Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le lundi 23 mars 2015, à 11:53 Un petit pré-commentaire, sans déflorer l'inspiration poétique :
Un poème aux licences poétiques voulues (comme "implorance" qui n'existe pas vraiment sauf....que c'est le nom donné par le sculpteur à la statue à gauche de mon illustration !).
Grrrr ! Galère, pour moi qui n'ai pas de patience, à construire un sonnet dit "italien" avec un corpus de rimes ABBA/ABBA/CCD/EED. Ze ferai plus de sonnets, trop barbant !
Les photos sont retouchées pour donner une impression onirique et irréelle permettant d'entrer dans l'ambiance du poème (la couleur du paysage de droite a été "opalinisée" !!!!) Amitiés. Philip. |
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Marie-Claude ( scarlatine) le lundi 23 mars 2015, à 12:03 c'est fantastique Philip , ne t'inquiètes pas
moi je n'ai jamais réussi à écrire un sonnet
amitié
soleil pour ta journée |
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le lundi 23 mars 2015, à 12:22 Pour MARIE-CLAUDE :
Merci, chère Scarlatine. Bah, immmmmmodestement, je ne suis pas trop mécontent de mon petit sonnet. Mais il m'a salement....sonné ! Pauvres méninges ! Oui, puisque tu me souhaites du soleil, m'en vais en profiter dans les quartiers sympa de Paris (mais, hélas, les transports sont gratuits aujourd'hui, mais le soleil, le pôvre, il est voilé par la couche de particules fine ! A bientôt de te lire. Douce journée. Amitiés. Philip. |
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domi le lundi 23 mars 2015, à 12:47 coucou Philip...
tu m'as bien fait rire à "râler" après ton sonnet :)...
les contraintes de rimes n'ont pas empêché l'inspiration en tous cas...bravo !
amicalement. |
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imparfait la casse-pied!!! le lundi 23 mars 2015, à 13:16 Coucou Philip,
Vaste sujet que celui de l'ivresse de la lune qui éclaire plus ou moins les chemins de la nuit sur lequel on égare parfois les clé de notre destins. De tout temps la lune a été une suite de questions dans l'esprit des humains et, même si un jour l'homme a réussi à fouler son sol, il n'a pas réussi à en transpercer tous les mystères.
D'une manière générale, je ne compte jamais les pieds de tes vers, ni ne regarde la prosodie car je sais que tu ne la respectes pas, mais puisque tu parles de construction de « sonnet » qui reste LA forme la plus rigide et la plus carrée du classique, alors j'ose te dire que :
Tu as 13 pieds au vers 10 :
« sous/leur/par/me/fê/lu/re/=7
leur/vai/nes/in/con/stances=6
total=13
ton « re » de fêlure se trouve être un « e » prononcé d'où l'erreur de pied. Pour le reste de la prosodie je ferme les yeux !!!! (sourire)
Bonne journée à toi et bonne balade dans Paris,
Bises à toi |
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le lundi 23 mars 2015, à 13:36 Coucou la casse-pieds (sourire !) ! Mais bien sûr ! Toujours tête en l'air. Ca y est c'est rectifié ! Et hop, j'ai mis "....fêlure aux vaines inconstances !" (très souvent la fin de mes premiers hémistiches se termine par un "e", dont je n'ai que de l'artifice de commencer mes 7ème pieds par un "au", "où", "en"... Là, ça ne dénature pas le vers, puisque comme tu le sais, tout est dans la musique des mots et souvent le reste appartient au domaine de l'inconscient.....alors puisque mes fêlures sont parmes (elle auraient pu être rouge ou jaune - du moment le l'adjectif qui désigne la couleur n'a que 2 pieds (!!!!), alors, mes fêlures peuvent aussi avoir des inconstances qui sont "vaines" (elles auraient pu être : fourbes, chiennes, pâles....." Et hop, le tour est joué ! Ne regarde pas trop l'impaccabilité de la prosodie, t'as raison ! (sourire). Bonne journée à toi.
