domi le dimanche 15 mars 2015, à 10:47 un poème qui me charme, la musique bien sûr, Debussy, mais aussi l'Italie, et tes mots si poétiques... merci. |
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imparfait le dimanche 15 mars 2015, à 11:49 bonjour Philip,
de très joli mot et une très belle mélodie pour ce poème tout en délicatesse qu'il aurait peut-être écrit en pensant à sa muse.
Personnellement les poèmes d'amour ne me parlent pas plus que ça et c'est certainement pour ça que j'en écris jamais.
Bon dimanche à toi, bises amicales Philip. |
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le dimanche 15 mars 2015, à 12:00 Pour DOMIE :
J'ai écrit ce poème hier en fin d'après-midi, en lisant une biographie de Debussy, après avoir griffonné le matin sur un papier des bribes de vers que j'allais intégrer dans mon poème et sans savoir aucunement que ce poème serait une possible lettre de Debussy. Et, bien sûr, j'ai tout écrit sur de la musique de Debussy, pour booster mon imagination romantique.
Pour IMPARFAIT :
Merci d'avoir trouvé de la délicatesse dans ces vers. Tu sais, combien de fois aimerais-je écrire très différemment des poèmes plus modernes, mais plus "spécialisé" dans le romantisme sous toutes les formes de l'Art (la poésie, mais aussi la peinture et la musique), je me trouve bien dans ce registre. C'est pour ça que je me défoule parfois avec mes sagas rock'n roll ! Bon, si tu as trouvé une musique agréable dans mes vers, c'est le principal. Je te souhaite à toi aussi, un bon dimanche. Bises, Imparfait. Philip. |
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José le dimanche 15 mars 2015, à 12:22 Eh bien voilà une très belle composition où l'amour tutoie la mort.
Le troisième quatrain est sublime, tout comme celui qui conclue.
Une mention spéciale aussi à l'illustration du palais romain, dans son ambiance diaphane qui sied bien au poème, avec cette incrustation d'une partition également légèrement floutée comme pour signifier le propre trouble du compositeur.
Amitiés Philip.
Amitiés |
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violette le dimanche 15 mars 2015, à 15:40 Au pénultième jour de mon fiévreux trépas,
J’irai enfin bénir ma fière passacaille
Que j’avais emportée pour ces moments trop las
Où se meurent les jours quand le cœur vous assaille.
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Milkyway le dimanche 15 mars 2015, à 15:48 Très beau poème qui glisse subtilement vers l'évocation de la mort. Je l'ai relu plusieurs fois pour essayer de mieux le percer à jour.
J'admire particulièrement la pénultième strophe, avec un chiasme suivi d'un enjambement bien trouvé, "où les reflets palis/ De ses rêves troublés déposent leur suaire". Debussy devient ici l'objet et non plus le sujet lyrique et ça crée un bel effet de chûte je trouve.
Bonne continuation !
Justin |
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le dimanche 15 mars 2015, à 16:28 Pour MILKYWAY :
Ah, je suis enchanté de ton analyse, et sans flatterie doit te dire que tu fais partie des nouveaux poètes de notre site que, tout doucement, j'approche pour les connaître. Tu m'as devancé, et c'est une bonne chose. Passionné de psychanalyse, je ne cesse de répéter à qui veut l'entendre que dans nos actes créatifs (comme l'écriture) il y a toujours le fameux message de l'inconscient au conscient, que l'on ne perçoit pas forcément. Eh bien tu n'a pas été le seul a relever les rapports vie/mort dans ce poème, comme....un glissement subtil, même !
