JARDIN DE LUNE

 

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AU DOUX CREPUSCULE DES RÊVES

le vendredi 13 février 2015, à 07:14. Posté par Philip de Berg


    (Prologue)
    Au doux crépuscule des rêves finissants,
    S’effacent les valses lentes
    Et meurent les miroirs.
    ………………………………………………………………………
    Quel est ce noir brigand au mufle qui étonne,
    Aux sommets empourprés de larmes coralines,
    Quand les rauques sabbats qui tressent leur couronne,
    Ont oublié parfois la douceur des collines.

    Ce n’est qu’un vagabond au ténébreux contour,
    Au charme patelin, qui contourne mon cœur
    Pour prendre le chemin d’un indolent détour,
    Aux marches d’un palais balayé de douleur.

    Quel est cette prière au chant si monotone,
    Embrasée de soupirs qui scintillent au vent,
    Comme un ami serein qui toujours vous étonne
    Quand vient le soir béni qui berce chastement.

    Ce n’est rien que mon âme emportée par le Temps
    Qu’une inclémence vaine échoua près de l’aube,
    Aux derniers contreforts d’un ultime Printemps,
    Qu’un moissonneur timide avait pris en maraude.

    Comme un tendre quadrige aux rythmes rubescents
    D’un souffle qui s’afflige à l’approche effrontée
    Des soupirs orgueilleux de mes yeux innocents,
    Se dessine en mon âme une fleur indomptée.

    Alors viendra l’instant fait d’ombre et de fureur,
    Empruntant les détours de sentiers surannés,
    Où se mêlent encore un parfum destructeur,
    En famine furtive au goût de fleurs fanées.
    ………………………………………………….
    (Epilogue)
    Au doux crépuscule
    Des rêves finissant,
    Nos matins se bousculent
    Dans le jour caressant.

    https://www.youtube.com/watch?v=I5i-IEIxpZ0
    (Scriabine – sonate en Fa majeur)

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commentaires ( 17 ) (Ajouter un commentaire)
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le vendredi 13 février 2015, à 07:50
Par ces quelques vers, voici encore l'expérience d'une "sorte" d'écriture automatique essentiellement guidée par la musique de Scriabine. Morceau pour piano dont j'ai joint le magnifique lien. Si vous le souhaitez, comme lors de l'invite de mon précédent poème, je vous encourage à lire mes quelques vers au en écoutant le lien. Une fois de plus ce ne seront pas mes humbles vers qui vous emporteront, mais la musique elle-même.
Sachez cependant le lien entre ce morceau de piano et la thématique (un peu « élastique » !!!!!) de mon poème :
Scriabine est un de mes composteurs préférés. Un romantique qui fait parfois penser à Chopin, avec une coloration harmonique et chromatique particulière que je ressens plus émotionnellement. Il se trouve que ce morceau de piano s’est trouvé avoir, au fil du temps, le surnom de… « Etats d’âme » par les musicologues. Sans rentrer dans le détail, les variations que l’on entend dans la pièce, des moments romantiques, presque dramatiques, et des andantes, plus légers, ont été analysés comme suit par d’émérites musicologues :
«D’abord, l’'âme libre et farouche se précipite avec passion dans la douleur et la lutte ». Puis « L'âme vogue à la dérive dans une mer de sentiments doux et mélancoliques : amour, tristesse, désirs vagues, pensées indéfinissables d'un charme fragile de fantôme ».
Voilà qui me convenait parfaitement pour coucher quelques vers impromptus.
Cela m’a donné le plaisir d’un poème fit de petites touches impressionnistes faites de mélanges de mots comme le peintre mélange des couleurs aussi improbables qu’insensées : « le rythme rubescent des quadriges », les « larmes coralines », le « noir brigand » (je l’aime bien celui-là !!!!).
Sur un plan technique, comme je le fais souvent, il y a un prologue et un épilogue qui volontairement sont en dehors du minima prosodique. Pour le reste, l’on notera que j’ai vite abandonné la contrainte des règles du nombre et de l’alternance. Toujours le même choix de l’émotionnel, pardi ! La réitération rapprochée de « mon âme » est volontaire.
L'illustration est une photo d'Etretat que j'ai retouchée pour lui donner une brume évanescente qui sied à l'ambiance du poème et de la musique.
Voilà. Je vous souhaite une agréable lecture et plus encore une belle écoute.
Amitiés à toutes et à toutes. Philip.
(mespoemes.net/philipchevalier)

