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Jour de fureur, jour de colère,
En ce triste matin d'hiver,
Pour ma Bretagne bien aimée
Qui en ce jour est défigurée.
Tous les ruisseaux sont saturés,
Toutes les rivières ont débordé,
La mer aussi s'en est mêlée
Pour un peu plus nous alarmer.
Les Bretons avaient jadis peur,
Devant ces signes avant coureur
Que le ciel leur tombe sur la tête,
Car ce serait une vraie défaite.
Mais quand vous voyez cette horreur,
Ils n'avaient peut être pas tort.
Comprenez vous notre douleur
devant ce vent qui hurle et pleure?
Nous sommes tous bien fatigués,
Nous sommes tous démoralisés,
D'avoir, sans cesse, à recommencer
A nettoyer tous nos foyers.
Il est temps de prendre conscience,
De temps en temps même la science,
Ne peut nous faire battre le cœur,
Ne peut faire seule, notre bonheur.
Car, même nos cultivateurs,
Ont, quoique ce fut un leurre,
Pour avoir une vie plus facile,
Ecouté tous ces imbéciles.
Que tous nos chantres, tous nos druides,
Qui ont de la terre le fluide,
Se rassemblent pour nous conduire,
Par un chemin moins périlleux
Dans un endroit où l'on vit mieux.
(écrit lors des inondations à répétions que connu la Bretagne en 2013-2014)
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