Ce n'était pas mon intention...."consciente" dans mon écrit. Certes il y a le mot suaire, et plus encore le marbre, qui fait penser à la tombe. Si mort il y a dans ce poème, elle n'est pas physique. J'ai la faveur d'être pianiste (pas un virtuose, certainement pas), mais j'ai plus encore la chance de savoir composer des factures classiques. Alors, j'ai omis de préciser que ce poème a été écrit avec la musique de Debussy dans la tête, et des aller-retour à mon piano pour égrener, de ce je je sais jouer de "la terrasse des audiences du clair de lune". Alors oui, Debussy était bien devenu l'objet et moi le sujet captant et restituant son ressenti. Désolé, si mon explication est trop intellectuelle, je sais que cela me dessert énormément, mais pour moi un poème est - quand je le ressens et ne le bâcle pas - une sorte d'or alchimique pour moi seul, dont je suis le seul à en apprécier l'éclat, par qu'il est tout droit sorti de mon âme et de mon coeur. Merci, infiniment. Amicalement, Justin. Philip. |
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marinette le dimanche 15 mars 2015, à 16:31 Psy
Il suce son mégot l’alter ego
Il fumiste il fumexe
Son sexe
Il fumaille
Il triture et malaxe
Les méninges tabaques
Il enlève les filtres
Pour voir plus clairement
Dedans
Puis il souffle fumée
Pour faire écran
Entre lui et son autre
Celui qui dit tout haut
Ce qui souffre tout bas
Il est boulifumiste
Le psytacite
Il réchauffe au fourneau
De sa pipe
Son âme insatisfaite
Et ses doigts demangeurs
Il est boulot-fumeur
L’artriste
Il crève notre écran
De ses nuages autistes
Et jette cendrier
Le vécu des patients
Son allumette altriste
Ravive pauvrement
Les flemmes en attente
Il voudrait suçoter
Sa maman son amante
Il se contente
De fantasmafumer
Pendant que les lamantes
Pleurent à ses côtés
Divantement dolentes
Oh la fumée de l’important
Il ventricule il ventriloque
Il fumascule le tabagiste
Il s’assassine à petite fumée
Il voudrait s’allonger
Et parler… 12 mai 90
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le dimanche 15 mars 2015, à 16:39 Pour MARINE :
Eh oui, je comprends bien que ce quatrain t'ait interpellé. Ah, éloignons, j'en suis désolé, de trop mortifères backgrounds. La passacaille est une danse légère, ibérique, est mon poème exprime que pour les mauvais jours, il est bien d'emporter avec soi, un peu de joie, un peu de soleil. Amitiés. Philip |
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le dimanche 15 mars 2015, à 16:50 Pour JOSE :
Merci mon cher José, pour ton commentaire profond.
Tu as apprécié le 3ème quatrain ? C'est aussi un des "moments-clés" du poème. Pour avoir lu dans la biographie de Debussy son mortel ennui de sentir comme reclus à Rome alors que ses pensées étaient ailleurs, j'ai voulu souligner le contraste absurde qu'il pouvait ressentir d'être musicien comblé dans la Ville éternelle et son ennui quasi mortifère. Ainsi je ne suis pas mécontent de ce contraste violent - dans le concept- entre le mot fleur (la beauté naturelle) et l'adjectif "abominable" !
Pour l"illustration ? Le palais est la célèbre Villa Médicis. J'y ai mêlé une partition de piano. Et j'ai flouté volontairement le tout, en effet. Cela pouvait symboliser en effet le trouble du compositeur.....ou peut être la vision déformée par ses larmes ? Merci d'être passé cher José. Amitiés. Philip. |
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domidom le dimanche 15 mars 2015, à 21:18 Coucou, j'arrive après la guerre, et tout a déjà été dit....
Contrairement à Imparfait, moi, j'adore les poèmes romantiques, et l'amour dans cette symphonie occupe une place majeur...
J'ai beaucoup aime le lire et le relire, en essayant d'imaginer la détresse et l'amertume que devait ressentir Debussy à cette époque de sa vie, un poème qui nous éclaire et qui en dit long sur son ressenti....
J'ai adoré, Bisous, Marraine... |
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le lundi 16 mars 2015, à 09:13 Pour DOMIE :
Coucou, Domie. "Après la......GUERRE !!!!!" Ouh ! Tu voulais dire "après la bataille", expression courante, car de guerre, il n'y a, heureusement ! (sourire). Eh bien ce poème, tout compte fait, n'est pas vraiment un poème d'amour. Debussy s'est tellement ennuyé à Rome que sans sa chérie restée en France, il aurait de toute façon été d'humeur morose. Donc ce n'était ni détresse, ni amertume. J'ai peut-être forcé un peu le trait. Debussy est un musicien que j'adore. Gros bisous, Domie. Philip
Pour MARINE :
Ah, merci pour l'envoi de ton poème PSY. Toujours ton triturage des mots. Une sorte d'expressionnisme verbal. Amitiés. Philip. |
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Ivy le lundi 16 mars 2015, à 11:10 Hello Philip !