Ivy le vendredi 13 février 2015, à 09:13
Etretat, comme c'est amusant Philip.
Hier soir au téléphone, mon amie qui habite aux Lilas, me proposait justement d'aller y faire une visite !
Bonne journée ...aux rêves renaissants !
Bises

Salus le vendredi 13 février 2015, à 13:22

Songe dolant de ces images cornalines
Au lapidaire de vers ciselés
Dans de ces formes si scellées
Et des allitérations si câlines !


domidom le vendredi 13 février 2015, à 14:09
Compliments, c'est magnifique, pour la forme, de très beaux alexandrins, et j'aime le fond...
Je t'ai suivi à pas de loup à chaque vers, c'est du beau travail, je n'y ai vu qu'un seul hiatus, au (premier vers), essaies de le dénicher....
J'ai vraiment adoré ce poème, sans flatterie aucune....
Bisous, Domie...

euphonie0 le vendredi 13 février 2015, à 16:24
Philip, quand la musique, l'âme sont en union, la plume de ton cœur emet toutes tes émotions, et cela donne un ravissement de lecture pour nous tous.
Quel bonheur ton retour, et surtout le vrai Philip celui qui ne cache plus sa sensibilité, et qui voulait être autre.
Oh Philip c'est émouvant et si emplie de toi.
Om
Marie

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le vendredi 13 février 2015, à 20:16
Pour DOMIE :
Merci, Domie. Tout ce que je peux te dire, c'est que je crois avoir retrouvé un peu de ce qu'il y avait de bien dans mon écriture poétique. Je sais que ce que tu penses n'est pas une flatterie. Mais, c'est marrant, même si le fond est important, je vois que pour toi, la forme demeure presque l'essentiel. Je ne m'y ferai jamais. Ce n'est pas un reproche que je te fais, hein , surtout pas. Mais vois tu, pour prendre l'exemple du premier vers, je n'avais pas à me creuser beaucoup la tête pour remplacer "...noir brigand-au mufle qui étonne" par un "...noir brigand DONT le mufle m'étonne". Mais.....non, dans la symbolique du noir brigand (tout ce que l'on veut imaginer, tel "la face sombre de nous même", la fausseté du monde, etc...), eh bien ce noir brigand ne pouvait pas être mon seul apanage, donc en transformant le 2ème émistiche qui débouchait sur un "...mufle M'étonne", je n'étais plus dans l'universalité voulue d'un spectre commun à tous. En gardant donc donc un "...brigand-t-au souffle qui étonne", le vers signifie donc "qui étonne TOUT LE MONDE". Désolé pour cette explication de texte.
Ce n'est simplement pour réitérer pour la 134.793ème fois, que je me fiche et contrefiche de l'impeccabilité prosodique. J'ai d'ailleurs fait l'effort au maximum des alternance masculin/féminin et singulier/pluriel....mais ça m'a vite barbé. Alors tu parles que je suis très heureux que tu aies sincèrement adoré mon poème, et dans cela je pense que tu y inclus l'effort de prosodie, mais ce qui me plait le plus dans le fait que tu aies aimé, c'est sur le fond, un milliard de fois plus important que la forme, pour moi.
En tout cas, je te fais de grrrrrrrrrrros bisous ma Domie. Philip.

