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quand j'arriverai au terme de ma route,
Je partirai sans bruit, pour te rejoindre enfin,
J'ai un peu peur, mais je n'ai aucun doute,
Tu m'attendras, je le sais, au bord du chemin.
Tu tiendras ma main, comme dans mon enfance,
En me donnant alors tout ce dont j'ai besoin,
Pour m'éviter ainsi toutes les souffrances
Qui furent, ici bas, notre lot quotidien.
J'étais très jeune et malgré mon insouciance,
Tu as su me guider envers et contre tout,
Et toute ma vie, je t'ai fait confiance
Nous nous aimions alors et nous pardonnant tout.
Tu es partie, avant moi, un matin d'hiver,
Me laissant seule pour affronter mes défis,
Sans toi, ici bas, c'est un vrai calvaire,
Malgré les enfants dont je m'enorgueillis.
Dans ce jardin d'Eden, ou tu vis maintenant,
Tu connais cependant une heureuse félicité,
Tu es très aimée comme jamais auparavant,
C'est une vraie revanche et c'est très méritée.
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