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Ainsi qu’un nouveau né tète au sein maternel
Le fleuve prend sa source aux neiges éternelles
Du flanc de la montagne qu’il dévale en courant
Le fin ruisseau d’argent se transforme en torrent
De ses sabots fendus de ses cornes en croches
Ainsi qu’un bouquetin sur les pentes s’accroche
il fore la montagne et transperce la roche
parfois telle une pierre il chute et décroche
Tout en taillant sa route il se fait des amies
Des rivières le rejoignent qu’il reçoit dans son lit
comme il devient puissant les hommes le redoutent
Et bâtissent des villes sur ses rives pentues
Lui descend vaille que vaille sans connaître le doute
Tel un petit enfant volontaire et têtu
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