JARDIN DE LUNE

 

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DANS L'INCONCEVABLE ECLAT DU JOUR NAISSANT

le mercredi 18 février 2015, à 09:43. Posté par Philip de Berg


    Ô, mon âme,
    Dans l’inconcevable éclat du jour naissant,
    Le vent n’emporte que les cendres.
    ……………………………………………………………
    Quels sont ces noirs sanglots emportés à l’encan,
    D’un peuple prodigieux qu’une victoire amère
    A conduit en ces lieux pour quitter son carcan,
    Et espérer le Jour, quand le Temps s’accélère.

    Quelle est cette caresse affadie par l’Aurore,
    Qu’une ultime clémence avait défigurée,
    Avant de consumer ce qui ne peut éclore,
    Et dans le jour maudit, attendre, sidérée !

    Et quand blanchit le Ciel dans un dernier sursaut,
    Quoi de plus monotone ou de plus dérisoire
    Que l’affreux paysage emporté par l’assaut
    D’un damné qui frissonne à l’heure où point sa gloire.

    Ô, Nature félonne au doigt accusateur,
    Proclame ma pitié sans détourner mon ombre,
    Quand les lourds tombereaux emporteront mon cœur,
    Près des chemins vermeils et tout près de la tombe.

    L’éclat du jour naissant, comme un sot visionnaire,
    A égaré l’instant des timides rancœurs
    Qu’un firmament hideux au contour débonnaire,
    Avait enseveli sous de mornes couleurs.

    Mais sous les cieux exquis, rafraîchis par la brume,;
    Je prendrai ces chemins fait d’ornières profondes,
    Pour courir sur le Vent, pour savourer l’écume
    Où se meurt la chanson de ces nues vagabondes.
    ………………………………………………………….
    Epargné par la grêle au parfum d’innocence,
    Quand sorti de la fange à l’orée du Hasard,
    Je contournais, prudent, l’appât de mon silence,
    Mon regard caressa mon spectre goguenard.

    « Alors, toi l’Orgueilleux ! », répliqua mon Destin,
    « As-tu compris pourquoi les lys ont l’âme noire
    Et le matin trompeur, un reflet enfantin ? »
    Je passais mon chemin, maudissant ma mémoire.

    Que l’outrageant soldat qui traque ma misère,
    S’arrête au pied du gouffre où se meurent les Nuits,
    Et me laisse embarquer dans ma sourde tanière.
    De ces refrains railleurs, j’en goûterai les fruits.

    Chanterons-nous encor, sous nos paupières closes,
    Les matins frémissants qu’une saison farouche
    Emportée par le deuil de rimes virtuoses
    Viendra ensevelir en fermant notre bouche ?

    Mais dans un fier sursaut que des étreintes blêmes,
    Imprégnées de mystère et de brume incroyable,
    Iront stigmatiser en portant leurs emblèmes,
    Nous montrerons enfin notre cœur estimable.
    .………………………………………….
    Ô, mon âme,
    Dans l’épouvantable éclat du jour mourant,
    Le vent malin saura surprendre.

    (Illustration : photo prise au lever du soleil, sur le Gange à Bénarès lors d'un voyage)

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commentaires ( 13 ) (Ajouter un commentaire)
Salus le mercredi 18 février 2015, à 13:18

Ça ronfle et ça balance, un plaisir !
- le tercet final tombe à merveille ;
Tu vois ? tu glisses insensiblement vers une rigueur classique, encore quelques hiatus, Quelque affinage d'équilibre... déjà, seuls de minuscules détails pêchent...
Moi, je ne te pousse pas vers cette voie, je maintient qu'il n'y a de recette que d'autant de poètes, et qu'il est de multiples passage au génie ; si génie il y aurait ; je maintiens aussi que l’orthographe, la grammaire, la syntaxe, la philosophie, la psychanalyse et la curiosité, ne sont, comme, la règle de versification classique, que des outils, merveilleusement élaborés, parfois sur des siècles ;
poète, il est important - primordial - d'en maîtriser suffisamment les pourquois et les comments ;
Je suis passé par les fourches caudines de l'étude lacanienne, je sais le tore et le nœud borroméen, l'ecrit et les séminaires, Freud et Cie....et les phrases complexes, même si, non, "ça ne veut pas rien dire" ne m'impressionnent guère.
D’autre part, et te lisant, si ton vers "m'attrape" suffisamment, par sa prosodie, son air de mystère et les implications syncopées qui semble en découler, qu'un mot m'en échappe, il faudra bien, que je m'en enquerre, d'autant plus simplement que nous sommes - justement - dans l'immense bibliothèque de Babel* de la "toile...", ainsi, mon lexique s'enrichit, dans le "piège à mot" d'une saine musique, en complexité et en nombre, il en découle que je peux mieux nommer, des associations se créent - Métonymiques et métaphorique, précisément, ça s'appelle la culture, je trouve ça intéressant...
Mais ni la complexité ni la simplesse, ni la technicité, jusqu'à la virtuosité, ne sont gages d'azur !
Le mystère demeure, lisons les résultats.


