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Meurtres à ORADOUR
70 ans!
Sous un soleil de plomb
La glane traversait le vallon.
Ce n’était plus qu’un ruisseau
Serpentant parmi les roseaux.
Les oiseaux pépiaient joyeusement,
Quand, derrière le vallonnement,
On vit s’avancer sur le chemin
Tout un régiment d’assassins.
On entendit un vrombissement,
Des chars s’ébranlèrent lentement
En direction du village voisin,
On était déjà à la mi-juin.
La petite ville s’éveillait à peine,
Dans le petit matin, sereine
Quand ils fondirent comme des vautours,
Sur la bourgade d’ORADOUR.
Ils avaient tué ,au crépuscule,
Dans un faubourg de Tulle,
Une centaine de résistants.
Ils étaient assoiffés de sang.
Ils regroupèrent en ce jour,
Tous les hommes des alentours
Et, avec leurs armes automatiques,
Les massacrèrent d’une manière méthodique.
Enfermant les femmes, les enfants
Dans l’église, mirent le feu aux bâtiments.
Un seul de ces habitants en réchappa:
Les autres passèrent de la vie à trépas.
Ces hommes furent la honte des allemands:
C’étaient des tueurs, pas des combattants.
ORADOUR: Ville anéantie et martyre s’il en fut
Qui paya, par cette abomination, un lourd tribut.
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