaucoup, beaucoup, beaucoup parlé.
Tu as de la chance d'avoir pu te rendre à son ashram. Et aussi dans ce pays que j'aimerai connaître.
Tu aimes les voyages, et c'est tout à ta fortune, je crois que tu le sais.


jekarev le samedi 05 septembre 2015, à 12:44
Bonjour Philip.

En partance pour un nouveau déplacement , je voulais te dire que j'ai apprécié ta visite d'hier.
Je n'ai que peu de temps pour t'expliquer que j'ai effacé mes écrits et ton com avec. Tu n'y es pour rien , c'est une affaire personnel.
Je l'ai malgré tout réécupéré, dans des commentaires sur mon site , je te le mets ci-dessous et te promet de revenir laisser une trace de mon passage sur ton site et de te dire les impressions que je ressens quand je lis tes textes magnifiques et emplis d'humanité vraie! Là, l'avion m'attend...
Passe de bonnes vacances

Amitié poétiques
Jérôme
*****************************************
le vendredi 04 septembre 2015, à 20:57 par jekarev...

Bonsoir Philip,
Je te remercie pour cette visite et pour ton analyse fine, qui me fait rougir. S'il est vrai que je ne n'ai pas encore laissé de commentaire sur ton site , sois persuadé que j'y suis déjà passé et que j'y ai découvert, en plus d'une humanité certaine, un grand talent! A ton retour de vacances, si je suis encore parmi vous, je ne manquerai pas de laisser trace de mon passage chez toi. Sois persuadé qu'il ne s'agira pas là de simple courtoisie mais bien d'un intérêt pour ce que j'y ai déjà découvert.
Amitiés poétiques Philip.
Jérôme -

domi le samedi 05 septembre 2015, à 13:13
coucou Philip
oh le vilain, mais si j'ai le droit de dire "sublime", rire ! dis, il ne faut pas me bloquer en refusant mes élans spontanés :)))) c'est si bon la spontanéité ... gros bisous !

domi le samedi 05 septembre 2015, à 14:31
pou ton Palerme, je t'en parle en privé...
à + !

Micheline 1940 le samedi 05 septembre 2015, à 15:38
Le coeur restera pris, et le sanglot muet frappe dans la poitrine quand tout ici est dit.
Amitiés cher Philippe...
M.

Philip (JARDIN DE LUNE) le dimanche 06 septembre 2015, à 11:55
Pour MICHELINE :
Bien chère Micheline, merci d’avoir partagé mon émotion. Tes/vos quelques lignes suffisent à exprimer ce qui étreint le cœur des femmes et des hommes qui ressentent ces douleurs et ces vides qui durent parfois toute une vie, trop courte pour beaucoup. Démuni de tout, de vie, d’amour bien souvent.
Oui, c’est « une sanglot muet qui frappe dans la poitrine ». Ces enfants que j’ai pris en photo, n’étaient pas les plus malheureux. Mais ma route en a croisé si souvent. Je leur rendrai encore hommage dans d’autres poèmes, comme cette petite lépreuse au regard de biche effrayée, qui a répondu à mon sourire….par un pauvre salut militaire. Merci de tant de compassion, Micheline. Mon cœur en est plein de gratitude. Amitiés bien sincères. Philip.