Salut,
Salus !


*George Luis Borges

domidom le mercredi 18 février 2015, à 16:14
Je ne répéterai pas les louanges de Salus, mais cette fois, tu es bien près de la vérité, en oubliant dirons-nous, (Quelques détails), comme dirait (Le Pen)....(Rire)...
Je trouve ce poème excellent, le fond est absolument parfait, de plus superbement écrit....
Je repasserai te relire, juste pour le plaisir...
De plus, j'applaudis à ta photo, un choix qui illustre parfaitement le poème...
Un régal...
Bisous, Domie...

euphonie0 le mercredi 18 février 2015, à 16:53
Je passe pour la deuxième fois te lire.
Philip je ne peux rien ajouter de plus, le commentaire de Salus dit tout de ton nouveau né.
Je ne suis pas une experte en la poèsie, je ne fais que lire et ressentir les émotions qui s'y dégagent.
Et tout ceux que je peux dire et que ton poème est merveilleux.
Om poétique
Amitiés
Marie

Guy le mercredi 18 février 2015, à 17:33
Superbe inspiration que ce jour naissant Philip !
Une lecture qui emporte.
Je vous lis et je pose quelques commentaires mais mon inspiration personnelle est un peu en panne en ce moment. Trop de choses en cours sans doute. Merci de t'en soucier ainsi que Marie.
Amitiés. Guy

Marie-Claude ( scarlatine) le mercredi 18 février 2015, à 19:57
bonsoir Phillip
merveilleux tout simplement !
rien d'autre à dire je suis sans mot
amitié
très belle soirée

imparfait le mercredi 18 février 2015, à 21:02
Un long et tortueux voyage que celui qui mène ton âme de la naissance à la mort comme naît et meurt le soleil. Tu décris les étapes, les sentiments et les pensées de ton cœur à travers un esprit fataliste et en même temps rebelle contre cette fatalité de l'inconscience qui réussit à ébranler l'être au plus profond de lui atteignant jusqu'à la face cachée d'une mémoire ensevelie.
J'aime particulièrement le quatrain suivant :
« Ô, Nature félonne au doigt accusateur, 
Proclame ma pitié sans détourner mon ombre, 
Quand les lourds tombereaux emporteront mon cœur, 
Près des chemins vermeils et tout près de la tombe »

Je ne suis pas fan des « Ô » je trouve que cela donne un caractère trop pompeux et poussiéreux à la poésie moderne. ( Même si j'écris en classique, j'aime la modernité dans la poésie!!!).
Je pense qu'il y quelques erreurs de frappe dans ton poème comme « quel est cette caresse », je verrai plutôt « quelle est cette caresse » et quelques absences de ponctuation qui oblige à relire plusieurs fois le même quatrain.
Et GRAND MERCI pour l'absence de cette auto-commentaire qui permet à l'émotion du poème de guider notre main dans la composition du commentaire et même si ce commentaire n'est pas en adéquation avec les sentiments de l'auteur, il est le véritable sentiment du lecteur.
Bises Philip à bientôt de te lire

Pierre le jeudi 19 février 2015, à 13:32
Ce Poème est tout simplement
Magnifique ! Tu écris comme
Baudelaire ou Rimbaud ! Et la très
belle photo me fait penser à la back
cover de l'album " Friends " des
Beach Boys ... Congratulations !!!
Très Amicalement, Pierre .

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le jeudi 19 février 2015, à 22:35
A TOUS LES AMI(E)S :
Merci pour vos commentaires. Je vais petit à petit y répondre. Mais au retour d'une ballade vers le Montmartre des poètes à Paris et du Musée de la Pensée Romantique (Maison de George Sand), je n'ai fait qu'aggraver un état grippal et je suis KO. Par simple politesse, je tenais à vous informer, donc, de mon retard à répondre. Repasser demain ! Amitiés à tous et à toutes. Philip.

