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SOUVENIRS 1914.
Sous le soleil, la brume s’est évaporée,
Dévoilant des dizaines de corps allongés,
Sur la terre humide, le long des tranchées,
Où ils étaient venus vainement s’abriter.
Beaucoup furent fauchés à la fleur de l’âge,
Ils étaient dépassés par cet affrontement,
Nous ne connaitrons, hélas, jamais leur visage,
Tous ne figurent pas sur nos monuments.
Ce fut véritablement une boucherie,
Car leurs vies, en ce temps, ne comptèrent pas,
Surtout pas de place pour la veulerie,
Tous ensemble, dignement, ils allèrent au trépas.
ils partirent, croyant qu’ils défendaient la France,
Ne doutant pas qu’ils allaient vite revenir,
Nous savons maintenant quelles souffrances
Ils ont du affronter avant de mourir
.
Subissant tous les jours durement la mitraille,
Ne supportant plus ce combat sans merci,
Ce fut normal que quelques uns déraillent:
Plusieurs furent fusillés pendant ce conflit
.
De nos jours on relève avec inquiétude
Les stigmates de cette horrible guerre ,
Car les combats furent d’une telle amplitude
Et tant d’obus ont martyrisé cette terre.
Tant d’ hommes combattirent sur tous les fronts
Venant de nations, d’horizons différents,
On célèbre désormais avec juste raison
Leurs sacrifices en une fois sereinement
.
Une pensée aussi à toutes les femmes
Qui remplacèrent les hommes, reprenant le flambeau,
Elles travaillèrent à leur tour, de toute leur âme
En se substituant à eux, pour tous leurs travaux.
Nous leur devons le respect et leur rendre hommage
À tous ces admirables sacrifiés, sans distinction.
Beaucoup de malentendus, de cafouillage,
Nous menèrent à cette immense destruction.
Cette guerre inique est restée dans l’histoire
Comme le plus grand désastre de l’humanité
Hélas, elle ne marqua pas assez nos mémoires
Puisque vingt ans après on a recommencé
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