Pour LOLA :
R : Bien chère Lola, merci à toi aussi pour le ressenti que tu as exprimé, à ta manière, sur mes quelques vers. Il est bien sûr, l’expression de ton humanité. Et je suis heureux que vous ayez été nombreux a exprimer, chacun avec v os mots cette humanité. Oui, elles sont obscures, invisibles ces destinées que nous n’imaginons pas….sauf quand la photo d’un jeune enfant mort bouleverse la terre entière ! Tout cela se déroule bien dans un autre Ailleurs, presque une autre dimension. « Côtoyer de si loin » comme tu le dis, c’est bien ça. Et parfois, on le côtoie de près. Ce qui m’est arrivé plus d’une fois. Quels mots employer pour en parler ? Ne pas dire « la chance » où le « privilège » si ce n’est d’avoir ma rétine gravée à jamais de ces images….alors qu’ailleurs, les yeux, et même une part de leur âme est en effet éteinte. C’est peut-être ce qui me rend parfois humain, mais qui ne m’empêche pas de faillir parfois, si rarement mais bel et moins. T c’est une souffrance qui me poursuivra jusqu’à mon dernier jour. Je ne suis qu’un être humain, hélas.
Le regard des enfants que j’ai pris en photo, et qui illustre ce poème, n’était pas éteint. Ils étaient joyeux. La mère, ou la sœur, m’a même donné son adresse…pour que j’envoie la photo !!! Mais j’ai croisé, hélas d’autres regards totalement éteints. Morts.
Merci, merci à toi aussi d’avoir ici exprimé ton humanité. Bises, Lola. A bientôt. Prends soin de toi. Philip.

Pour MARIE :
Merci Marie. Tu ne peux savoir combien je suis heureux de voir l’émotion vraie qu’a suscité mes quelques vers, dont la tienne. Mes mots ne sont que le véhicule de tout ça. Tant mieux s’ils ont servi à exprimer votre humanité.
Ce voyage en Inde, je l’ai fait seul, en dehors des excursions touristiques. Totalement immergé dans un monde que nombreux sont ceux qui ne peuvent en avoir aucune idée. Je n’y étais pas non plus en voyeur. Lucide et plein de compassion. Qu’en ai-je retiré ? Qu’ai-je retiré de tous ces voyages, sous bien des latitudes ? Marie, tu me lis depuis longtemps, et tu auras peut-être lu la réponse que je fais aux commentaires sur ce poème. Tu l’appelle « Homme de cœur ». Je le voudrais tant. Je voudrais tant avoir fait un parcours sans faute de ma vie. Je n’y ai pas réussi. Et je crois même avoir apporté de la souffrance à quelques-uns.
Pourtant oui, je revendique une générosité de cœur. Peut-être pour m’absoudre hypocritement de mes défauts. Et crois-moi, mon proche voyage ne m’apporte aucune fierté et même un peu de honte quant aux quelques endroits à la fois beaux et superficiels que je vais côtoyer. On m’a dit plus d’une fois « tu n’as pas à culpabiliser, tes voyages et ton mode de vie sont une récompense, tu le mérites ». Je ne sais pas. Je sais seulement que j’en profite. Et si mon regard se pose sur ce qui mérite d’être vu, alors j’en suis heureux. Bises, chère, Marie. T’inquiète, il me reste encore un peu de cœur pour aimer le Monde. Philip.

Pour JEROME :
Cher Jérôme,
Moi aussi, comme je te l’avais écrit, tu faisais partie de ceux que je lis et que je n’avais pas pris le temps de commenter. Alors j’espère bien qu’à mon retour tu seras encore là (ne t’inquiète pas des humeurs de certains, cela arrive partout, y compris sur notre cher site de poésie) car tu auras compris que j’apprécie ta poésie et aussi, cette humanité que toi aussi tu véhicules.
Heureusement, nous ne sommes pas les seuls poètes à avoir du cœur et de l’humanité. Chacun l’exprime différemment. Ils se reconnaîtront.
Donc, moi aussi je ne t’ai point commenté « par simple courtoisie » !
Si tu voies ainsi un peu d’humanité dans ma poésie, j’en suis extrêmement touché. Le talent ? Retire ce mot. Remplace-le par sincérité, car c’est dans ces occasions que l’on sait magnifier les mots, comme une belle peinture, car c’est le cœur qui parle.
Quant aux analyses que je fais, tu ne dois pas en rougir. Si je suis si long dans mes commentaires, à en agacer plus d’un – mais qu’y puis-je ? – c’est qu’il est nécessaire d’exprimer sous chaque contour, sous chaque angle, ce qu’un poème a pu m’inspirer, sans nécessairement que ce poème soit un amoncellement de mots choisis. Encore heureux de ne pas faire une exclusive de la beauté poétique au seu clinquant.
Mille mercis, pour ton si gentil commentaire Jérôme. Et….reste, j’apprécie la manière dont tu animes le site, par tes écrits, tes ressentis et tes commentaires. Amitiés. Philip.

