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Métiers D' Antan

le mercredi 11 mars 2015, à 13:04. Posté par Zé


Où êtes-vous vieux ateliers d’antan
Qui dotiez de noblesse les villages ?
En nul pays ne survit à présent
L’art inouï de vos précieux ouvrages.

Qu’êtes-vous devenus bouviers, bouilleurs
Dentellières, lavandières, potiers
Charrons, ferreurs, chapeliers, rémouleurs
Barbiers, sabotiers et autres vanniers ?

On entendait galoper dans les rues,
Scier, rétamer, glousser la volaille
Quand cheminaient au lavoir en fichus
Les femmes, baquets de linge à la taille.

Les jeunes entraient en compagnonnage
Aux côtés experts de maîtres artisans
Qui éduquaient à l’effort le jeune âge…
Servitude, dirait-on maintenant.

L’autarcie rurale était chaleureuse,
L’entraide spontanée valeur commune
Quand désormais celle-ci est bien creuse,
Laissant un voisin en pleine infortune.

La campagne d’aujourd’hui combien seule
Se plaint des machines raclant ses champs,
Semant puis fauchant en immenses meules
Ce foin jadis qu’occupait tous ses gens.

On la force à viser la permanence
De bons profits en chaque production…
Depuis bien longtemps déjà la cadence
N’est plus celle tranquille des saisons.

De-ci delà de timides flambeaux
En vos terroirs par miracle est blotti,
Pour un folklore, moribond mais beau...
Où êtes-vous, peuple des arts détruits ?

https://youtu.be/CGkdGP99h5w?si=fUeoQoVf4N7ZVJ9H




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commentaires ( 8 ) (Ajouter un commentaire)
José le mercredi 11 mars 2015, à 13:13
* Autrefois, le 'bouilleur' était celui qui passait de village en village en traînant son alambic, afin de transformer les fruits fermentés en alcool.
Amitiés à tous.

imparfait le mercredi 11 mars 2015, à 17:09
Comme tu le dis avec une légère pointe d'amertume, où sont passés tous ces artisans, commerçants, paysans d'autrefois qui se levaient et se couchaient aux rythmes du soleil?
Aujourd'hui tout va très vite, trop vite! On cultive les céréales avec l'aide des satellites, on forme les vaches à se traire toutes seules, on jette les chaussures et les couteaux, on achète des dentelles ou des chapeaux d'importation...
Nous sommes la génération de transition entre deux mondes qui n'ont plus rien à voir l'un avec l'autre c'est pourquoi notre coeur est tiraillé entre la vie passée de nos parents et la vie future de nos enfants.
Merci José pour ce voyage dans le temps qui n'est peut-être pas encore si lointain que le modernisme le laisse penser.
Bises sincères.

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le mercredi 11 mars 2015, à 17:13
Très occupé j'ai pris du retard, cher José. Comme à mon habitude, un petit mot de courtoisie pour te dire que j'irai te commenter dès que possible. D'autant que tes derniers poèmes sont très beaux. Amitiés. Philip. See U soon. Philip.

domidom le mercredi 11 mars 2015, à 20:47
Un poème que j'aurais aimé écrire...
Qu'il était bon ce temps, je l'ai vécu....
Je vois que tu as oublié les ramasseur de peaux de lapins, le rémouleur qui passait à domicile aiguiser les couteaux, j'ai encore dans les narines, l'odeur de la corne des chevaux, lorsque le maréchal ferrant posait les fers, et le garde champêtre avec son tambour qui rassemblait les gens pour leur annoncer les nouvelles importantes, et tout, et tout...........
Mon père était chauffeur d'alambic, en été, il s'occupait des machines à battre....
Que de beaux souvenirs tu m'invoquent dans ce poème...
Quelle était merveilleuse mon époque....
Merci José....
Amitiés, Domie...

domidom le mercredi 11 mars 2015, à 20:48
Pardon(tu m'invoques)...
Domie...

Ivy le mercredi 11 mars 2015, à 21:07
Bonsoir José,
Cela me fait penser à cette chanson, "Where have all the flowers gone" ?
Amitiés

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le vendredi 13 mars 2015, à 08:37
Bonjour, mon cher José. Un bel hommage rendu à tous ces vieux métiers. Ceux qui les pratiquaient leur donnaient une âme. Moi qui habite la grande ville, dès que j'ai la chance d'aller dans nos campagnes française (et non pas à courir le monde si loin, quel bonheur lorsque, dans un village, pas touristique si possible, qu'il soit en Auvergne, en Normandie, au Pays Basque ou....dans les Landes, je vois quelques uns de ces artisans, c'est l'instant où je trouve bien dérisoire mes virées près de la Sorbonne à vouloir à tout pris me gaver de livre et de savoir. La vérité n'est pas que dans les livres, loin de là, mais dans les gestes AUTHENTIQUES de ces gens là qui perpétuent le vrai savoir. Le mot "être cultivé" devient bien galvaudé. Ces gens qui pratiquent ces vieux métiers avec coeur et passion sont bien plus cultivés que nous ! Amitiés, José et merci pour ce partage. Philip.

José le dimanche 12 avril 2015, à 16:04
Merci à vous tous!

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