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En lévitation
Une aube nouvelle s'annonce
Elle scande ton nom
Comme un coup de semonce
En cascade nos souvenirs
M'assaillent à nouveaux
Et dans l'antre du désir
J'étouffe dans un étau
Le grand écart,
Les grands chevaux, le trottoir
Odette ou Eugénie derrière le fard
La fin déjà écrite, quelle histoire
A chaque étage,
La confiance s'effrite
Elle crève, à chaque page
D'un dilemme dont tu es l'otage
Vole à loisir
De l'oppresseur à l'opprimé
Puisque tel est ton plaisir
Et qu'aucun autre choix ne m'est donné
Le rythme infernal du métronome
La femme trahie, la femme volage
Tu me rate à chaque passage
A chaque tome
Mais il s'appuie pour osciller
L'odieux personnage
Sur un mythe fissuré
Par des cris, au 1er étage...
Et tu cours de l'un à l'autre
Rejouant, triste apôtre
Une comédie qui est la leur
Et pas la nôtre
Je reste seul à jouer
Construire un bonheur
Qu'il me plaît de rêver
A toute heure
Mes mots s'envolent
Sans être attrapé
Ceux des voleuses sont sacré
Et me condamnent, camisole
La porte est grande ouverte
Et tu as la clef
Mais l'herbe est toujours plus verte
Dans le pré d'à côté
Je dois pourtant avouer
T'avoir choisi
Qui donc dois-je blâmer ?
D'être ici...
le cadeau du coeur
N'est pas à reprendre
Et accepter l'honneur
Est-ce le rendre?
L'arbre en fleur
Les offre aux passantes
Et le fruit qui meurt
Dans un vase chante
Une mélodie odorante
Parfum capiteux
De la mort qui rampe
Et de l'amant heureux
Alors, ma muse et ma putain
Mon Amour, ma Vie, ma Femme enfin
Mon coeur à l'agonie
Se meurt petit à petit
Et avec lui l'Amour
Un jour s'éteindra
Il est à toi pour toujours
Comprenne qui pourra
Mais je ne crie plus
A part contre moi
D'un jour avoir cru
Au miracle de ces yeux là
Je garde ma haine pour moi
Tu n'es pour rien
Si les chiens
Ne vont pas avec les chats
Existe-tu vraiment?
J'en doute parfois
Mais toujours les sentiments
Me laissent pantois
Je chéri nos souvenirs
Quand deux soleils bleu,
Dans un rire
Exaucaient mes voeux
Chaque lettre est pour toi
Puisque mon silence me tue
Lors que je guette, éperdu,
Le son de tes petits pas
Chaque goutte de pluie
Résonne, froide et acide
De l'absence de ce petit bruit
Qui m'arracha du vide
Et cette petite robe noire,
Que du bout du nez,
J'adorais voir et retrouver
Chaque jour, chaque soir
Les cornes que tu dessine
Sur mon portrait,
Sont du même acabit,
Que mes poèmes maudits
C'est ton anniversaire,
Et aujourd'hui
Le silence funéraire
Que je souffle sur tes bougies
Te crie, malgré nos déboires
JE T'AIME ma petite fée brune
Pour ton anniversaire, j'ai enterré la rancune...
Tu me manque, au revoir
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