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A l’heure, au ciel banal, où se fait le silence,
Ce silence, plombé d’un bruit assourdissant,
Se taisent les oiseaux dans cette plaine immense,
Où chacun peut les voir dans l’azur vieillissant,
Aux portes de la nuit, entamer leur errance.
Alors les nues, dans un geste compatissant,
S’écartent, ménageant des trouées d’espérance
Vers l’éther éclairé par l’astre rouge sang.
Moi, le cœur ruisselant de souvenirs antiques,
Aucun besoin je n’ai de scruter l’horizon,
D’essayer d’entrevoir les couleurs qui se fondent,
Ou bien de méditer contemplant des reliques,
Car mon âme est emplie, et plus que de raison,
Des échos de la vie qui, le soir, se répondent.
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