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Sans cesse, infatigablement,
sur cette immensité mouvante,
les vagues enflent, ondulent,
roulent, en gerbes éblouissantes
Et viennent mourir,
sur le sable, poussière d'or,
sans fin caressé,
voir même purifié
Dans le ciel opalescent,
de légers blancs nuages moutonnent,
si légers et aériens, que la brise
les disperse au gré de sa fantaisie
Cette musique mélodieuse,
ces mille couleurs changeantes,
m'enivrent et me font rêver,
alors que tout le monde dort
Alors je respire
ce vent au goût salé,
qui, vers tout cela, m'amène,
alors qu'il n'y a comme bruit
Que cette musique merveilleuse,
qu'il me semble entendre ainsi,
et je l'entends toutes les nuits,
jusque, peu avant l'aube, elle ne se brise...
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