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Travaux de printemps
Ça n’avait aucun sens,
Qu’à saint Paul de Vence
Le printemps soit arrivé,
Alors qu’à Burie il tardait.
Il était juste temps,
Car là aussi c’est le printemps,
De sortir toutes les fleurs,
Que j’ai protégé avec bonheur
De l’hiver plus rigoureux
Même si, ici ,c’est d’autres cieux.
Je suis monté au premier,
Pour sortir du grenier ,
Les jardinières où j’avais planté,
Toutes les fleurs de l’été.
Les plantes se portaient à merveille,
Même si elles manquaient de soleil,
de là, je vis les pivoines en fleurs,
Cela donna un peu de couleur,
Éclairant de leur flamme le jardin ,
Elles resplendissaient dans le matin .
Et là bas, au fond de la cour,
D’autres géraniums à leur tour,
Fleurissaient de place en place,
Envahissant ainsi tout l’espace.
Comme celui-ci était vacant,
Malgré la corbeille d’argent,
Ils s’en donnaient à cœur joie
Se multipliant des milliers de fois .
Prenant alors le sécateur,
Pour couper avec vigueur,
Toutes les fleurs fanées et les rejets
Qui poussaient aux pieds des fruitiers.
Et c’est d’un geste plus sûr,
Pour des floraisons futures,
Que j’élaguais la bignone
Qui poussait sans vergogne.
Je fis très attention
À la glycine en floraison,
Puis je me suis penché
Pour sentir le muguet.
En voyant les roses fleuries,
Je me suis dès lors réjoui,
Et je me suis exclamé
Nous aurons un bel été!
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