|
Printemps
L’air était si doux en ce matin d’avril,
Le chemin serpentait à travers les collines,
Je m’y engageais d’un pas sur et tranquille
Regardant au loin vers les montagnes voisines.
J’entendis un murmure qui me sembla tout proche,
Un petit ruisseau sautait de roche en roche,
Son babil joyeux m’accompagna longtemps,
Alors que je grimpais vers les cimes lentement.
Le soleil, se levant, darda ses rayons bienfaisants
Sur des près humides, mais au ton verdoyant,
Des fleurs multicolores, devant tant de douceur,
Poussaient allégrement sortant de leur torpeur.
Pas un nuage au ciel, pas un souffle de vent
Ne troublait ce décor du début de printemps,
La faim me tiraillant, je m’arrêtais soudain,
J’ouvris mon pique nique pour festoyer enfin.
Au pied d’un sapin à l’ombre bienfaisante,
Qui étalait ses branches au dessus du chemin
Je m’assis tout près de violettes odorantes,
Pour boire un peu de vin et manger des muffins.
Les marmottes me regardaient d’un petit air narquois,
Se demandant entre elles, si elles se joindraient au festin
Mais j’était tellement bien, dans ce petit sous bois,
Sous le sapin je m’ endormis, sans peur des faquins.
Un bruit répétitif me tira de ma somnolence,
Une cloche résonnait au loin avec insistance,
Quittant cet havre de paix sans finir mon excursion,
Je retournais, sans hâte, vers la civilisation.
|