Pour MARIE :
Merci ma chère Marie. Mais franchement, je suis gêné, effroyablement gêné. Les louanges pleuvent sur mes poèmes, oui je sais, j'ai annoncé la prétention de vouloir émouvoir", je m'en suis expliqué dans mon précédent poème. Emouvoir, dans un sens du terme qui ne peut que caractériser ce que est l'essence même de la poésie. Je sais hélas que ma poésie agace certains, que mes looooongs commentaires passent pour certains pour le la vanité et de la prétention, et ça je crois que je ne pourrais jamais convaincre que ce n'est pas ça. D'ailleurs, pour moi, je ne parle que pour moi, il me parait impossible de faire un commentaire de trois lignes soit aux poèmes des autres soit à mes réponses. Parce que chaque mot de vous renferme des myriades d'émotions dont il est essentiel de souligner ce qu'elles renferment. POURTANT, la plupart des commentaires que l'on me fait sont sobres. Ils vont à l'essentiel. Ils sont beaux, ils me touchent. Moi, peut-être que j'ai encore l'effroi de ne pas être sûr de savoir toucher les gens.
Cacher ma sensibilité ? Je ne l'ai jamais fait, tu sais. Vouloir être autre ? Certainement pas, car j'utilise souvent l'expression "ce qu'il y a de meilleur en moi". Car il y a quand même quelque chose de pas trop moche en moi. Et ce meilleur de moi-même, je l'exprime quand.....je suis moi-même. Tu as été émue par ma poésie "si emplie de moi" selon ton expression. J'en suis touché bien sûr. Ton ressenti n'empêchera cependant pas d'autres regards emplis à jamais de froideur que tout un chacun est aussi légitimement en droit de porter sur moi. Mais, une chose est certaine - mais encore bien fragile - je vais continuer à écrire avec ce que vous percevez comme plus d'authenticité. Tu sais, Marie, je suis un garçon plein de délicatesse et de respect. Qui pour l'heure me contraint à garder ces exigences. Cela m'empêche de basculer dans de la véritable prétentieux irrespectueuse en disant par exemple à certains que, sur le terrain de la littérature et de la poétique je possède un bagage que j'ai l'ambition de considérer comme de bon niveau. Mais dire cela, déjà, ce serait de l'irrespect. Et puis, la belle affaire, on juge un Homme à son intelligence du coeur et à sa raison, pas à son bagage. Sur ce terrain je suis lamentable. A ma décharge, je fais simplement l'effort de plus de maturité. Le combat est rude, c'est une autre paire de manche que de maîtriser la procédure devant une juridiction où d'écrire de jolies phrases. Je te souhaite une douce nuit, Marie. Philip.

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le vendredi 13 février 2015, à 20:30
Pour SALUS :
Merci l'ami.
Oh, mes allitérations ne sont que des artifices tu sais. Elles participent de ma fameuse "musique des mots" et - alors que je veux émouvoir, c'est mon essentiel credo, elles ont pour fonction plutôt d'envoûter, dans le sens d'hypnotiser, comme la flute du charmeur de serpent. Non, l'authentique dans ma poésie c'est peut-être ce qui tourne autour, impalpable ou invisible, comme une évidence cachée. Le terme anglais "background" qui n'a pas à mon sens une traduction satisfaisante dans notre langue serait approprié. En fait, les jeux de mots poétiques - et pourtant j'en use et abuse dans les commentaires que je te fais - eh bien, je déteste ! Mon truc c'est plutôt les télescopages lexicaux où les mots, malgré toutes mes dénégations, ne sont pas choisi au hasard, malgré le côté "écriture automatique". Dans ce poème je pourrai te citer "famine furtive", "les soupirs.....embrasés (!!!!), "les larmes coralines", les "rauques sabbats", "l'indolent détour", etc.... Car, il ne faut pas oublier.....quoi.....quoi ? Ben le fameux message de l'inconscient au conscient, pardi. Eh, Freud n'a pas bossé ses théories pour rien, quand même !!!! En tout cas, merci pour ton sympathique commentaire en vers. Amitiés. Philip.

