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CE QU'A VU LE VENT D'OUEST

le mardi 14 avril 2015, à 10:27. Posté par Philip de Berg (auteur : titre : Debussy (piano))


    Libre !
    Savourant tout mon saoul l’empreinte du jour clair
    Aux futiles rebonds, près d’une source vive
    Où s’arrêtent le Temps comme meurt l’éclair,
    Je frissonne en rêvant et guette l’autre rive.

    Ame, raconte-moi ce qu’a vu le vent d’Ouest !

    Libre !
    Etourdi par le chant victorieux du matin
    Insensé, quand l’azur tout emmêlé de cendre
    Enchaine à son exil, un rythme adamantin,
    Je murmure ces cris que le jour va reprendre.

    Libre !
    Comme un parfum fatal au souffle rocailleux
    Qui succombe et s’affole au premier firmament,
    Tandis que dans mon cœur un sursaut orgueilleux
    Court, Cascade et frémit, je m’endors, doucement.

    Ame, raconte-moi ce qu’a vu le vent d’Ouest !
    …………………………………………………………………….

    Homme, telles accordailles du vent et des moissons
    Diront que l’or des jours est sculpté de frissons !

    Illustration musicale : Debussy "Ce qu'à vu le vent d'Ouest"
    https://www.youtube.com/watch?v=K91SWug-AG4

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commentaires ( 18 ) (Ajouter un commentaire)
violette le mardi 14 avril 2015, à 10:30
très beau Philip

euphonie0 le mardi 14 avril 2015, à 11:20
Coucou Philip
C'est un enchantement .
Je pense que tu ne nous as pas tout dis, ton Ame a encore des vers à nous conter.
Je suis toute émotionnée par ton poème et Philip j'adore le chant du vent quand il fait frisonner les branches de mes arbres.
Le soleil brille il fait chaud les pigeons roucoulent et mes chats "Issis et Hotep" dorment sur la terrasse des halos lumieux caressent leur pelage, c'est merveilleux
Je te souhaite que le vent te chante encore de beaux vers et qu'ainsi tu puisses nous les raconter
Bises de St Omer
Om
Marie

domidom le mardi 14 avril 2015, à 12:04
(Le vent)...
Qu'il souffle de l'Est, du Nord , du Sud ou de l'Ouest, il est porteur d'images invisibles, et son souffle demeure insaisissable.....
Si nous pouvions comprendre son dialecte, il pourrait tout nous dire sur l'univers, hélas, c'est chose impossible...
J'aime le vent, ses murmures, sa douceur, sa violence, que son souffle soit doux, chaud, ou glacial, il demeure le compagnon de mes nuits....
Pourtant, lorsqu'il vient jouer dans mes cheveux, il m'agace....
Merci pour cette belle lecture matinale, car c'est de nouveau un très beau poème....
Je t'embrasse..Domino...

Loïc le mardi 14 avril 2015, à 12:04
Il y a un souci à "Cascade et frémit (5), je m'endors doucement (6)", mais en dehors de ça, c'est un très beau poème en toute sincérité de ma part ; comme quoi on voit souvent qu'il n'y a pas besoin d'en tartiner des lignes pour exprimer une vision. Bien joué.

A plus Philip !

domi le mardi 14 avril 2015, à 12:26
et tu disais "pas terrible..." ? je l'aime beaucoup, et quelle belle idée ce "Libre!" qui fait penser à "Homme libre" de Baudelaire , "toujours tu chériras la mer", mais qui va aussi bien avec "tu chériras le vent", car rien de plus libre que le vent....
bravo et bisous.
(alerte en plus de celle de Loïc : "comme meurt l'éclair", "emmêlé de cendre" = 5)

cerise le mardi 14 avril 2015, à 12:43
Magnifique ! Je n ai pas d autres mots pour qualifier ce nouveau partage...sourire.
Belle journée à toi, Philip.
Amitiés, Béatrice

Ivy le mardi 14 avril 2015, à 12:56
The answer my friend, is blowing in the wind... !
Un joli souffle printanier Philip !
Bises portées par le vent de la Beauce ! Smile

Guy le mardi 14 avril 2015, à 22:43
C'est très agréable à lire Philip.
J'aime beaucoup ton distique final
Amitiés

