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Récolte ce que tu sème
Puisque tu dis vouloir aimer
Et viens parmi nous admirer
Les ponts depuis La seine
Toi, fier Amant qui hier
Caracolait sur des nuages
Au fond du cimetière
La mort comme un gage
Brisé par les outrages
Et l'espoir déçu
La douleur sans la rage
Un rentier sans écu
Contemple tes frères d'aujourd'hui
Amants crevés
Et maudits celui
Que la fuite à sauvé
Il passe au dessus de nous
Et chaque jour à la même heure
Son cadavre autour du cou
Il se penche sur nos malheurs
Et crache
Dans un murmure il invective
La malédiction des fées
Entre deux jets de salive
Il nous raconte ce que l'on sait
Que certains petits pieds
Vident plus sûrement
Que des crocs acéré
Le corps de son sang
Et que rien sur terre
Ne vaut ce tourment
Qu'il n'y a plus d'air
Plus de moments
Mais il refuse
- Un fou vous dis-je!-
D'accepter
Que la méduse,
Puisse vivre et gagner
Alors nous l'invitons
Du fond de nos yeux vides
A s'armer de plomb
Et cesser ce jeux morbide
Mais, son cadavre autour du cou
Il se penche sur nos malheurs
Et crache
Lâches dit-il
A m'assourdir
De vos plaintes immobiles
Si vous pouviez au moins rire
Je serai moins seul
Et face au désespoir
Et la mort sur le seuil
Nous ferions semblant d'y croire
Mais à vous contempler
Je reste ou je suis
Et malgré la nausée
Et l'ennui
Je me penche sur vos malheurs
Et je crache
Et qu'a choisir, il préfère crever
Au soleil du désespoir
Plutôt qu'attendre, froid
Le jour dernier
Pathétique et hautain
Il nous fait sourire
Et, souillé par une putain
Nous aimons le voir fuir
La salive se dilue
Dans un flot continu
Mais la nuit reviendra
Sur nos malheurs il se penchera
...
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