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J'irai par les sentiers, les bois qui me sont chers,
Sans désir, sans regret, une seule supplique,
J'écouterai l'oiseau l'esprit mélancolique
Noyant ma solitude en chacun de mes vers.
Tandis que dans mon cœur le fil de mes hivers
Remontera le temps jusqu'au jour idyllique,
Jusqu'au susurrement de l'orgue bucolique,
La source aura pour moi des angélus divers.
Une grande tristesse inondera mon âme,
D'un printemps éthéré, rejetant l'heure infâme,
Car il est des destins cheminant comme foi
Sans jamais se nouer, tel un ardent symbole,
Tout en portant ta croix, au lieu d'une auréole,
J'admirerai le ciel pour mieux rêver à toi.
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