PS : tu trouves ça bien, toi, les rimes du sonnet à l'italienne, surtout ceux des 2 tercets (CCD, EED) ???? Ah, je t'aurais trouvé Malherbe si j'eusse vécu au XVII° siècle, je l'aurais occis et jeté dans un puit avant qu'il ne nous ponde toutes ces règles !!!!!
Bises amicales, Imparfait. Philip.
Pour DOMI :
Scrogneuneu ! En plus de ça, je n'avais pas vu que sous mes yeux j'avais 13 pieds à un vers ! Si Imparfait la guetteuse n'était pas passée ? Enfin, ça va, j'ai pu substituer un mot.
Bon, je vais passer au rap, moins de contraintes et des rimes sublimement médiocre, comme cette parodie que je m'étais écrite. Attention les yeux :
"Tu kiffes tous les soirs au Courte-Paille/
Mais quand tu vois la police, alors tu te tailles/
Tu assumes ta race/
Elle te suit à la trace./
Tu traines dans les cités,/
Avec les cailles-ra des cités/
Mais quand tu vois une meuf...t'es tout excité !/
Moi j'ai pas d'webcam/
Moi j'touche pas à la came.....
Certes, Debussy ne l'eut pas accepté comme livret à Pelleas & Mélisande !!!!
Amitiés Domi et rire, surtout ! Philip. |
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Guy le lundi 23 mars 2015, à 13:46 Je vois qu'Imparfait m'a précédé dans les remarques constructives. Il est vrai que pour une prosodie plus rigide il y aurait d'autre remarques à faire, mais sur ce vers c'est le plus visible.
Un bel effort en tous cas dans une remarquable envolée lyrique !
Le grand cric ne t'a pas croqué !
Amitiés |
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Guy le lundi 23 mars 2015, à 13:48 Tu as corrigé dans l'intervalle !
Moi j'aime bien les tercets CCD EDE |
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violette le lundi 23 mars 2015, à 14:39 alors tu vas avoir droit à mon sonnet qui a 20 ans et que je sers à tout venant
et évite les clichés opaline et abyssin
les mots qui font joli
mais bon le faux sonné sonne bien |
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moi le lundi 23 mars 2015, à 14:41 Sonnet régulier aux faiseurs
Non, je ne goûte pas ton sonnet-somnambule,
Aveugle rimailleur, gâche-plâtre, maçon :
J’ai joué trop longtemps de classique façon
Pour ne m’exprimer plus qu’en marge funambule !
La passion motelle oublie en préambule
De compter sur mes doigts ce qui fait ta leçon
Et ne méprisant point, mais coulant de frisson
Ne donne au pèse-mots du rythme pédibule.
Si tu ne m’apprends rien que déjà je ne sais,
Fagoteur de quatrains, ligoteur de tercets,
Je te laisse au regret du carcan de ton leurre
Quand tu ne connais pas ce qui m’est de fierté :
J’ECRIS TERRIBLEMENT COMME UN FLEUVE QUI PLEURE
ET TOUT CE QUI ME VIENT ME VIENT DE LIBERTE
et on ne se vexe pas
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la même encore le lundi 23 mars 2015, à 14:43 ah Pelléas et Mélisande que je découvris à 16 ans un dimanche en pleurant dans l'escalier de l'EN de Clermont |
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Imparfait le lundi 23 mars 2015, à 15:12 Héhé Philip,
si tu as corrigé, tu n'as pas validé ta correction car j'ai toujours :
"Sous leur parme fêlure, leur vaines inconstances, " =13
tu es plus que tête en l'air Phiphi!!!! rire
Pour les rimes des tercets, je suis comme Guy, je préfère
CCD
EDE
bises et je reviens tout à l'heure pour voir!!! rire
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domi le lundi 23 mars 2015, à 16:28 cher philip,
je vois qu'on travaille en s'amusant ici :))
en tous cas, classique ou rap, le principal est la poésie...
belle soirée !
