Salus le samedi 21 février 2015, à 17:23
La gloire se pendit, et tous nous disparûmes,
Les pigeons nous chiaient dessus, nous étions morts,
Et nous vivions toujours l'éternité sans plumes
Où nous avaient conduit nos affreux passeport.
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le samedi 21 février 2015, à 18:04 Pour SALUS :
Euh, malgré la liberté d'expression de chacun et ton honorable penchant pour le surréalisme et la "pétillance" de la dérision.... ce commentaire versifié me semble casser un peu, le prolongement romantique que - me semblait-il - pouvait induire mes vers, toute immodestie mise de côté.
Non, les "pigeons qui nous chient dessus" pour réaliste que puisse être l'image (il y a en d'ailleurs beaucoup à Montmartre, près du Château des Brouillards, lieu-dit qui m'a inspiré le poème) n'est pas dans l'évanescente torpeur du poème. Et il va sans dire qu'il me parait impensable que tout cela ne soit qu'un understatement qui laisserait poindre la moquerie ?
Mais il est vrai que toute gloire, futile et éphémère en soi, n'a d'autre issue que de se pendre, et notre disparition est plus que fatale. Programmée. Amitiés, Salus. Bon week-end. Bien à toi. Philip. |
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Salus le samedi 21 février 2015, à 18:36
Oui, oui ! tu as parfaitement raison !
je me suis laissé emporter par mon mon mauvais esprit foncier, efface donc ces bêtises et pardonne-moi ! |
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Salus le samedi 21 février 2015, à 18:37
...Et en plus, il manque un "s" à "passeports" ! |
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imparfait le samedi 21 février 2015, à 20:04 Une grande part de mystère dans le brouillard de ce château mais si on se laisse guider part le fil tendu par l'auteur du début à la fin on arrive à ne pas se perdre dans le cheminement d'une vie soumise aux morsures du jour.
Bises Philip et bonne soirée à toi |
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imparfait le samedi 21 février 2015, à 20:40 nous sommes tous en mode "erreur de frappe "ce soir!!! "par" et non "part" dans mon commentaire précédent!!!!
Salus oublie un "S", je mets un "T" en trop et tu as oublié un "T" a "on"
"Il est un noir enfer que les jours on raillés"
Vivement lundi qu'on se repose du week-end! rire
Bises Philip |
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louis le samedi 21 février 2015, à 23:34 Ambiance un peu lugubre, mais ne manque-t-il pas un pied au dernier vers, sauf à traduire un espoir déçu ?
Amitiés. |
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le dimanche 22 février 2015, à 06:43 Décidément, oui, c’était en mode erreur de frappe ! Merci Imparfait et Louis (le « ont » a été rectifié et, bien sûr il fallait lire « murmurant DANS nos cœurs amabiles »). Venons-en au fond :
Pour LOUIS : Merci d’être passé me lire. Dès lors où désormais je ne fais plus d’auto-com’ explicatifs, c’est donc a posteriori que je puis donner des pistes sur le fond de mes poèmes. En voici deux :
D’une part, une promenade qui avait démarré sous un ciel bleu, près de la célèbre Butte Montmartre à Paris, s’est vite poursuivie sous un ciel gris et un froid glaçant. Ambiance ! Il se trouve que près des vignes de Montmartre (curiosité !) il est un petit enclos résidentiel où habitent de nombreux artistes, sur un ancien lieu-dit « le Château des Brouillards ». Paris, au loin, et vu de haut s’enfonçait dans la grisaille. Tout ce qu’il fallait pour une idée de poème, peut-être pas lugubre comme tu dis mais en tout cas glaçant. D’autant que mon esprit a effleuré le fameux…. Château de Kafka ! Pour finir, le poème a été conduit en écriture « presque » automatique et ne reflète d’ailleurs pas un état d’esprit personnel du moment. Amitiés, Louis. Philip.
Pour IMPARFAIT :
Merci à toi aussi de m’avoir lu. Kafka étant un peu dans ma tête (sur ses pas à Prague en automne dernier !), le narrateur du poème – écrit à la première personne – n’est pas moi mais pourrait être l’étrange Monsieur K du « Château » ou Gregor Samsa de « la Métamorphose ». En tout cas, oui, j’y ai mis une part de mystère comme tu le soulignes. Merci de ne pas t’être perdue dans la trame du poème (on a le droit de se perdre dans les poèmes des autres, tant ils sont bien entendu si personnels). Tu as, sans flatterie, une belle perspicacité dans la perception du personnage du poème en évoquant « le cheminement d'une vie soumise aux morsures du jour ». Oui, car le poème est aussi un déroulé en accéléré d’une vie. Il y a même une allusion à la guerre (« …..le bruit des canons ») puisque la Butte Montmartre fut un haut lieu de la Commune de Paris. Bah, j’aime bien me transporter, comme tu le sais, dans le Paris de la deuxième moitié du XIX°, là où vivaient nos chers Baudelaire et consorts.
Bon dimanche, chère Imparfait. Bises et amitiés. Philip.
(mespoemes.net/philipchevalier) |
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euphonie0 le dimanche 22 février 2015, à 08:50 Bonjour Philip
J'adore le premier quatrain.
