Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le lundi 09 février 2015, à 14:26 Vénérant avec tant de fougue l'écriture et la poésie, tout comme j'ai toujours vénéré l'Art et le Beau, dans un récent commentaire à Marie (Euphonie), je lui disais à peu près mon souhait ardent de mettre dans mes mots un peu de cette magie que sont ces musiques incroyables quand les mots viennent du coeur. Telle était un peu ma poésie, je le pense, telle elle m'avait quitté. Que l'on ne voit nulle arrogance ou prétention dans ce propos. La magie c'est cet entre-Temps incroyable où l'on peut s'émouvoir d'un rayon de lune, du chant d'une étoile où tout simplement d'un mot, d'un mot qui....chante, parce qu'il contient simplement les germes d'une pureté, innocente ou perdue qui sait rester dans nos coeurs.
Fol que j'étais à relire Chateaubriand ou Stendhal et à crever de jalousie devant leur immense talent. Avant même que l'on ne me le conseille, j'ai voulu en reprenant ma plume, avant tout être moi, ce Philip qui restera à jamais romantique et sensible et inlassablement saura encore s'émerveiller de la vie et vous le faire partager. Alors ce poème n'a rien d'un morceau de choix. Il serait même de ces poèmes chargés de spleen, comme je les écrivais autrefois, sans doute plus authentiques.
Et j'espère encore vous émouvoir. Oui, avoir la prétention de vous émouvoir.....comme depuis trois ans, vous savez tous m'émouvoir lorsque je vous lis.. Telle est la magie de la poésie.
Alors, vous aurez mes interminaaaaaaaables commentaires, mes explications de texte, non pas pour vous épater mais pour vous faire partager.
Alors, c'est parti !
Ce poème a été écrit....."sous influence", c'est à dire sous l'influence de la musique dont je vous ai joint 2 liens. Le même morceau, au piano puis au violon. Sublime ! Ecoutez ces deux musiques en lisant le poème. Pas pour ce que vous penserez de mes vers, mais pour percevoir la complicité entre mots, ambiances et musique.
Genèse : les Mortaisons ? C'est un mot que j'ai inventé. Contraction de Morte saison : l'Hiver ! La musique étant celle du film de Spielberg "La liste Schindler", c'est aussi une manière de ne pas oublier ce que fut l'Holocauste dont on vient de célébrer le souvenir avec l'anniversaire de la Libération du camp d'Auschwitz. J'ai écouté des heures durant cette musique, passant de mon piano à la plume, jouant ce morceau lent, les notes devenant des mots, des maux, de fragiles "émaux" et "émois" dirait un Salus !
Mais ce poème n'a pas un thème précis. Vous lui donnerez chacun le sens qu'il vous plaira.
L'illustration est une photo que je viens de prendre de mon violon, posé sur mon piano. J'ai ressorti le violon. La musique n'a jamais quitté mon âme. Il me faudra retravailler l'instrument, longtemps, pour jouer la mélodie. Un nouveau challenge.
Voilà mes ami(e)s. Je vous souhaite une agréable lecture. Et n'oubliez pas d'écouter ces musiques, elles sont chargées d'émotion. Ce sont des musiques comme j'aimerai les écrire, avec un peu plus de talent. Avec mes plus sincères amitiés. Philip.
mespoemes.net/philipchevalier |
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Ivy le lundi 09 février 2015, à 14:31 Ouf ! Tes vers reviennent enfin à la vie !
Peu importe le tempo ou la saison, la musique est, et sera toujours, la nourriture de l'âme !
Kissous |
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rivaudais le lundi 09 février 2015, à 15:28 Cher Philip. Etait-il besoin de t'expliquer ? J'ai falli écrire te justifier. Il y a en toi quelque chose, une pudeur qui ressemble- à une excuse, ou alors la gêne, de savoir que tu as un talent effectivement romantique et digne des meilleurs. Tout en toi est musique, vibrations, harmonie, amour des sons et des mots. Tout cela se confond, servi par une belle érudition et une vraie curiositté intellectuelle et
artistique, le respect de la tradition uni au besoin de la découverte et de la nouveauté. Le temps de la morte saison n'est pas prèt d'arriver pour toi; Pour notre plus grand plaisir et notre intérêt de lecture. Et cet amour partagé de Dame Poésie, qui est indissociable de sa soeur la muse Euterpe. C'est sans doute pour cela qu'en te lisant , il me vient des airs de Schumann, Schubert, Chopin, Mozart. Vivaldi aussi, Et tant d'autres ! Puccini par exemple. Quel dommage que je ne puisse t'entendre toi, au piano ou sur ton cher violon. Alors les fautes ?.. non l'indifférence que tu as vis à vis des certaines régles prosodie classique n'ont aucune importance. Tu as raison de ne pas te restreindre. La création n'as pas de limites; Je te salue avec les respect dû au talent, à la liberté, à la quête obstinée d'un romantisme que certains diraient échevelé et que je criois être ta raison de vivre. rené |
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Micheline 1940 le lundi 09 février 2015, à 16:53 Bonjour cher Philippe !
