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Quand l’âme est racornie comme un cuir au soleil,
C’est l’heure fatidique où s'abolit la route
Du chemin défoncé quand s'installe le doute,
Abandonnant l’espoir aux tracas du sommeil.
Tel Tantale aux Enfers qu’un gosier rauque et sec
Etreignit aux frémissements de l’agonie,
Le Poète tremblant au vent de l’atonie,
Voit se briser son dos aux poids lourds de l’échec.
Un mirage imprécis danse sur ses déserts,
Lorsque se noient les mots au fleuve endoréique,
Et que ses pas perdus dans un sol arénique,
Entraînent ses pensées stériles dans des ergs.
Longtemps, ayant rampé dans les traces d’Isis,
Son regard trouble vit, du haut de la barkhane,
Ce puits d’eau claire. Alors, en oubliant sa canne,
L’illusion cédait sa place à l’oasis.
Tout en se faufilant parmi les animaux,
Le Poète songeait à la Samaritaine,
Jean nous ayant conté que l’eau de la fontaine,
Guérissait à jamais les chagrins et les maux.
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