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Victoire à la PYRRHUS
HOMS
Certes, de loin la ville fait illusion
Mais en nous rapprochant ce n’est que ruines
Un silence de mort plane sur ces démolitions
La pluie tombe partout en fine bruine.
Il y eut ici tant et tant de morts
Qu’on est incapable de les dénombrer,
Certains avaient eu comme seul tort
D’habiter ces lieux que l'’on bombardait.
L’offensive ne dura pas longtemps
Les avions, les canons furent de la partie,
Comment voulez vous que dans l’autre camp
Ils répliquent devant cette suprématie?
Les femmes, les enfants ne furent pas épargnés
Quand le feu du ciel tomba brutalement
Ils n’ont pas su ni pu se protéger ,
Tout fut balayé en un instant.
Par chance une partie de la population
Vit dans des camps de réfugiés
Ce n’est certainement pas une solution
Mais ils ne veulent revenir, trop terrifiés
Nos pas résonnent longuement dans le soir,
Plus rien ne bouge dans ce quartier,
Il n’y a plus un souffle d’espoir
Et l’’Occident les a vraiment oublié.
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