Vous voici revenu avec tant de beautés posées là, sur la toile, et qui touchèrent mon cœur. Il me fut peine à lire sur un de vos commentaires, qu'il vous vint un chagrin de ne trouver sur le Site, que peu d'écho au front de vos Vers choisis, travaillés comme peut le faire un poète, avec âme et douleur, sources de tout talent. Et j'ai souvent songé en repensant à vous, aux musiques que vous aimez et qui ne pouvaient qu'adoucir le mal-être qui vous retenait loin de nous. Je sais votre émotion, celle qui arrache l'Âme, et vous êtes, cher ami, doublement exalté par vos dons d’écriture et de musique qui vous sont source de Vie. La vénération du Beau est ce qui nous commande, et nous percevons très souvent la beauté comme une douleur ... Et la joie même, peut nous faire toucher du doigt, le désespoir, celui d'imaginer que nous aurions bien pu ne jamais la rencontrer, la ressentir, ou seulement y accéder, ou bien la recevoir ... Nos cordes sont sensibles, et l'émotion parfois nous joue de drôles de tours ! Il nous faut aguerrir notre Âme si émotive, et grandement trembler s'il nous faut rencontrer le chagrin ... Car tout chez nous atteint d’immenses proportions. Nous vivons et mourrons avec autant de feu !
Les diverses interprétations de la musique du Thème de la Liste de Schindler sont poignantes ! Ces notes pleurent et nous serrent le cœur, nous remémorant ce magnifique film qui laisse à chacun un souvenir prégnant, indélébile … Merci pour les Liens !
Je vous souhaite, cher Philippe, une excellente fin d’après-midi, et vous réitère la joie que je pris à vous lire.
Votre bien amicale Micheline.
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euphonie0 le lundi 09 février 2015, à 17:31 Aujoud'hui dans notre demeure tu es enfin revenu, Philip avec un poème que j'ai très apprécié.
Reste toujours ceux que tu es, et laisse toujours ton âme prendre ta plume pour exprimer ses vers qui nous enchantent.
Enfin tout le monde est là, presque car Béatrice sera absente pendant au moins deux semaines.
Om
Marie |
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le lundi 09 février 2015, à 20:08 A TOUS :
Merci mes bien chers ami(e)s pour vos si gentils commentaires. J'y répondrai demain, tranquillement. Sachez, ce sera le gag de la soirée, que ma journée a épouvantable, une série de catastrophe et que mon poème, je l'ai composé en pleine galère. Jugez-en : ce matin, une série d'examen médicaux de routines, mais spécialisés. Ma carte Vitale indiquait, erreur, que je ne bénéficiais plus de mes droits à la Sécurité sociale, donc que je n'étais plus assuré social !!!!! Jj'ai dû avancer près de 300 euros pour trois examens. En sortant, un pneu crevé à mon véhicule. Le temps de rejoindre le garage avec mon pneu à plat, et en profitant pour changer l'autre pneu signalé en pré-contrôle technique....eh bien non, c'était le train arrière. Puis, coup de fil, le pneu crevé à l'avant n'était pas réparable. Et comme on change les pneus 2 par 2...j'ai dû changer mes 4 pneus ! 572 euros ! Et tout à l'heure, au garage en payant avec ma Carte Bleue....erreur du terminal indiquant "paiement refusé... paiement refusé..." Obligé de repasser à la maison pour retourver mon chéquier, que j'ai failli ne pas retrouver !!!! Voilà, mésaventure loin, bien loin de la douce poésie ! Eh bien les ami(e)s, j'ai pourtant réussi à commettre mon poème un peu romantique, malgré cette succession de galères, matérielles heureusement. Alors, mes doux, chaleureux et romantiques commentaires de remerciements.....ce sera pour demain, à tête reposée. Je vous souhaite une bonne soirée ! Demain est un autre jour. Amitiés. Philip. |
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euphonie0 le lundi 09 février 2015, à 20:55 Pourtant Philip nous ne sommes pas le vendredi 13.