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imparfait le lundi 23 mars 2015, à 19:33 très bien la correction, je n'ai plus rien à dire, enfin pour les pieds!!!!!! rire
bises et bonne soirée à toi |
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euphonie0 le lundi 23 mars 2015, à 20:54 Coucou Philip me voilà chez toi.
Tu dis "je ferai plus de sonnets"
J"en doute, car même si cela est Grrr tu as pris du plaisir à le construire
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domidom le lundi 23 mars 2015, à 20:59 Un magnifique poème, tout au moins pour le fond, toujours des vers très recherchés et d'une grande beauté et d'une grande sensibilité...
Te lire fut un plaisir....
Pour cause de confusion entre les deux (Domi), désormais , je signerai, Domino...
Bisous, a plus...
Domino.. |
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euphonie0 le lundi 23 mars 2015, à 21:11 J'ai fait une fausse manœuvre
Et cela donne un merveilleux sonnet.
Je vais rehanter ta demeure Philip.
Bonne soirée Philip
Om
Marie |
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le mardi 24 mars 2015, à 08:05 Pour MARIE :
Ah te revoici à hanter mon site ! Hante, hante, Marie, ça me fait tellement plaisir.
J'espère que tu vas bien.
Ecrire de nouveaux sonnets ? Autant j'aime les lire, mais les écrire, grrrr, j'aime pas ça. C'est l'histoire des rimes ! Quand j'écris des poèmes courts, c'est 4 quatrains et presque toujours mes rimes ABAB pour chaque. J'aime bien la rime qui revient assez vite, mais pas tout de suite. Bises. A bientôt, Marie. Philip. |
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le mardi 24 mars 2015, à 09:40 Pour GUY :
Merci pour ton appréciation. Oui, comme je l'ai écrit, il y a des moments où j'aime bien ce que j'écris. Mais, contrairement à ce qu'on pense, ici, la lune n'est pas la "vedette" du poème. Le jour tombe, alors forcément la lune apparait.
Pour DOMINO :
Oui, je crois avoir mis de la sensibilité dans mes vers. C'est une ambiance de piano à la Debussy ! Gros bisous. Philip.
Pour DOMI (Amimots) :
Euh, tu crois que (certains) rap c'est vraiment de la poésie ! C'est rigolo de s'amuser un peu "en marge" de temps en temps.
Si tu as lu le commentaire ci-dessus que je viens de faire à ta presque homonyme Domino, je lui dis que mon poème pourrait très bien faire l'objet d'une composition de Debussy, s'il revenait à la vie, qu'il intercalerait dans ses Préludes ou ses Estampes où même, osons, osons, rêvons, en faire une 4ème pièce de sa suite Bergamasque ! Qu'en penses-tu ? Amitiés. Philip. |
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le mardi 24 mars 2015, à 09:53 Pour MARINE (Violette) :
1/ Peléas & Mélisande : j'adooooooore Debussy, mais je n'aime pas Peléas. Je suis Wagnérien et Mozartien dans les opéras !
2/ Ben, je suis comme toi pour les sonnets et autres formes de poème. Je n'écris en principe qu'en quatrain (4 dans la sobriété, ça remplace les sonnets. Ou plusieurs quand j'ai des choses à dire. Maiiiiiis.....surtout ne vexons personne. Tu a bien compris que l'écriture en parfait "classique" est pour beaucoup de nos amies (c'est le cas d'Imparfait et de Domie) à chaque fois un magnifique challenge à renouveler.
Pour IMPARFAIT & GUY :
Oui, Imparfait, tu sais combien je suis très souvent tête en l'air.
A tous les deux : vous savez bien que ça me barbe d'essayer d'appliquer les 40/50 règles du classique, alors je vous remercie de souligner gentiment des "bon, rentrons par trop dans le détail, contentons-nous du fond !".
