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La fleur s’ouvre et l’insecte affamé la butine,
La pénètre jusqu’à l’ivresse du nectar,
Ses membres accrochés à la moindre étamine,
Dont la magique onction l’imbibe de son nard.
Il s’ébat, il s’ébroue , se vautre et s’enfarine,
S’enduit le corps entier de pollen et de fard.
C’est que la vie reprend ses droits dans l’aubépine,
Toujours recommencée, cycle et nouveau départ.
Et c’est bien pour cela que s’ouvrent les pétales,
Car toi, ma louve, dans la chaleur de la terre
Aux souffles colporteurs d’espérances nymphales,
Tu n’es pas, au jardin, la moindre de mes fleurs,
Lorsque je suis pour toi l’insecte, le diptère,
Prêt à taire tes cris, prêt à boire tes pleurs .
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