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le vendredi 13 février 2015, à 20:39
Pour IVY : Tiens c'est drôle - et nous en avons parlé ce matin au téléphone - tu as focalisé Etretat, qui semble te faire rêver, d'autant que tu m'as dit n'y être encore jamais allé ! En fait, je ne savais pas quoi mettre ne illustration de ce poème et j'ai choisi une récente photo faite à Etretat que j'ai retravaillé de façon plus onirique et chaleureuse pour coller à mon poème. Mais je retiens que tu as vu dans mon poème l'empreinte de rêves renaissants. Oui, c'est bien de pouvoir rêver de nouveau. Sans rêves, l'on meurt. Oh bien sûr ce ne sont que des rêves et rien d'autres. Les avis sont partagés sur le rêve. Sont ils nécessaires ? Nous éloignent-ils des réalités ? L'essentiel c'est qu'ils ne meurent pas. Je ne voudrais pas d'une vie sans rêves. A très bientôt, Ivy. Kissous. Philip.

domidom le vendredi 13 février 2015, à 21:24
Ce n'était pas un reproche!....
Juste une petite remarque, tellement surprise de n'avoir pas vu, des (ées) dans beaucoup de vers, je n'ai vu que ce petit hiatus, ce qui l'a agréablement surpris, de plus, de plus, je crois que tu l'as fait sciemment....
Je sais que tu te fiches de la prosodie, mais il ne faut t'énerver pour si peu, ce n'est pas grave...
Nous sommes en liberté et chacun écrit comme bon lui semble...
Mes excuses...
Bonne nuit, bises, Domie...

Salus le vendredi 13 février 2015, à 21:33

Ce n'est - non plus - pas un reproche...
Mais ! ne confondons pas "prosodie" et "versification"...


claude le vendredi 13 février 2015, à 22:39
j ' ai toujours comparé les mots, les vers comme des notes de musique donc chez toi on retrouve cette " orchestration littéraire " qui n' est en fait qu' une excellente partition poétique ( encore des louanges...lol)
pour la musique pure je suis allé sur youtube de suite pour écouter du Scriabin mais un peu trop vite peut être car c' est assez " hard " à la première écoute.Pas hard rock bien sur mais ce n' est pas le genre de " truc " qui s' écoute comme du Chopin, comme disait l' autre il faut peut être un petit coup de chopine par derrière pour que ça passe.
Cela dit à tête reposée car ce soir elle est embrumée je reviendrai SUR Scriabin ( enfin façon de parler ) car ce n 'est pas à priori le genre de compositeur qui vous sert de la daube musicale.
Bon sur ce je vais m' écouter un peu d' André Rieu , c' est plus accessible pour mes chastes oreilles ce soir.
Merci pour ton poème qui il est vrai pourrait se lire sur la musique de ce pianiste qui m' était inconnu mais que je vais essayer de décrypter car son style mérite qu' on s' y intéresse.
Juste pour te dire que j' ai remarqué dans ton com que tu avais " retouché " la photo des falaises d' Etretat.
C' est du beau tout ça ....retoucher une falaise, il manquait plus que ça , là tu me fait tomber de haut !
Bien à toi