D'ailleurs, j'en discute souvent avec Loïc, le problème est donc que je me contente du néo-classique (quand je ne fais pas du libre, mais de moins en moins souvent). Mais un néo-classique un peu plus avancé. Et Loïc me dit souvent : "eh bien contente-toi de faire de simples alexandrins avec des rimes", le néo n'en demande pas plus. Or, tu le vois, j'essaie souvent de respecter les règles du nombre et de l'alternance, les masculins-féminins, j'essaie -mais pas toujours, d'éviter les hiatus, mais j'en laisse comme ça m'arrange. C'est pour ça que Loïc me dit souvent, "ça fait un truc bâtard - dans la technique s'entend - et les gens peuvent croire qu'en fait du fais du classique mais en faisant des tas d'erreurs".
Mais, bon, moi c'est la musique des mots et l'émotion du fond qui prime !
J'ai, sauvegardé sur un fichier toutes les règles et des articles sur le respect du classique...mais pffffff....qu'est ce que ça me prendrait comme temps pour toutes les respecter.
Amitiés à tous les deux et gros bisous Imparfait. Philip. |
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domi le mercredi 25 mars 2015, à 10:19 une discussion qui m'intéresse entre classique et néo.....
je pense que pour qu'on ne croit pas à du "classique avec des erreurs" :) il faut garder, en plus des rimes, une cohérence (tout au long d'un même poème) quant au choix des règles classiques qu'on "décide"ou pas d'appliquer : ici, c'est parfait comme néo - au niveau des 2 mots en "ion" (assumés non diérèses), - idem pour les 2 "e" muets (assumés non élidés).
sinon, pour répondre à ta question musicale : complètement d'accord avec l'ambiance Debussy de ton poème..!
amitiés Phil et belle journée.
domi (amimots) |
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le mercredi 25 mars 2015, à 11:49 Pour DOMI (Amimots)
Coucou Domi. Ah, ça va être intéressant d'échanger !
Quelques précisions : je n'aime pas à 75% la di-é-rèse. Ca fit trop précieux. Mais je l'utilise parfois (hé, hé, ça tombe bien quand on n'a que 11 pieds à son alexandrin !). Et d'ailleurs, à ces occasions, je le précise pour qu'on ne me dise pas "Eh, ton alex n'a que 11 pieds). Mais je ne suis pas en cohérence avec moi-même, mais j'assume puisque je ne me prends pas au sérieux ce qui me permet d'être un sacripant de tricheur !
Il m'arrive d'écrire des poèmes en "libre", j'aime bien, et je joue avec la longueur des vers, car, quand je compose (et même quand j'interprète ! Je m'offre des libertés avec le compositeur !) j'adoooooooooore l'effet de la syncope, alors en poésie quand le mot, le vers se prolonge légèrement comme une syncope en musique, ça donne un bel effet. Et quand je déclame un poème à haute voix, je donne de la syncope dans le phrasé (exemple : les deux premiers vers du Clair de Lune de Verlaine, qui donnent : "votre âme est un paysage choisi_______(syncope) que vont_____charmant masques et bergamasques....).
Ah, je ne doutais pas un instant que tu trouve une ambiance Debussy dans mon poème.
Toi, je pense que tu ne fais pas trop le lien entre la poésie et la musique, quand tu écris ?
Pour en revenir à la musique (mais aussi à la poésie), pour éviter d'être en panne d'idée poétique, je vais peut-être mettre en "imagination poétique" les titres des pièces de Debussy (faire un poème sur La fille aux cheveux de lin, la Puerta del Vino etc.. il y a de quoi faire).
Pareil, pour imaginer en poème, par exemple, la Grande Porte de Kiev, le final des Tableaux d'une exposition de Moussorsky).
Voilà pour aujourd'hui. C'est chouette de pouvoir avoir toi mêler poésie et musique ! Sourire/ Belle journée à toi aussi. Philip. |
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