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Quand on s'est aimé, les parois de l'âme
gardent un écho de l'hymne enchanté,
le monde, en vain, rit, la foule acclame
l'air lointain qui berce la mémoire et reste écouté
Quand on s'est aimé, pleurs, baisers
laissent derrière eux le coeur parfumé,
alors, l'éternel déclin, dû à certaines faiblesses,
ne peut précéder que des envies de tendresse
Quand on s'est aimé, toujours quelque chose
demeure au coeur, même refroidi,
les souvenirs défendent, alors, leur cause,
et gardent souvent, tout au fond, un coin attiédi
Quand on s'est aimé, quelque chose que l'on croit mort,
survit aux oublis comme aux trahisons,
il est alors des regrets que l'on ignore,
et que la mémoire rappelle selon les saisons
Quand on s'est aimé, on garde en nous la trace
de tous ces jours qui nous ont accompagné,
on ne voit en eux ni danger, ni menace,
juste le sentiment vrai d'avoir su aimer.
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