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le samedi 14 février 2015, à 07:52
Pour DOMIE et SALUS :
Meuh, non, les ami(e)s, je n'ai nullement pris vos remarques pour un reproche. Il est bien fini le temps de mes énervements. Et je sais que vous êtes attachés à la liberté d'écriture poétique. C'était juste pour souligner de nouveau que je persiste dans ma double conception de ce que doit être la poésie : un mode d'écriture fait surtout pour générer de l'émotion (c'est pour cela que je lie indissociablement la musique et la poésie) et pour cela seule la magie des mots permet d'y accéder, pas le tableau visuellement équilibré que sont la mise en oeuvre des règles de la prosodie. Mais mon parti pris est seulement celui d'une école différente de....sensibilité poétique.
Cela me fait penser à l’esthétique ou non de la symétrie. Il y a des gens pour qui, poser deux objets de part et d’autre d’une commode vont trouver parfait de les poser de part et d’autre du meuble de façon symétrique. D’autre, qui volontairement vont préférer les poser de façon dissymétrique (ben, c’est d’ailleurs mon cas, pas étonnant !).
Mais ce n’est rien d’autre qu’une question de goût.
L’amour de la forme classique absolue en poésie n’est aussi qu’une question de goût, pas une exigence pour aimer la poésie.
Pour ceux qui lisent Aragon, qui n’était pas un fan du classicisme prosodique, si l’on eut exigé que son œuvre n’existât qu’à la condition d’être rédigée en classique, nous aurions perdu un très grand poète.
J’adore Paul Claudel. Pourtant une bonne partie de son œuvre poétique est austère dans ses thématiques. Mais quelle maîtrise de l’écriture !!! Pourtant, et je déclame souvent la poésie à haute voix en y mettant le ton, si vous saviez combien j’ai trouvé « chiant » (pas d’autres mots) certains de ses poèmes, remarquablement écrits….mais dont le sujet n’était pas « bouleversifiant » (je pense à des odes au Général de Gaule ou des prières à la Vierge Marie).
Il est un auteur que j’adore, y compris dans son œuvre poétique. C’est Rainer Maria Rilke. Il était autrichien. Mais il maîtrisait parfaitement la langue française. Aussi a-t-il écrit des tas de poèmes directement en français. Mais, sans doute son excellente connaissance de notre langue n’allait pas jusqu’à maîtriser la technique du classique, où ne le souhaitait-il pas ? Il n’empêche que ses poèmes en français sont d’une incroyable sensibilité et profondeur.
Pour finir, j’ai lu il n’y a pas si longtemps un ouvrage plutôt universitaire sur la littérature comparée. Si vous saviez combien Malherbe a énervé en voulant imposer de façon quasi doctrinale toutes ces règles d’écriture. Il ne s’est pas fait que des amis loin de là.
Salus, non, je n’avais pas confondu prosodie et versification. Je te répondais en termes de prosodie. Comme tu le sais, j’ai un bonne part de culture anglo-saxonne en moi. Chez nos amis anglais, tu sais peut-être que les dominantes de la versification sont très différentes de nous, ce sont les accents toniques qui ont une importance fondamentales. Ca, ça me plait, parce que l’on est proche du rythme, dans une acception musicale du mot. Lorsque l’on aime déclamer à haute voix, lire un poème est un bonheur. Jouer avec les allitérations, les accents toniques, la ponctuation est un vrai régal.
Voilà les ami(e)s. Et n’oublions pas que la RICHESSE de notre site est la diversité. Nous avons ces échanges techniques, mais la majorité des poètes du site ne connaissent pas tous les poètes de la littérature, ne connaissent pas les règles de la prosodie….mais ils n’empêchent qu’ils ressentent la poésie, qu’ils aiment écrire ; Qu’ils ne connaissent pas ces règles et ces auteurs….on s’en fout ! Mespomes.net c’est magique et cette magie s’effondrerait si l’on s’évertuait à créer plusieurs catégories d’auteurs, ceux qui écrivent bien et encore mieux ceux qui maîtriseraient les règles (le top ?????) et ceux qui se contenteraient d’écrire avec leur cœur ou leur feeling. Ben, franchement, si 2ème catégorie il y avait, je préférerais celle-là.
Excellent week-end. Philip.
(mespoemes.net/philip.chevalier)