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le mercredi 15 avril 2015, à 07:36
A TOUS :
Grrrr ! Vous allez encore dire que je rabâche toujours la même chose : à la relecture, je trouve quelques passages sympa à mon poème. Mais regardez-bien comme il est bancal ! D'ailleurs Loïc et Domi ont pointé des erreurs. La raison, je n'ai cessé de le dire (sur les coms à Domi, je crois) : qu'elle a été laborieuse l'écriture de ce poème. J'ai dû mettre une bonne semaine pour l'écrire, je ne le sentais pas ce poème. Il faut vous dire que je me suis mis en tête de mettre encre des vers sur un musique et que ce n'est pas si évident que ça. Et puis, il y a le fait que.....je suis frileux et n'aime pas le vent fort. La brise légère véhiculant les douces senteurs de la nature : oui ! Le vent fort : non !
Enfin, ça y est, le poème est derrière moi. Le prochain sera moins contraint.


Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le mercredi 15 avril 2015, à 07:59
Pour EUPHONIE :
Oui, moi aussi j'adore le chant du vent dans les branches....qui a condition que ce ne soit qu'une brise légère (voir com' ci-dessus). Je ne sais pas s'il est émotionnant mon poème car, perso, je n'ai pas réussi à me l'approprier complètement en l'écrivant. Quant à mon Âme, oui, elle, elle aura encore des choses à dire ! Et à vous faire partager. Bises et amitiés, Marie. Philip.

Pour VIOLETTE :
Merci. Je crois que ce qui est le plus sympa (ou "beau" selon tes termes) ce sont sans doute les vers du distique final. Normal, j'avais écrit cela à part, et comme je voulais les laisser intact (sans les tronquer du fait de l'implacable rigueur des 12 pieds de l'alex'), j'en ai fait des vers orphelins séparés du reste. Bises et amitiés. Philip.

Pour DOMIno :
Je suis comme toi en ce qui concerne le vent....sauf s'il est : glacial, violent.
Pourtant, bien au chaud, à l'abri, j'aime le mugissement du vent fort, presque la tempête, à l'extérieur.
Merci d'avoir aimé, ma Domie. Grrrrrros bisous. Philip.

Pour LOIC :
Quand je te disais que je ne sentais pas mon poème. Après être resté en rade plusieurs jours, je l'ai terminé "à l'arrache" sans trop de conviction (les vers orphelins de la fin étaient déjà écrits). Ca a donné cette avalache de vers ne comprenant pas 2 x 6 pieds.
Je vais lâchement rajouter un "court" (limite béquille !!!) ce qui donnera "Court, cascade et frémit". Et rattraper aussi ce que m'a signalé Domi. Pas fiérot !
Sur le fond :
Ben oui, malgré mon insatisfaction globale, j'ai quand même un peu de contentement à extirper de mes quelques vers. Surtout le distique final. Tu auras lu ci-dessus pourquoi i me parait être le meilleur du poème. Il en est presque détachable.
Tartiner ? Ah c'est surtout dans mes coms que je tartine (rires ! auto-dérision !!!!!). Comme je suis autant paresseux que j'ai l'esprit "faster ! faster !) la plupart du temps je me contente de 4 quatrains et basta;
Là, il n'y en a que 3 (sans compter le final, à part).
Mais ça tient du miracle si j'ai réussi a faire quelque chose de potable, car RAREMENT je n'ai été aussi-peu-mo-ti-vé pour écrire un poème dont je me suis imposé l'écriture à partir d'un titre de morceau de piano.
En tout cas merci pour tes remarques et conseil. Your most humble and most obedient servant, Buddy. Phil.

Pour GUY :
Oui, à la réflexion, après tout ce que j'ai écris plus haut, "en apparence" la lecture n'est pas trop désagréable. Et bien sûr, tu l'as souligné, le distique de fin est ce que je préfère de loin.
Amitiés. Philip.


Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le mercredi 15 avril 2015, à 08:16
Pour DOMI (Amimots) :
Merci, Domi. Ben ça a été quand même dur à accoucher ! Outre le fait que, comme je l'ai dit plus, ma frilosité physique fait que je n'aime pas le vent, mais, musicalement parlant, "Ce qu'à vu le vent d'Ouest" n'est pas un des morceaux des Préludes que je préfère (et, grrrrrrrrrrosse jalousie, je suis bien sûr incapable de jouer au piano de morceau virtuose !!!!!! Au passage, la jeune violaine Debever est une très très bonne et excellentissime pianiste !).
En fait, j'aurai été beaucoup plus inspiré si "la fille au cheveux de lin" eut été une variante de la brise douce et légère qui agite les blés et les coquelicots.
Pour le "libre", je n'y avais pas pensé. Je l'ai écrit au tout début du poème et l'ai remis? L'idée de départ était que le poète, se tournant vers l'ouest et se laissant caresser par le vent (léger, hein, le vent, léger et tiède !) ressente un sentiment de liberté.
Enfin, merci pour avoir pointé les fautes. Je vais essayer de rattraper le coup. Bises et amitiés Domi. Philip.

Pour BEATRICE :
C'est toi seule qui jugera le degré "d'agréabilité" du poème. En tout cas, c'est un partage que vous offre à tous comme vous le faites tous et toutes aussi. Merci d'avoir aimé. Bises, Béatrice. A bientôt. Prends soin de toi. Philip.

Pour IVY :
Coucou, Ivy ! Eh oui, ton "blowin' in the wind" tombe fort bien avec ce poème. Si le soleil brillait en région parisienne, ces jours-ci, ta Beauce devait en être inondée sur fond d'azur. Enfin, le Printemps semble être enfin arrivé. Nul doute qu'il va être, comme à ton habitude, source d'inspiration. Moi, j'ai repris la lecture de "A midsummer night's dream" de Shakespeare et ça va peut être me donner de l'inspiration pour le prochain poème. On verra ! Kissous. Philip.

imparfait le jeudi 16 avril 2015, à 11:58
coucou Philip,
Avec le soleil je manque un peu de temps pour venir sur le site car comme les lézards je réchauffe mon sang froid!!!!
Le vent est porteur de beaucoup de choses et il peut aussi être à l'origine d'un changement climatique mais je vois que pour toi il est avant tout un vent de liberté qui sous ta plume souffle gracieusement.
Merci pour le partage de cette brise,
Bises Philip et au plaisir de te lire

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le vendredi 17 avril 2015, à 09:29
Chère Imparfait,
Oh, ce petit poème sur le vent n'était qu'un exercice imposé (par moi-même), dès lors où j'avais annoncé que j'écrirai quelque chose à partir d'un morceau de piano de Debussy dont j'ai pris le titre pour improviser. Comme je l'ai dit plus haut dans d'autre commentaires, j'aime la brise légère. Alors le top eut été d'écrire ce poème au coeur d'un chant de blé parsemé de coquelicots avec une tiède brise ! Ben tant pis ! J'ai écris ça dans mon salon.
Au fait, pas la peine de t'excuser de ne pas être toujours sur le site. Il n'y a pas que ça surtout si, dehors, le soleil t'appelle pendant tes moments de répit. Profites-en ! Bises amicales et à bientôt. Philip.

Micheline 1940 le mercredi 22 avril 2015, à 11:49
Cher Philippe,
La critique est aisée mais l'Art est difficile ... et si je me permets, en est la vive cause du très fort engouement éprouvé pour votre magnifique poème !
"Insensé, quand l’azur emmêlé de cendre " 11 syllabes je suggère : Insensé, quand l’azur tout emmêlé de cendre ...
et :
"Homme,
Telles accordailles du vent et des moissons,
Diront que l’or des jours est sculpté de frissons !" (magnifique vers)
J'ai goûté si merveilleusement ce texte, tellement prenant, envoûtant même, qu'il me parait mériter des accords plus ajustés... Mais seulement si vous le voulez bien ! Et ne m'en veuillez pas cher ami, et soyez envers moi assez charitable pour me pardonner !
Ma toute grande amitié !
M.

songeusedenuit le vendredi 24 avril 2015, à 09:51
Bonjour Philip !
Ce poème est une fois de plus, fabuleux ! La liberté, être libre est un idéal, mais atteindre l'idéal c'est comme vouloir attraper la lune, c'est une utopie mais ça faut du bien de rêver !
Bonne journée, Plume