Tu pourras en tirer de tes aventures une petite histoire.
Passe une bonne nuit
Om
Marie |
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Guy le lundi 09 février 2015, à 22:14 Philip bonsoir.
C'en est un puisque ta poésie et ta prose sont revenues flamboyer ici.
A très vite. Guy |
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domidom le lundi 09 février 2015, à 22:16 Contente de voir que tu t'es enfin décidé à reprendre ta plume, pour notre plaisir à tous...
Je ne vais pas reprendre les commentaires ci-dessus, puisque tout a déjà été dit, je me contenterai de dire...
(Au plaisir de te relire très bientôt)...
Bises, Domie... |
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le mardi 10 février 2015, à 06:13 Pour DOMIE ET POUR GUY :
Merci de penser que mes vers vous donnent toujours contentement de les lire, mes ami(e)s. "Flamboyer" est un terme sans doute bien superlatif, mon cher Guy, mais dans son acception première, s'il induit une flamme qui jamais de s'éteint et puisse être le reflet de mon âme, je l'accepte bien volontiers. Sans être un aigle en poésie ou dans la vie tout court, j'ai cependant toujours aimé la devise que l'on conférait à Jean l'Evangéliste, que l'on surnommait "l'aigle de Patmos" : Alis propriis altius ascendit (L’Aigle monte plus haut de ses propres ailes).
Vous savez, depuis que vous me connaissez, ce qui ressemble au besoin permanent de me justifier. Là, une fois de plus, je me sens obligé de de présenter des excuses pour ce qui, de nouveau dans mon propos pourrait passer pour de l'étalage de culture pédant. Mais si je cite la devise de l'Aigle c'est pour souligner ce qui de ma vie aura toujours été un but. L'aigle monterait plus haut que ses ailes ? La belle affaire ! Ma foi, tel est ce qui devrait être la quête de l'Homme pour avancer dans la sagesse. Et la quête de connaissance est forcément chemin de Sagesse. En prenant garde de ne se prendre pour Icare et de se brûler les ailes, vouloir monter très haut, comme l’aigle c’est peut-être la démarche, inconsciente de se vivifier dans l’Absolu ou le divin, comme l’on voudra. Ma devise, que j’ai souvent citée en ces lieux, ressemble, différemment et plus humblement à celle de l’Aigle de Patmos. C’est cette magnifique pensée de Louis Pasteur : « regarder en Haut, apprendre Au-Delà, chercher à s’élever, toujours ».
Et, au passage, des quelques poètes du site que j’ai l’honneur de connaître, c’est aussi leur démarche et j’en suis très heureux.
Alors, écrire de la poésie, oui, c’est peut-être « flamboyer » en effet, dans cette recherche d’élévation, pour atteindre de merveilleux sommets. Ils sont looin d’être atteints. Mais ils ne sont peut-être pas inaccessibles.
Voici donc, pour vous, Guy et Domie, ces quelques réflexions. ElleS en agaceront peut- être plus d’un par leur longueur et leur logghorique fatuité. Je n’y peux rien. Je suis comme ça. Sans cela, je ne serais plus authentique.
Et, en matière de poésie, je dirai que c’est le lieu même où il faut SE DEPASSER, au-delà des conventions et civilités du quotidien et de leurs exigences d’humilité.
Mais, lucide dans ma folie poétique, je ne m’empêcherai d’avoir en tête les….. » sages » paroles d’un Cioran qui disait, dans un sublime ouvrage que je vous recommande « La chute dans le Temps » : « c’est se fourvoyer que de suivre les pas d’un sage, si on ne l’est pas soi-même ». Ma seule sagesse, c’est la Beauté.