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le samedi 14 février 2015, à 08:27
Pour CLAUDE :
Ah, c'est bien d'avoir eu la curiosité de découvrir Scriabine. Sympa l'éclectisme ! Chez moi tu me verras passer d'un Cd à l'autre, d'un opéra de Mozart à AC/DC, du trash allemand de Rammstein à une mazurka de Chopin, du jazz d'Errol Garner à des chants grégoriens. Bien, Claude, bien ! Quant au rapport poésie/musique, oui, c'est tout à fait ça, "l'orchestration littéraire" dont tu parles.
Scriabine ? Je vais me permettre de te guider, pour que tu apprécies pleinement son œuvre pianistique. Tu verras, ton plaisir va être progressif.
Vas bien sur sur Youtube.
Commence par écouter, avant tout :
- l'étude en ré dièse mineur
- puis, l'étude en do dièse mineur
C'est flamboyant d'une tonalité passionnée, fougueuse et romantique (tout ce que j'aime)
Puis, tu vas passer aux premières sonates et aux études. C'est encore sa période romantique qui fait encore penser à Chopin (jusqu'à la sonate n° 4 inclue)
Zappe la sonate 5 (les poèmes de l'extase), trop ardue structurellement.
Passe ensuite aux sonates de 6 à 9. Il a terminé sa période romantique et passe dans une période plus "mystique" qui avec l'usage inhabituel de la quarte, va donner des tonalités un peu étranges mais prenantes (mystique, quoi !).
Voilà mon cher Claude. Et ne mets pas de côté un petit Led Zep ou un Trust des fagots !! Ah, ah ! Amitiés musicales. Philip.
(mespoemes.net/philipchevalier)

songeusedenuit le dimanche 15 février 2015, à 14:14
Philip,
Vos écrits sont toujours aussi beaux et emplis de passions.
Encore une fois, je me suis laissée emportée par la douce mélodie de ces mots, qui plus encore, ont su être des notes.
Je vous souhaite une belle et mélodieuse balade au royaume tendre du rêve crépusculaire bercé par la mélodie de vos pensées.
Plume

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le dimanche 15 février 2015, à 17:06
Pour PLUME :
Aaaaah, Plume; quel agréable surprise ! Il est vrai que lorsque c'est les vacances, tu disposes de plus de temps libre pour nous visiter. Eh bien merci de ne pas m'avoir oublié. Ainsi tu qualifie de "tendre" le royaume du rêve crépusculaire ? Moui ! La tendresse c'est quand il y a l'apaisement de l'âme. Sans paix, il n'y a pas de tendresse. Tendresse pour le monde, qu'il faut savoir regarder, dans lequel il faut y voir la moindre étincelle, instants figés et donc éternels. Tu sembles avoir perçu que la musique que je perçois est double, ou plutôt qu'elle ne fait qu'un : celle des notes que je joue au piano, celle de mes mots et je dirai même triple : celle de l'âme également. Lieux communs puérils et romantiques que cette appréciation ? Oh, non, je ne vis pas (que) dans un rêve. J'ai le privilège d'entendre/ressentir tout cela, parfois. Merci d'être passée me lire, ma chère Plume. Amitiés. Philip.

Micheline 1940 le lundi 16 février 2015, à 04:55
Ce vertige de textes me comble pour vous, ami Philippe, et n'y puis plus rien y ajouter en redites. Bravo pour ce joli texte couplé à Scriabine, et chacun lance à l'autre qui ses vers, qui ses notes avec belle alternance, dans une bien belle partie !
Très amicalement, Micheline.
Bien

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le lundi 16 février 2015, à 11:47
Pour MICHELINE :
Vertige ? C'est plutôt mes avalanches de longues explications qui donnent le vertige. J'aime partager, j'aime exprimer les émotions où les chercher et m'en nourrir lorsque je commente les autres. Certains n'y verrons que du bavardage. Inutile. Pour moi, ce serait plutôt de la richesse. Je reviendrais (sur ton/votre site, cette fois) pour continuer nos échanges sur l'Art. Ici, musique et verbe se sont rencontrés. Scriabine m'a inspiré. Il est des moments magiques qui me tombent dessus, et dont je mesure le privilège. Merci de sembler percevoir l'émotion et la joie que je ressens à de telles expériences, la fusion des Arts, en quelque sorte, dont je ne suis que l'humble témoin. Avec mon amitié dévouée. Prends/prenez soin de toi/vous, Micheline. Philip.

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