Intro de notre soirée théâtre samedi soir.
Bisous
La valse des mots...
Il faudrait composer chaque poème sur fond de musique
Pour faire chanter les mots, c’est fantastique
Quand les vers dansent allégrement sur la page d'un cahier
Aucune valse ne peut les égaler
Ce ne sera peut-être pas du Chopin ni du Mozart
Car la poésie qui chante est une musique à part
Mais pour ceux qui se donneront la peine d’écouter
La musicalité des mots se mettra toujours à leur portée
Chaque musicien ou poète ayant un cœur de bohème
J’écris ma musique sous forme de poème
10-11-07 |
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le mardi 17 mars 2015, à 11:56 Coucou Ivy. Si je comprends bien, ta soirée poésie/musique/théâtre s'est très bien passée ? Great ! L'intro reflétait tout à fait ce que, personnellement je ressens en matière de lien entre la musique et la poésie. Ah, la musicalité des mots ! Tu prêches un convaincu. Kissous (je te téléphone dans la semaine). |
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Milkyway le mardi 17 mars 2015, à 22:09 Bonsoir Philip,
Je poste ici pour vous remercier de votre commentaire sur mon poème, qui m'a très fait plaisir. J'aimerais si vous l'acceptez aussi vous questionner un peu sur l'acte inconscient en art. J'ai étudié un peu la psychanalyse en cours de philo et lu un livre de Freud, mais j'ai beaucoup de réserves sur la théorie, et encore plus en ce qui concerne le domaine de l'Art. Si j'ai bien compris, l'art serait la manifestation de l'inconscient, et parfois la sublimation du désir sexuel.
En ce qui me concerne, ça ne marche pas : j'aimerais écrire au fil de la plume mais en pratique je passe des heures à tailler mes vers et je ne vois donc pas du tout de part de l'inconscient (ce qui est en même temps le principe de l'inconscient)
D'où (enfin) ma question : Ecrivez-vous plutôt librement, en suivant votre pensée ou comme moi sculptez-vous chaque vers, (ce qui semble enlever toute liberté en tant que spontanéité) ? Et si c'est la première proposition, je me demande comment. Doit-on consommer du haschich comme Baudelaire ? ^^
En vous remerciant, je vous souhaite une bonne soirée,
Justin |
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le mercredi 18 mars 2015, à 10:58 Pour JUSTIN (MILKYWAY) :
Bonjour, Justin. Ah, tu sais, tu n'as en face de toi qu'un amateur en psychanalyse. Le paradoxe est que tous ces complexes chemins auxquels nous confrontent, souvent avec étonnement cette discipline.....je ne suis pas fichu de les appliquer à moi-même, dans mes actes ! C'est comme ça. Enfin, je vais quand même essayer de répondre à tes questions.
L'inconscient ? On peut bien sûr le décoder.....après coup. Il ne faut surtout pas être dans une sorte de "déni" implicite de ses actes et pensées, sinon ça ne marche pas.
L'inconscient dans l'Art ? Et dans l'écriture poétique ? Je vais te donner un exemple très récent. Il y a quelques jours, au téléphone, avec un ami poète du site qui me connait bien, je lui disais que, pour trouver une accroche de départ à nombre de mes poèmes, j'ouvrais un livre de poésie et je choisissais "au hasard" un mot ! Au hasard ? Mon oeil !!!! Je tentais l'expérience en "direct live" avec mon ami. Chaque mot que je choisissais n'était nullement anodin !!! Tiens, je refais l'expérience avec toi. Je prends "les quatre vents de l'Esprit" de Victor Hugo et je tourne les pages et choisi des mots au hasard. Voyons.....