Chaleureuses amitiés à vous deux. Philip.
mespoemes.net/philipchevalier |
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le mardi 10 février 2015, à 06:28 Pour MARIE :
Merci Marie. Mais mon retour n'est rien d'autre qu'un non-évènement. Je ne suis pas resté bien longtemps absent. Je ne crois pas que les choses auront changées. Je dirais même, que, pourtant tout à la joie de vous retrouver, je me sens toujours affreusement gêné par la teneur souvent trop "superlative" de vos commentaires, si gentils. Si ma plume semble avoir parfois quelque lumière, c'est juste le privilège d'avoir la chance d'utiliser ce que j'ai pu puiser dans la verve de ce romantisme si particulier qu'est la Beauté et l'Art. Lâcheté ou stratégie mesurée de se tourner vers le Beau quand le monde autour de soi est si gris. C'est un sentiment qui génère beaucoup de souffrance de savoir que l'on va agacer parce que d'autres vont pointer pour vous cette Beauté que vous sublimez et qui vous porte. Oui, pour faire ce poème, j'ai fait des aller-retour avec mon piano en jouant et rejouant la mélodie dont je vous ai mis le lien. C'était nécessaire pour écrire mes quelques vers. Comme vous avez de la chance, la plupart d'entre vous, de pouvoir écrire votre poésie avec le seul support de votre silence et de votre imagination. La rencontre de vous avec...vous, et rien d'autre. Pour moi il en va différemment. C'est l'occasion Marie, de te dire combien la mélodie que je ressassais à l'infini sur mon piano m'a aidé pour écrire mon poème. Aujourd'hui, et plus jamais, je ne dirais des inutilités comme "ce poème est bâclé, etc...etc...". Les mots que je coucherai de ma plume virtuelle ne seront que moi, ici et maintenant, l'âme mise à nue. Merci, chère Marie d'avoir semble-t-il toujours plaisir à me lire. Et un coucou à Béatrice, qui je l'ai appris, ne sera pas dispo pendant quelques temps. Nous attendons bien sûr son retour. Je t'embrasse très fort, chère Marie. Ton bien dévoué Philip. |
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le mardi 10 février 2015, à 08:51 Pour IVY :
Oui, tu as bien raison. Pour moi, pour toi sans doute et pour beaucoup d'autre la musique est la nourriture de l'âme. Elle n'est pas la seule nourriture bien sûr. Et, heureusement, la plupart de nos ami(e)s poètes n'ont pas besoin de musique pour écrire. Moi, tu le sais, dès que je pose les doigts sur les touches de mon piano, la magie s'installe. J'y ressens de profondes émotions. C'est comme si les sons donnaient corps à mes sentiments et mes émotions. C'est comme si je les "voyais" avec des couleurs. Je pense particulièrement à Marie, qui ne voit pas très clair et qui doit ressentir peut être toutes ces sarabandes colorées lorsque la musique lui prend au coeur.
Et toi, chère Ivy, c'est souvent le spectacle de la nature qui sait t'émouvoir. Et, je crois que c'est tout cela la poésie. La couleur et la musique de l'âme ? A très bientôt. Et guette bien à ta fenêtre les changements de la nature. Encore quelques petites semaines et le paysage et les sons et les couleurs vont changer. Tu sauras mettre cela en vers. Kissous. Phil. |
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le mardi 10 février 2015, à 11:41 Pour l'heure, j'ai encore RENE et MICHELINE à qui répondre. Un peu de patience, j'ai plein de choses à vous dire pour vous remercier de vos si gentils commentaires. Dès que je trouve du temps......vous aurez quelques (juste "quelques ????? sourires !) mots à votre attention. En attendant, mes amitiés à vous deux. Philip. |
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DIDOU le mardi 10 février 2015, à 13:34 Salut philipp, tu nous reviens en force
merci pour ce poème...
à bientôt didou |
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bluegirl le mardi 10 février 2015, à 22:02
C'est plutôt poignant comme mélancolie, apparemment libérateur.
J'aime particulièrement ton deuxième quatrain, ainsi que ces nouveaux attributs que tu donnes au silence, celui qui arrache à ton cœur le temps de s'émouvoir...
Une sorte d'écriture automatique qui met bien en valeur ta poésie, tu vois que ça n'est pas plus difficile que ça ! Sourire !
Prends ton temps pour me répondre et me lire, comme ça on sera à égalité, car je ne suis pas très visible actuellement, (sur plusieurs petits projets !!!)
Merci de revenir, à bientôt donc !
Lola.
mespoemes.net/bluegirl
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le mercredi 11 février 2015, à 11:34 Pour RIVAUDAIS
Mon cher René, merci infiniment pour ta délicate réponse. Voici quelques mois que tu me connais et, bien sûr, tu as je pense, rapidement perçu ma sensibilité.
