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Il faudrait nationaliser le bonheur,
celui dans les prés qui sent bon la fraicheur,
à l'air pur qui sent si bon les premières fleurs,
celles du printemps aux saisons des valeurs...
Dans l'hémicycle d'une assemblée , cette loi sera voter,
à l'approbation de tous les partis pour remporter,
le suffrage celui de l'universel ,bonheur rapporter,
par les êtres humains aux coeurs vifs et emportés...
Il faudrait nationaliser le bonheur à la virgule,
à ce point où l'exclamation extrait tant de formules,
à ces tirets qui soutirent des parenthèses en funambule,
qui court sur le fil de l'interrogation d'un bonheur sans bascule..
Dans l'oratoire, des discussions vont bon train avec sa micheline,
la majorité donne son consentement à ce bonheur sans disciplines,
des amendements écrits d'un main ferme en douce mousseline,
le décret sera une espérance à ce bonheur sans combines...
Il faudrait nationaliser le bonheur , une loi sans pourquoi,
sans comment ni causes aux conséquences des émois,
soustraire à ce bonheur national tous les effrois,
et imposer une fête aux feux d'artifice de bon aloi...
didou écrit le 20 02 2015
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