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L'azur s'alanguissait dans l'or des triticales.
La terre, à l'infini, se tordait de douleur.
Là-bas, sur la colline au manteau d'herbes pâles,
Passait le souvenir de la dernière fleur.
Et les hommes, au pied de leurs charrues dombasles,
En vain d'un ciel inerte espéraient quelque pleur,
Assommés par le chant lancinant des cigales,
Où s'évanouissait l'effort du laboureur.
La pinède semblait s'offrir aux incendies.
Sous la cendre des sens, un feu nous taraudait,
S'engouffrait par la porte ouverte sur nos vies.
Et dans cette ombre ailée d'un désir qui rodait,
J'admirais au soleil brûlant ta beauté grecque.
Je pris alors ta bouche aux saveurs de pastèque.
Août 2015
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