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le jeudi 19 février 2015, à 22:44
Pour PIERRE :
Merci l'ami. Mais.....noooooooooooooon !!! Je n'écris surtout pas comme Baudelaire et Rimbaud !!!! Et, que cela m'a fait du tort, ce genre de compliment, car, je sais que tu l'as fait avec gentillesse, mais imagine les gens qui pourraient se sentir vexé ou jaloux d'encenser un des membres en le comparant avec les maîtres. Mais, cependant, j'aime ce que l'on appelle les "exercices de styles"? Pour avoir été aujourd'hui au Musée de la Pensée Romantique, dans la maison de George Sand, j'ai eu l'idée de reprendre une vraie/fausse correspondance entre Sand et.....moi (pour de rire !), amusement que j'avais fait sur le site il y a deux ans. Alors, il ne faudra surtout pas de dire des "bêtises" du genre "tu écrits comme Musset, grrrrr !
Ceci étant, je ne me souviens pas de la back cover de Friends. Mais je trouve que mon soleil levant sur le Gange est presque de la même couleur que celui de la cover de Santana sur "Caravanserail".
Bonne soirée et très amicalement. Philip.

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le vendredi 20 février 2015, à 07:13
Pour GUY :
Merci pour ton commentaire. « Le jour naissant » ! C’était au départ une vague idée sur le renouveau, sur la remise à zéro des compteurs, chaque matin qui ponctue notre vie. En fait, très souvent, ce qui guide mes poèmes, ce n’est pas une thématique, mais une « jolie » phrase qui surgit au hasard dans ma tête. Là c’était les deux premiers vers orphelins introductifs, que soudain j’ai couché sur le papier, sans idée particulière (sauf le fameux message de l’inconscient) et que je me suis dit reprendre le lendemain. Ca a donné ce poème. Une écriture à moitié automatique, moitié consciente et….certainement un million de choses dans ces quelques quatrains. Amitiés. Philip.

Pour DOMIE :
Eh bien ma chère Domie, si, donc, tu as bien aimé mon poème, je ne retiendrai de ton gentil commentaire que le « le fond est parfait et bien écrit ». Eh oui, Domie, je sais que ton « tu es bien près de la vérité, en oubliant quelques détails » se rapporte à l’impeccabilité prosodique dont je me fiche toujours autant (désolé ! Lol !). Mais je vais te dire quelque chose : avant-hier, un de nos amis poètes m’a dit : « mais pourquoi, alors que tu sembles t’orienter vers du classique, tu ne vas pas jusqu’au bout ? Et de citer le seul hiatus qu’il y avait dans mon avant-dernier poème. « Ah oui, le hiatus ! » lui ai-je dis. Je m’en suis expliqué dans un com. Je l’ai volontairement laissé pour donner le juste sens à un mot et pas à un autre ». 3Mais alors pourquoi ne l’as-tu pas précisé d’entrée de jeu dans ton auto-com ? » m’a-t-il répliqué. Pour moi c’était sans intérêt. Je ne poste pas mes poèmes pour que l’on compte le nombre de pieds et que l’on traque les hiatus. Mais pour que l’on vibre éventuellement si le fond comporte du sens. Et puis l’on peut se dire – toi la première, Domie, « pourquoi ne va-t-il pas jusqu’au bout du classique ? Ben la réponse est la même : mon challenge, c’est le fond du poème, son contenu….pas la forme (tu sais bien qu’en parfait classique – 0 faute ! – on peut écrire des choses…..sans aucun intérêt, ni aucune âme.
Alors tout simplement, j’ai pris l’habitude de cette à peu près équilibre, des alexandrins en principe équilibrés (1,2, 3, 4, 5, 6/1,2, 3, 4, 5, 6). Oui ça fait joli et surtout c’est agréable à lire. Dans ce poème oui je les ai vu les hiatus ; et il y en a plus d’un. Mais….j’ai laissé. Aaaah, chère Domie, que je suis bien content que tu aies aimé le fond de mon poème ! Gros bisous. Philip.