Oui, il y a souvent chez moi une sorte de gêne d’être parfois « encensé » par les amis qui me commentent. Toi-même, vois-tu, dans ton commentaire parle à mon égard d’un « talent digne des meilleurs ». Bien sûr que je sais écrire, mon métier de juriste ne m’a pas donné d’autre choix que celui d’être obligé de bien écrire. Ca tombait bien car je vénère l’écriture. Mais l’on ne peut, après des siècles de civilisation être « les meilleurs » et même à notre époque en faire partie. Ca se saurait. Je serais depuis longtemps Prix Goncourt !!!! C’est aux antipodes de mes souhaits. Je n’ai même pas l’envie d’être publié dans un recueil de poésie, ni même d’autofinancer mon propre recueil. Par contre tu évoques l’érudition et la curiosité intellectuelle. Cela, j’ai eu la chance de l’avoir et j’en suis fier. C’est une chance, en effet. Mais cela ne fait nullement de moi quelqu’un d’au-dessus du lot. On m’a dit un jour que j’étais « un Ogre de savoir ». Oui, savoir, apprendre, encore, encore….
Hier, en répondant à Guy et Domie, j’ai cité une des deux pensées qui ont toujours guidé ma vie, celle de Louis Pasteur qui disait « regarder en Haut, apprendre Au-Delà, chercher à s’élever, toujours ». J’y ajouterai la deuxième qui également guide ma vie. Elle est d’Einstein « l’enthousiasme est le germe de tout Art et de toute science véritable ». L’enthousiasme. C’est ma fierté aussi. Ce que je fais n’est ni de l’Art ni de la Science, quoique faire de la musique et écrire c’est mette un humble pied dans l’Art, que je vénère sous toutes ses formes. Je pense que tu as compris cela. Je suis quelqu’un de chaleureux, de très chaleureux par nature et plein de délicatesse. Là aussi, j’ai la fierté de l’affirmer, et les quelques amis de mespoemes.net qui me connaissent en témoigneront peut-être. Mais lorsque brille le regard et les mots de ces éclats d’enthousiasme et de générosité de cœur, d’autres ne le voient pas du même œil. Je souffre ainsi – je l’ai vécu toute ma vie et dans différents lieux – de sentiments opposés que l’on a à mon égard, me jaugeant comme un seul prétentieux et insincère en lui-même. Là, est une souffrance que je ressens, même sur notre merveilleux site de poésie. Bien sûr, je ne suis ni parano, ni excessif. C’est, de surcroit, une sorte de syndrome affectif lié à ma vie passée que peu de gens connaissent.
Venons-en à cet indissociable lien que tu as perçu en moi entre la musique et l’écriture. Si j’y rajoute la peinture (je « peinturlure » des copies), la philosophie, les voyages (j’en fis énormément), voilà tous les ingrédients pour me rajouter une couche de vanité prétentieuse. Non, je ne sais pas tout faire, mais je le fais avec passion et…..enthousiasme. Pour rester sur le domaine de la musique, je suis loin d’être un virtuose. Ceux qui ont entendu mes enregistrements et compositions en mode rock music diront simplement que ce n’est pas trop mal et bien joué. Chance encore pour moi de savoir composer. Ceux qui m’ont entendu jouer du piano, dont mes « petites » compositions classiques diront qu’il y a de la sensibilité et de la délicatesse. Chance encore ! Pour en venir aux « Mortaisons », c’est une expérience unique : je savais que je ne pouvais écrire ce poème QUE sur la musique de la liste Schindler. Mon poème à venir ne pouvait être QUE la transcription avec des mots de ces notes de musique qui me bouleversaient (notes elles-mêmes la traduction d’un film poignant) ? J’ai donc fait d’incessant retours de mon piano à ma plume, les notes de musique m’ont emporté, je ne cache pas que parfois j’avais les larmes aux yeux en exécutant sur le clavier des accords dont moi seul, avec ma perception et ma sensibilité, pouvait en mesurer le ressenti, en faisant défiler des pans de ma vie, d’ailleurs. Alors tout cela me conduit à ce que tu as évoqué comme étant « mon romantisme échevelé » que tu penses, à juste titre être ma raison de vivre.