- "supplice infâmant » (ben j’aurais pu choisir « torrent » ou « lustre » qui étaient à côté. Mais non, c’est « supplice infâmant » qui a attiré mon regard (ou plutôt….mon inconscient ».
Continuons :
- « Tumulte », « reflets pâle »…..Même constat. Ces mots m’accrochent, car mon style poétique est assez souvent chargé de spleen.
Donc pour répondre à ta question, oui l’Art (je ne parle pas de mes poèmes) dans bien des cas, est une manifestation de l’Inconscient.
Si tu veux en savoir plus sur la psychanalyse, un cours de philo et un bouquin de Freud n’est évidemment pas suffisant.
Pour ce qui est des conseils pour « tailler tes vers », il serait prétentieux que je me permette de te donner des leçons. Des conseils ? Mais tout est question de feeling personnel.
Moi, voilà comment je fais :
J’ai l’esprit toujours en alerte des moindres mots qui surgissent dans mon esprit, où du moindre regard que le hasard me fait porter.
Deux exemples :
1/Sur un carnet, je note des bribes de vers, la plupart du temps aux consonances inhabituelles.
J’ai noté il y a quelques mois, ces mots :
« Aux mystiques envies…..
Fébrile et souveraine…..
Qu’un n épais manteau de rêve…. »
C’est joli, ça interpelle. Il y a de quoi démarrer sur quelque chose.
2/ Un jour, dans le métro, je tombe sur une vilaine affiche de pub pour des montres.
Mais le texte-accroche de cette publicité était……très romantique. C’était « mes heures de toi ». J’en ai fait un poème (si tu veux voir comment c’est devenu un poème, tu le retrouveras sur la liste de mes poèmes.
Voilà. A ta disposition pour discuter sur tout ce qui t’intéresse.
Le canabis ? Oui, je sais ça inspirait, Baudelaire, Gauthier et quelques autres. Mais ce n’est pas nécessaire. Moi, oui, oui, je n’ai jamais fumé de joint !!!
A bientôt Justin et merci de m’avoir fait l’estime de me poser des questions. Amitiés. Philip.
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Milkyway le samedi 21 mars 2015, à 10:25 Merci beaucoup Philip pour cette réponse si fournie ! Je me doute que l'inconscient soit difficile à déchiffrer, ce qui fait sans doute une part de son intérêt. Aujourd'hui, des thèses se développent encore sur la psychanalyse. Et certains psychanalystes s'amusent à faire une lecture psychanalytique de peintures ou de romans.
Merci de m'avoir fait part de tes manières de procéder. Je note également certaines idées sur un petit carnet. Je ne pense pas que l'on puisse réellement changer sa manière d'écrire, son style, puisque comme tu l'as dit, c'est une affaire de "feeling personnel". Mais je suis toujours curieux de savoir comment les autres procèdent et je te remercie donc de m'avoir fait partagé ton expérience.
Je vais de suite chercher ce poème "Mes heures de toi".
A bientôt Philip. Amitiés. |
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le dimanche 22 mars 2015, à 11:02 Pour JUSTIN :
En complément de ta réflexion, peut-on changer sa manière d'écrire ? Oui, c'est possible, à la manière d'exercices de style. Mais souvent nous sommes trahis par nos fondamentaux bien souvent émotionnels, qui réapparaissent sous forme de récurrence lexicales quelque soit le style d'écriture que l'on transforme. Ils révèlent une part de notre personnalité.
User de la psychanalyse pour expliquer romans, écrits, oeuvres d'Art, oui, mais c'est comme le symbolisme, on peut donner mille interprétation qui souvent se fourvoient dans des subjectivités qui n'ont rien de psychanalytique. Et puis, la psychanalyse est loin d'être une fin en soi. Merci d'avoir donné ton point de vue. J'ai également rebondi sur ton com' sur "les heures de toi". A bientôt.
SVP redonne-moi ton login, comme tu n'as pas posté depuis longtemps, je voudrais retrouver ton site sous son nom exact pour aller visiter tes autres poèmes. Amitiés. Philip.
(mespoemes.net/philipchevalier) |
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