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le vendredi 24 avril 2015, à 11:07
Pour SONGEUSE DE NUIT :
Ah, Plume, quelle agréable surprise ! Iil est vrai que tu as plus de temps quand ce sont les vacances scolaires.
Tu parles d'Utopie. J'adore le concept de l'Utopie. Bien vu ! En effet, il y a dans l'utopie une part du rêve......mais avoir en plus, l'espoir qu'il se réalise. Je voulais rajouter la liberté au corps de mon poème. Mais l'adjectif "fabuleux" que tu as utilisé n'est-il pas un peu too much ? En tout cas, ton commentaire m'a fait bien plaisir. Amitiés, Plume. Philip.

Pour MICHELINE :
Bien chère Micheline, je réponds avec un peu de retard, mais c'est avec grand plaisir que je vais profiter de tes/vos conseils pour améliorer ce poème grâce à toi/vous. Cette contribution est sous le sceau de pensées amicales et sincères je le sais.
Et puis, je clame tellement souvent que je suis trop paresseux pour prendre le temps de revenir travailler mes poèmes, quitte à ce qu'ils soient bancals, que là, j'ai une occasion en or : juste me laisser guider par tes conseils. Alors, mille merci. Avec toutes mes chaleureuses amitiés. Philip.

les prosesdeslim le vendredi 24 avril 2015, à 18:28
cher Philip,
le vent , de tout temps, a toujours véhiculé des messages que l'on ne comprend pas toujours. Il se joue autour de nous avec des sons toujours différents. Dans la mesure où tu reconquières cette notion de liberté très chère à tes yeux, il me semble que le passage de ce vent d'ouest a été pour toi plus que productif. Et pas que ça! Ces nouveaux sons, ces senteurs nouvelles qui te permettent de respirer à nouveau à pleins poumons, cette vision heureuse de la vie est un miracle divin élégamment véhiculé par ce vent.
Puisse-t-il nous revenir à chaque instant, dans nos bons et mauvais moments, caresser d'une brise légère nos cœurs tourmentés par les méandres inattendus de la bassesse humaine pour nous annoncer qu'en dépit de tout on sera toujours en mesure d'aspirer à une vie meilleure. Ton ami Slim.

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le samedi 25 avril 2015, à 07:58
Mon cher Slim, ton message-commentaire m'a fait énormément plaisir, à double titre : d'abord parce que c'est un geste amical, ensuite parce que tu as fait une juste analyse des corrélations entre le vent et la liberté et le (presque) évident symbolisme qu'ils engendrent. Je n'avais pas écrit ce poème pour véhiculer ce message, puisque le but était de mettre des mots sur un morceau de piano portant le titre du poème. Il est évident que l'adjectif "libre" que j'ai rajouté au début de mes quatrains ne l'a pas été au hasard.
Et bien sûr, vecteur du processus psychanalytique, tout n'est que fameux message de l'inconscient au conscient. J'ai été sensible à ta remarque évoquant "le coeur tourmenté (trop souvent) par les méandres inattendus de la basse humaine". Cette bassesse semble coller à la peau de certain, c'est effrayant. On ne l'explique pas et c'est ce qui est effrayant. Je vais prendre une comparaison avec ce qui touche à ton domaine professionnel, c'est un peu comme si l'être humain, soudain développe une affection sournoise (haine, méchanceté gratuite, ambition malsaine) sans qu'il en soit prédisposé à défaut de précédents atopiques. Et, à défaut de réaménagement psychiques, l'individu s'enferre dans ses comportements, sans qu'il n'y ait de défenses psychosomatiques comme cela arrive en matière d'allergie. Ainsi, c'est beaucoup le cas dans notre monde occidental, nous n'arrivons pas toujours à cerner les gens qui ne semblent pas "guérir". D'où ton expression qui exprime bien combien nous sommes décontenancés, de "méandres inattendus". Mais nous nous éloignons un peu de la poésie. Sauf que la poésie est un des remèdes pour "tenir le coup". Mille amitiés, mon cher Slim. Alf shoukr ! ton ami, Philip.

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