Je dirai plutôt que c’est ma délicatesse – en tant qu’attitude sociale – et qui inclut la compassion et la générosité de cœur qui est ma raison de vivre. Et bien sûr, elle ne peut s’épanouir qu’avec la passion du Beau. On en revient à l’Art, à la Culture. Chance inouïe n’est-ce pas que d’avoir pu approcher l’Art et la Culture ? Et bonheur, de le faire partager. Ce n’est rien d’autre que ce que j’essaie de faire avec générosité sur notre site. Rien d’autre. Mon romantisme ? La plupart d’entre vous ne m’ont jamais rencontré. Et ont peut-être l’image d’un homme fragile, voire timide, doux…..
Je n’ai rien de cela pour ceux qui me connaissent, si ce n’est une douceur et un éclat dans le regard…..et de l’enthousiasme. Se confronter au juridique, au politique ne prédispose pas au romantisme et il n’y a aucune place pour la douceur ou la faiblesse de l’âme. Le réalisme du monde où nous vivons fait simplement que mon…. « Jardin de Lune » n’est qu’une figure de style virtuel. Et puis, je ne suis ni un Chopin, ni un Musset et parfois, même souvent un…. rocker, même un hard-rocker.
Mais il y a en moi cette recherche permanente d’un Absolu, qui me donne l’exigence de me dépasser. Et…..hélas…de multiples raisons font que je ne me dépasse plus, voire que je régresse. Mais ça, c’est une part plus intime de ma vie que je n’évoquerai pas ici.
Voilà mon cher René.
Mon commentaire étant très long, je profiterai de l’opportunité d’écrire un poème en style totalement libre pour te confirmer en quoi, tu l’as deviné, mon indifférence pour certaines règles de prosodie justifient le plus bel intérêt que représente pour moi la poésie : non pas faire un « sans faute » en respectant une cinquantaine de règles, mais oser un hiatus ou un « ie » ou » ies » parce que le mot qui précède et que mon cœur a choisi est CELUI qui doit exprimer l’émotion et pas un autre qui doit satisfaire à une règle prosodique.
(Enfin, pour ce qui est du violon, je viens tout juste de reprendre l’instrument. Il exige d’énormes heures de travail, tu peux imaginer l’exigentielle délicatesse du toucher de l’archet sur les cordes. Mon piano et ma guitare me sont plus familiers).
A très bientôt René. Toutes mes chaleureuses amitiés. Philip.
(mespoemes.net/philipchevalier)
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le mercredi 11 février 2015, à 14:08 POUR MICHELINE : Ma chère Micheline, Je vais pour une fois user du vouvoiement intégral pour répondre à votre si gentille « lettre » - eh oui, je préfère en la circonstance cet attribut épistolaire, plutôt que « commentaire » - vouvoiement qui sera à la confluence de l’amitié et du respect que je vous porte. En lisant le très long commentaire que je viens de faire à Rivaudais (René) vous aurez peut-être perçu un peu plus du fonctionnement de mon âme. Oh, j’utilise ce mot, « âme » d’une façon qui apparaît sans doute abusive. Mais je pense que vous en comprendrez le sens lorsque je l’utilise. J’utiliserai encore le terme de « confluence » pour désigner, en l’âme, ce carrefour où se rejoignent, s’exaltent et parfois souffrent également, l’émotion, forcément indicible parce que le langage humain ne peut l’exprimer, la lumière qui nous éclaire au plus profond de nous, sans altération grossière et, bien sûr ce qu’il peut y avoir de pureté en nous, donc de bonté. C’est tout cela l’âme. Cela pour vous dire, mon amie, que j’ai été sensible à vos mots délicats et suis peiné du fait, qu’alors que nous nous connaissons si peu, vous vous êtes inquiété du sens de mon émotion qui, selon vos termes « a arraché mon âme », m’éloignant quelque peu de vous tous. Et, combien justement vous soulignez que la Beauté peut-être une douleur. Oui, la Beauté est un Absolu que chacun façonne. Elle n’est aussi qu’un mirage, sans doute, comme une image tremblotante comme ces mirages qui altèrent notre vision, dans le désert. Parce que la Beauté est forcément Utopie. L’Art, la poésie, la musique, la philosophie, la belle, cela s’entend font partie des constituantes de cette Beauté. Mais, ainsi que je paraphrase souvent André Bazin, par ces mots : elle n’est que l’image d’un monde qui s’accorde à nos désirs. Des merveilleux commentaires que je viens de recevoir pour mon dernier poème, tous ont ce lien commun qui semble souligner que ce qui semblait m’avoir abandonné, je n’avais cessé de le porter en moi, sans le voir. Je fais l’aveu d’un désamour de mes propres mots, de ma propre poésie, que je voulais façonner pour briller, exister, pour….plaire à tout prix. Mais j’ai confondu plaire et émouvoir. Oui, en revenant, je l’ai, à dessein souligner, je veux….