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Brocéliande.
Il existe un palais, dans une forêt bretonne,
Que protège un lac que nul n’a entrevu,
On ne le trouve jamais, pourtant cela m’ étonne
Tout le monde le connaît, personne ne l’a vu.
On entend tout près, des voix, des hennissements,
Puis un bruit de galop sous les frondaisons,
Est-ce un roi ou un chevalier qui imprudemment
S’est aventuré trop loin sous cette végétation?.
Un rire cristallin de temps en temps fuse,
Un chant joyeux résonne, sous la verte futaie,
Est-ce vraiment une fée ou est ce une ruse
Que l’on entend dans cette millénaire chênaie?
La brume, émanant d’un étang , dissimulait
Ces bois, ces futaies , refusant de se dissiper,
Tu vis là, malgré le millénaire qui s’est écoulé,
Aucun être ne pensait, qu’ ici tu survivrais.
Merlin, amoureux, par un tour de passe- passe,
A voulu te garder pour toujours en ces lieux,
Mais tu a su déjouer, avec beaucoup de classe,
D’une manière habile, son projet audacieux.
J’entrais doucement dans la forêt de Brocéliande,
Ou l’on m’a signalé que tout a commencé,
Je frisonne, c’est normal que j’appréhende
D’observer tous ces mythes qui l’ont influencé
Sur la tombe de l’enchanteur je me suis arrêté,
On sent encore son aura, malgré toutes ces années.
Ta belle popularité vient surtout de sa notoriété
Il dort depuis mille ans et tu te sens incriminée .
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