Et surtout l'épilogue, qui renaît à la lumière.
Un peu lugubre mais Philip c'est quand même un chant qui sort de toi et qui nous pénètre dans les tripes en le lisant.
Om
Marie |
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le dimanche 22 février 2015, à 09:20 Coucou, Marie.
Merci d'être passée me lire en ce dimanche matin. Oui, c'est à dessein qu'en forme d'épilogue j'ai choisi un extrait d'un poème du poète anglais Keats (avec lui, pas de risque, il fait dans tout sauf le lugubre !). Puisque mon poème parlait de brouillard, il fallait donner une autre image plus "lumineuse" de la brume. Mais, si en effet, ce poème "sort de moi" comme tu dis, comme je l'ai précisé, son côté sombre n'est pas le reflet de mon état d'esprit. Attaquant un sujet bien "gris", je ne pouvais que persévérer, en écrivant mes vers, qu'en direction d'un climat un peu oppressant. A lire comme une exercice de style. En principe le prochain poème sera à l'opposé, une méditation sur un portrait merveilleux de Maria-Magdalena peint par le peintre de la renaissance italienne, Pierro della Francesca. La poésie est éclectique comme tu le voies. Amitiés et bises. Philip. |
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violette le dimanche 22 février 2015, à 10:26 so nice |
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José le dimanche 22 février 2015, à 13:02 Encore du très grand Philip et je retiens, dans l'ambiance sombre et abimée, en tout particulier le magnifique avant-dernier quatrain.
Amitiés. |
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Domidom le dimanche 22 février 2015, à 22:14 J'arrive tard, en fin de course, tout à déjà était dit, rien que de chaleureux et superbes commentaires....
Alors, la seule chose qu'il me reste à te dire, c'est que j'ai adoré me balader dans ce château des brouillards, romantique certes, mais grouillant de mystères....
A plus, bisous, Domie... |
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Micheline 1940 le mercredi 25 février 2015, à 03:19
Même arrivée la dernière, je tenais, cher Philippe, à vous dire tout l'émoi qui me prit à la lecture de vos vers si beaux, et combien pathétiques ! Je m'y suis sentie en pays bien connu, et cet : " Embrasser en dévot mes morsures légères,
Pour effacer en vain la trace de mon crime. " m'a irrémédiablement " colpita " . J'ai repensé à l'impensable qui me fit remettre en vie mon très cher époux pour le garder encore un peu .... " Mon Dieu ! Laissez-le moi encore un peu mon amoureux " suppliait Piaf ! C’est une chanson que je ne puis plus écouter sans un immense chagrin. Le médecin m'a prévenu : « IL » ne passera pas une autre nuit ! Mais j'ai tant insisté, tant pleuré … que j'ai entendu dire à mon amour revenu à la vie " Ma chérie, il est tard ! Rentre te reposer ! Et dans cet instant de l'éveil, c'est encore à moi qu'il pensait ! Je ne l'ai pas quitté, et l'ai veillé toute la nuit qu'il a passée paisiblement. Il nous a quitté à trois heures du matin le lendemain... Mon crime a été celui de lui avoir imposé une seconde et douloureuse mort en échange de vingt quatre heures de somnolence en attendant l’inéluctable ... Je ne me le pardonnerai jamais.
Votre texte très beau, m'a sensibilisé l'âme.
Avec amitié je vous souhaite, mon ami, une belle et douce nuit!
M.
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cerise le mercredi 25 février 2015, à 14:55 coucou Philip,
me voilà, à mon tour, hanter déambuler dans les couloirs de ton château. La musique sied à ravir mon imagination qui est partie du côté Dracula hihi.
bravo en tout cas...sourire
amicalement
Beatrice
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le mercredi 25 février 2015, à 19:06 Pour BEATRICE :
Oui, sans le vouloir, dans l'aspect un peu lugubre (Bah, normal pour une maison baignée de brouillard !) il y avait une petit côté d'ambiance vampirique involontaire. Mais je n'allais pas réécrire tout le poème pour le rendre léger, ce qui eut été impossible. La musique sied bien à cette ambiance, hein ? Douce soirée. Amitiés. Philip
Pour MICHELINE :
Merci ma chère Micheline, mais combien je suis sincèrement désolé d'avoir ravivé de si pénibles souvenirs. Culpabilisants ? Non, l'expression d'un amour qui était sublimé. Ne parlons pas de cela, pour ne pas embuer tes yeux de souvenirs. Mais sache que ce que tu/vous m'as confié m'a tellement et profondément ému. Que la Beauté du monde te donne la force de voir dans les couleurs du lendemain toute la présence à jamais en toi de l'être aimé. Prends(nez) soin de toi/vous, Chère Micheline. Amitiés sincères. Philip. |
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Cerise le mercredi 25 février 2015, à 20:45 C' eut été dommage que tu le réécrives comme tu dis pour le rendre plus léger.
Ton poème en perdrait son mordant...(sourire).
Belle soirée Philip |
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Micheline 1940 le jeudi 26 février 2015, à 05:55 Merci, cher Philippe, de comprendre ce qu'est ma peine face à cet incommensurable remords ...
Bien à vous, M. |
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