émouvoir. Vanité que de vouloir émouvoir ? Dans son acception première, émouvoir c’est faire le don de sa sensibilité. Je l’avais peut-être perdu, par des mots habillés de brillance, mais certainement pas de Lumière. Je possède un vieux « Cours de Philosophie générale » qui, avec clairvoyance nous enseigne que dans le domaine de l’émotion ? Il ne faut jamais s’éloigner de la Beauté et de la simplicité. Unité, simplicité et vérité. Je ne sais si j’ai capacité à la simplicité et à l’unité, tant mon âme est bouillonnante de ce trop-plein d’humanité que j’ambitionne sinon détenir, tout du moins ressentir. Merci pour vos mots si justes, Micheline. Il va sans dire que votre belle écriture possède la vibrance subtile au sein de laquelle je retrouve ma propre émotion et perçois votre sensibilité et les tourments, jamais endormis, du souvenir de ces jours si heureux qui furent les vôtres, lorsque les aubes étaient radieuses et chantantes. Mais ce serait faire injure à nos autres amis qui avec leurs mots, si justes également savent avec la simplicité du cœur exprimer l’essentiel. Je pense à ces propos, un peu à l’unisson des vôtres, que m’a adressé avec sincérité René (RIVAUDAIS) avant vous. Je pense à ces mots tout aussi sincères de notre amie Lola (BLUEGIRL) qui a su me démontrer que ce « n’était pas plus difficile que ça » de redonner vie, et surtout sincérité, à ma poésie et qui a pris la mesure de ce que « le silence sait arracher au cœur le temps de s’émouvoir ». Et serais-je irrespectueux sans citer Domie, Guy, Didou, Marie et ceux qui viendront peut être encore me commenter. Leurs mots sonnent si justes eux aussi. J’ai grand plaisir à vous remercier ici, par ces longs propos, tout en écoutant le magnifique et émouvant Requiem de Fauré qui sied à cette âme exaltée qui veut garder sous la cendre jamais éteinte l’éclairante symphonie des jours que furent ma vie dans l’attente de lendemains retrouvés. Oui, nous vivons et nous mourrons avec autant de feu, c’est bien vrai. Sans quoi, le vent rugueux des ténèbres ne nous permettrait pas d’ouvrir de nouveau nos yeux pour contempler l’eau claire de nos regards. Mélange d’eau et de feu, alchimie inouïe dans l’athanor sacré de nos cœur qui devient un jour cet Or de la Vie que je me plais si souvent à évoquer. Merci Micheline. Que l’aspect précieux de mon verbe ne soit reçu de vous que comme un pudique remerciement, vous qui vénérez vous aussi cet Absolu. Puissiez-vous le rencontrer sur le chemin de votre vie, belle âme. Avec tout l’amitié que je vous porte. Bien sincèrement. Votre dévoué et attentionné, Philip. (mespoemes.net/philip.chevalier) - Voir le poème s'y rapportant... |
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José le mercredi 11 février 2015, à 19:47 Ah mon Dieu que voilà, à l'état pur, de la Beauté!
Celle qui vous incite à relire pour savourer l'émotion de chaque ligne, emporté.
Les liens sont eux aussi magnifiques, et, mis en fond, subliment encore la lecture. Merci.
Amitiés. |
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le jeudi 12 février 2015, à 18:10 Pour JOSE :
Merci, mon cher José. Pour ce qui est de la musique, oui je ne peux que confirmer, sans immodestie, qu'ils collent parfaitement aux vers et apportent un peu plus d'émotion, car tu sais, comme je l'ai écrit, que l'écriture de mon poème était intimement lié à ce morceau, que j"interprétais inlassablement au piano, et, lorsque je revenais à mon clavier, je passais en boucle la version violon. Ce fut une magnifique expérience, je te prie de croire de "peindre" avec des mots ce qui n'était qu'immatérielle musique (immatérielle, vraiment ?). Le morceau étant lent, sans difficultés pianistiques donc, je pouvais me concentrer dans une synergie de moi à moi. Moi (interprétant, donc vivant pleinement la musique) et moi ouvrant mon esprit pour transformer les notes en mots. Comme l'a souligné Lola, dans son commentaire, ce fut, par ailleurs, une sorte d'écriture automatique, mais pas vraiment car le poème était dans une trame conceptuelle peut être floue, mais.....le pilote au commande était l'inconscient. Dans la réponse au com' de Lola que je prendrai le temps de faire, j'évoquerai sans doute le fameux message de l'inconscient au conscient, basique de la démarche psychanalytique.