Pour DOMI (Amimots) :
Domi, tu sais bien que si l’on est légitimement flatté de s’entendre dire qu’un ami poète a aimé son écrit, tu sais aussi que cela peut être gênant d’entendre qualifier tout cela de « sublime ». Je ne suis rien qu’un homme et quand parfois j’évoque dans mes vers la Beauté, l’amour, la compassion, avec mes mots qui viennent du plus profond du cœur – c’est là où je suis le plus authentique – je ne peux oublier les très rares fois de ma vie où je n’ai su être digne, et la est ma gêne extrême. Mais merci infiniment de me comprendre. Mes mots, je n’ai plus rien que mes mots pour essayer de dire (ou de rappeler ?) parfois qui je suis.
Pour Palerme, ce n’était pas la peine de m’en parler en privé ! Ca fait mystérieux pour les autres (sourires !). Non, ce n’était que ton point de vue littéraire que tu exprimais, Domi. Tu pouvais en parler en public ! Milles amitiés et bisous mon amie. Philip.

Philip (JARDIN DE LUNE) le dimanche 06 septembre 2015, à 12:31
Pour ROSE :
Chère Sylvie, pour avoir aussi la chance de te connaître et de te voir régulièrement, je sais toute l’émotion que tu peux ressentir en lisant ces vers. Peu importe qui les a écrits, cela aurait pu être un autre que moi. L’essentiel est qu’ils t’aient inspiré de la bonté et de la compassion. Tu ne les as pas exprimés ici, mais saches que je les sais présent en toi. Tout comme ils sont dans le cœur de ces gens généreux et bons que tu m’as fait connaître, comme les deux Dany et Joel, notamment. A très bientôt. Je te fais de grosses bises. Philip.

Pour CLAUDE :
Cher Claude,
Merci à toi aussi pour tes généreuses pensées. Oui, tout commence par les enfants dans la vie des Hommes. Nous avons été enfants, et aujourd’hui, chacun d’entre nous a beaucoup de leçon à tirer de tout.
Dans le regard de chaque enfant, il y a tant d’Amour au départ.
Ton commentaire, où tu évoques aussi le respect, est très beau, crois-moi.
Et cela me fait si mal quand je pense au respect que je n’ai pas donné à certains. Alors il ne me reste plus que mes mots pour tenter la double gageure d’en faire des petits messages d’espoirs, comme des « petites bouteilles à la mer », et regagner pas à pas ma dignité et montrer, égoïstement, que je ne suis pas mauvais.
Merci encore Claude et plein d’amitié sincère. Philip.

Pour DOMIE(no) :
Chère Domie, mon commentaire pour toi sera plus court, pardonne moi, tu es la dernière et je suis épuisé ! Si tu as trouvé de l’émotion dans mes quelques mots, c’est que cette émotion n’est pas celle de mes mots (ils ne sont qu’un vecteur) mais parce que tu as un cœur tout simplement et que tu as de la compassion pour autrui. Oh, nous ne sommes pas des anges, les uns les autres, nous portons peut-être tous une part de méchanceté, comme une fatalité de l’Etre Humain, mais heureusement, il y a cette magie du cœur qui nous porte parfois. S’émouvoir c’est l’amorce de notre humanité profonde. Plein de bisous, chère Domie. Philip

domidom le lundi 07 septembre 2015, à 16:25
Mais tu n'étais même pas obligé de me répondre.....
Attention à ton cœur et surtout, ne te fatigue pas pour moi....
Bon voyage...
Domie

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