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Holocauste.
Devant ce mur, aux cent mille visages,
Je me tiens, debout, horrifié,
C’est une barbarie d’un autre âge,
Qui vous a ainsi sacrifié.
Vous êtes montés dans ces trains
Sans savoir à quoi vous étiez destinés
Au bout, ce fut le Dieu Vulcain
Qui vous reçut et vous a exterminé
Ce n’est pas qu’une question d’histoire
De dénoncer ce qu’on vous a fait
C’est plus qu’un devoir de mémoire
De raconter aussi ce qui s’est passé
Car le dégout m’envahi encore
De m’apercevoir que des français
Vous ont envoyé a la mort
Sachant surement ce qui se tramait.
Vous avez vécu sous microscope,
Alors qu’on allait vous déporter
De tous les pays d’Europe
Où vous vous étiez réfugiés,
Vous avez été durement stigmatisé,
Par l’étoile qu’on vous obligeait à porter,
Si, en zone libre, elle vous fut épargnée,
Ce n’est pas par fraternité.
Quelques hommes cependant
S’élevèrent contre ce traitement,
Beaucoup le firent par nécessité
D’autres simplement par humanité.
Marcel Aymé fut de ceux-ci
Se moquant ouvertement de Vichy
Il publia une sacrée critique
Contre ces mœurs teutoniques.
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