Enfin, pour répondre à ton élogieuse appréciation par laquelle ces vers sont "de la beauté à l'état pur qu'il faut relire", le minimum d'humilité m'impose de ne pas m'étendre (tout juste rougir de plaisir quand le prof vous a mis une très bonne note !!!!!) mais pour une fois, je savais au moins que mes vers allait donner de l'émotion. C'est pour cela que j'ai écrit - que l'on ne se méprenne ( "je veux vous émouvoir".
C'est tout juste la conjonction de différents paramètre d'un état d'esprit. C'est pour cela que Lola souligne aussi "tu vois, ce n'est pas plus difficile que ça !".
Mais pour ce qui est de la perfection prosodique ce n'est surtout pas ce que je cherchais), il y a des tournures vilaines (comme : sur le rivage exQUIs, QUI.....) des effets qui ne sont pas très brillants (le "las' et "là" du premier quatrains qui ne sont nullement des chevilles, mais à la déclamation un truc un peu "rigolo" qui fait suite à un "s'amoncelle" et "demoiselles". Et il doit bien y avoir un ou deux hiatus. Mais tout le monde à compris que SURTOUT PAS, je n'allais pas m'encombrer des exigences de la prosodie au détriment de...l'émotion. Encore mille merci José d'avoir aimé ces vers. Amitiés. Philip.
mespoemes.net/philipchevalier
Pour LOLA :
Juste par courtoisie et politesse : je ne ferai pas la réponse à ton gentil com' ce soir. Je vais "prendre le temps" comme tu me le suggères, pour apporter un complément de réponse (j'ai presque tout dit dans mes réponses aux coms) et dans la mesure du possible, sympa. Amitiés. Philip |
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le vendredi 13 février 2015, à 19:33 Pour LOLA :
Ah, me voici à prendre le temps de te commenter, pour te remercier toi aussi de la gentillesse de ton com' sur mon poème de retour. Meuh, oui, "dans le mesure du possible" qu'il va être sympa, mon remerciement, car toi qui m'a suivie et qui est arrivé presque en même temps que moi sur le site, je sais que ton appréciation sur ma poésie m'est très précieuse.
Alors, moi qui souhaite résolument mettre de l'émotion dans ma poésie, comme je savais le faire à mes débuts, tu parles que j'étais heureux de voir que ton "critique oeil de lynx" ayant trouvée "poignante et libératrice" la mélancolie de mon poème, c'était ô "fiable baromètre" de mon humeur poétique, le signe que j'avais maîtrisé le spleen qui est ma marque de fabrique en poésie.
Ah, tu as trouvé que mon 2ème quatrain était beau. J'ai bien aimé l'expression que tu as utilisée, disant que "le silence arrache au coeur le temps de s'émouvoir". Comme c'est beau. Me permettrais-tu de rebondir sur cette réflexion (qui t'appartient) comme trame d'un poème. Si tu n'en es pas d'accord, je ne me permettrai pas d'utiliser ce thème, car la phrase que tu as utilisé est si belle, que c'en est presque un bout de poème !
Pour le reste, bien sûr, "ce n'est pas plus difficile que ça !".
Aussi, tu comprendras qu'à toi aussi j'ajoute mes remerciements pour tes encouragements qui me sont très précieux pour essayer d'écrire à peu près des poèmes qui ont de nouveau du sens.
Par contre, grrrrr ! tu me dis "prends ton temps, comme ça on sera à égalité' ????? Mais il n'y a pas de problème d'égalité ni quoi que ce soit. Chacun se commente s'il en a le temps. Moi, la seule chose de constructive que je puisse apporter au site, c'est de commenter le maximum d'ami(e)s, soit que je connais, soit que j'apprécie. Où aller à la rencontre de nouveaux. Je suis comme ça. Chaleureux naturellement, et toujours près à apporter ma pierre à l'animation du site. Voilà. Encire merci chère Lola. Bien sûr, je prendrai le temps de passer commenter tes poèmes de ces dernières semaines, avec grand plaisir. Bises et amitiés. Philip. |
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