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MEURTRES A ORADOUR

le lundi 30 mars 2015, à 00:38. Posté par saperlipopette


    Meurtres à ORADOUR

    70 ans!

    Sous un soleil de plomb
    La glane traversait le vallon.
    Ce n’était plus qu’un ruisseau
    Serpentant parmi les roseaux.
    Les oiseaux pépiaient joyeusement,
    Quand, derrière le vallonnement,
    On vit s’avancer sur le chemin
    Tout un régiment d’assassins.

    On entendit un vrombissement,
    Des chars s’ébranlèrent lentement
    En direction du village voisin,
    On était déjà à la mi-juin.
    La petite ville s’éveillait à peine,
    Dans le petit matin, sereine
    Quand ils fondirent comme des vautours,
    Sur la bourgade d’ORADOUR.

    Ils avaient tué ,au crépuscule,
    Dans un faubourg de Tulle,
    Une centaine de résistants.
    Ils étaient assoiffés de sang.
    Ils regroupèrent en ce jour,
    Tous les hommes des alentours
    Et, avec leurs armes automatiques,
    Les massacrèrent d’une manière méthodique.

    Enfermant les femmes, les enfants
    Dans l’église, mirent le feu aux bâtiments.
    Un seul de ces habitants en réchappa:
    Les autres passèrent de la vie à trépas.
    Ces hommes furent la honte des allemands:
    C’étaient des tueurs, pas des combattants.
    ORADOUR: Ville anéantie et martyre s’il en fut
    Qui paya, par cette abomination, un lourd tribut.

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commentaires ( 2 ) (Ajouter un commentaire)
violette le mardi 31 mars 2015, à 10:48
extrait d'une lette trouvée à Tulle

Lettre de Tulle 3 les pendus

(même si cette lettre n’est pas lue, je me dois de la publier jusqu’au bout)

Les femmes de Barussie descendirent et firent sur les cadavres allemands des choses affreuses.
On extermina les blessés. Elles criaient : »à mort ! ». c’était un délire de bête qui coûta cher. Le maquis avec les autorités sauvegardèrent les blessés et les firent hospitaliser en grand nombre. Un fut soigné au Pra Limouzi et il sauva ce quartier des représailles. Le maquis s’empara de la Préfecture. Le Préfet se retira.(tout ceci était ignoré par les habitants du quartier de la gare et Souilhac puisqu’aucun homme n’avait pu sortir depuis 2 jours).
Voici où commence la tragédie pour les habitants. A 8h du soir, le jeudi, on entend un grand bruit sur la route de Brive. Le maquis quitte la ville. Le Préfet reprend son poste pour recevoir ceux à qui il avait demandé de sauver sa ville.
Derrière les persiennes, nous voyons arriver la fameuse division Das Reich qui tirait partout sur les cadavres dans les maisons. Quelques maquis cachés dans les couloirs tirèrent sur les blindés (les imbéciles, comme s’ils pouvaient faire quelque chose !). La division disparut vers la ville et notre quartier redevint calme. En ville, il n’en était pas de même. Dès que les Allemands eurent vu le spectacle de l’E.N., ils allèrent à la Préfecture, firent aligner le Prefet, le Secrétaire Général et le chef de cabinet devant la grille et leur dirent qu’ils allaient être fusillés et qu’ensuite ils pendraient 400 hommes (10 Français pour un Allemand mort) et mettraient le feu à la ville.
Le Préfet demanda à perler une dernière fois. Il leur dit qu’il avait fait son devoir, qu’il avait fait hospitaliser les blessés allemands. Il fut conduit à l’hôpital, revolver à la nuque. Là, un infirmier allemand dit que le Préfet disait la vérité et que les Allemands hospitalisés avaient été bien soignés. Alors, le Préfet demanda de réduire les représailles. Ils s’arrêtèrent à 3 Français pour un Allemand et, au lieu de brûler la ville, les Allemands auraient le droit de pillage. Ainsi le Préfet avait sauvé la ville mais malheureusement 120 hommes devaient être sacrifiés.
A 6h du matin, le vendredi 9 juin,la besogne commença. Tous les hommes furent ramassés, comme je te l’ai déjà dit. Certains du haut de la ville, sachant la tragédie de l’E.N., prirent la fuite dès que les Allemands furent annoncés. Les autres se laissèrent amener. Confiants, puisque n’ayant rien fait, ils ne pensaient pas qu’on leur ferait du mal et pensaient revenir le soir après vérification des papiers.
A 6h1/2 je me levai, nous couchions tout habillés dans la chambre où Jean-Pierre était malade et toussait sans arrêt, et allai voir dans la rue derrière les persiennes.
Je vis 1500 à 2000 hommes, les mains derrière le dos, encadrés par des Allemands, qui se dirigeaient vers la manufacture, et aussitôt je vis les allemands frapper aux portes dans le quartier. Je n’oublierai jamais cela Georgette.

saperlipopette le mercredi 01 avril 2015, à 02:19
merci de m'avoir envoyer ce document.

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