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le vendredi 20 février 2015, à 07:36
Pour IMPARFAIT :
Ah, merci pour ce long commentaire, Imparfait (bientôt, avec ceux que me fait Salus, ce seront mes commentateurs qui vont être trrrrrès longs alors que moi, j’arrête l’auto-com’ explicatif ! Sourire !).
Plus sérieusement, je suis très heureux que tu aies perçu – à ta manière, car les uns les autres, nous ne pouvons nous mettre dans la tête des autres poètes – le déroulé de mes vers. Je ne voudrais surtout pas que mon compliment soit pris pour une basse flatterie, mais ton analyse, très proche de mon état d’esprit dans cette écriture, dépeint tout à fait l’analyse « fataliste et raisonnée à la fois », en faisant des allers-retours, qui plus est, sur les chemins de la mémoire. Merci pour les erreurs de frappe et les ponctuations oubliées. Elles étaient sous mes yeux, et je ne les avais pas vus. C’est corrigé ! (et surtout, les ponctuations, redonnent et le sens et le rythme).
Pour ce qui est des « Ô », oui je sais que tu n’es pas fan. Mais d’abord ce ne sont pas des chevilles, pour combler un pied manquant, et puis tu sais que « l’ambiance » de mes poèmes n’est pas celui de la poésie moderne. Est-ce vraiment pompeux ou poussiéreux ce qu’écrivait nos grands littérateurs, nos immenses génies ? Un jour, je disais à Loïc qu’un ou deux mots du langage « contemporain » d’un de ses poèmes, un suberbe poème, me heurtait presque les oreilles. Parce que – sans parler de poésie – un Chateaubriand ou un Stendhal continueront à jamais de ma bouleverser et pas un René char, par exemple. Dans le même esprit, dans le dernier poème d’amour de Domie, dans son « A la proue de mon yacht », yacht m’a paru décalé alors que c’est un mot tout à fait usité…mais trop moderne pour moi.
Lorsque j’écris « Ô » c’est sciemment dans son sens soit hyper-émotionnel ou laudatif, tel que notre riche langue française l’a prévu pour focaliser dans la phrase tout l’intérêt du syntagme qui va suivre. Mais, ce n’est que question de goût.
Enfin, oui, l’absence d’auto-com, je le reconnais, favorise, c’est certain la propre émotion et le propre ressenti du lecteur. A très bientôt, et dans la multitude de tes accaparantes tâches, trouve bien vite le temps de nous poster un nouveau poème. Bises amicales, Imparfait. Philip.
mespoemes.net/philipchevalier

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le vendredi 20 février 2015, à 07:53
Pour MARIE-CLAUDE :
Merci, je ne vais pas bouder le plaisir du compliment. Tu trouve "merveilleux", selon ton expression, le poème. Certains, à qui je dis ce que je vais t'écrire, me disent "oui mais il faut quand même savoir le faire !". Je voulais simplement dire que mes poèmes ne sont que le résultat d'une sorte de technique (à l'exception de l'impeccabilité prosodique qui ne m'intéresse pas plus que ça, trop barbant) où, ayant la chance de connaître à peu près la littérature -et donc la poésie) je sens à peu près comment se construit l'émotion et la musicalité du verbe. Ce qui fait que pour le lecteur - s'il aime le fond - ça lui parait joli. Voilà un des secrets de mes petites recettes. C'est d'autant plus effrayant que parfois, même si tu liras qu'en général ce que j'écris est le reflet de mon âme romantique, j'écris des choses "belles" en apparence, mais avec sinon une froideur, tout du moins un grand détachement. Comme j'aime bien expliquer les choses, je te livre en prime time deux vers que j'ai griffonné et qui font, sciemment "joli, dans une ambiance de boudoir délicieusemet fin XVIII° siècle, ah, ah !) ces vers que j'intégrerai un jour dans un poème qui n'est pas encore né :

"Et vous, ma délicate, abreuvée de vos nuits/
A contempler le sort d’humeurs disparates....."
Merci d'être passée. Amicalement. Philip

Pour EUPHONIE :
Ma chère Marie, ma réponse era très courte, mais justement parce que tu as dit l'essentiel : "(quand je lis des poèmes)....je ne fais que ressentir les émotions qui s'y dégagent".
Cela conforte le sens que je ne voulais nullement prétentieux lorsque j'ai écris il y a peu à chacun d'entre vous. "je veux vous émouvoir !"
Merci donc, Marie. Bises et amitiés. Philip.

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le vendredi 20 février 2015, à 08:03
Pour SALUS :
Ah l'ami, voici un commentaire qui me fait plaisir, non pour le compliment, ni pour la longueur (inhabituelle) mais pour l'essentiel que tu y exprimes.
Notamment lorsque tu évoques "l'air de mystère et les implications syncopées". L'air de mystère et, dirais-je plutôt, un certain "rythme" en adéquation avec un poème et surtout son essence intrinsèque doit être, à mon sens un vecteur essentiel de ce qui contribue à "l'explosion des sens et du coeur" que doit induire un poème. Pour ce qui est de MA poésie, j'ai relevé que tu as utilisé le terme "syncopé". C'est tout à fait cela. Comme j'ai la faveur de savoir composé de la musique, comme tu sais, toutes mes partitions révèle un rythme fait de beaucoup de "syncopes" dans le sens musicologique du terme. Il en est de même lorsque je déclame un poème à voix haute. Et c'est enfin pour cela que j'évoquais mon goût, en terme de versification pour l'écriture poétique anglo-saxonne, centrée sur l'importance de l'accent tonique. L'aspec "glissando vers le classique", tu liras ce que je dis à Domie. C'est vrai que je fausse le jeu en laissant accroire que je tends vers cette voie, alors que je m'en fous toujours aussi complètement. Au plaisir ce te lire. Amitiés, Salus. Philip.

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