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L’hiver, l’hiver sinistre et son lot de douleurs,
De plaies et de chagrins, rassemblant ses cohortes,
Monte, bardé de haine, à l’assaut de nos cœurs.
Mais toi, frêle beauté dont les airs réconfortent,
Tu sais l’art de chasser les instincts ravageurs
Et sournois qui, la nuit, s’acharnent à nos portes
Et prendre dans tes mains, mes mains mouillées de pleurs,
Quand, dans la cour, le vent balaie les feuilles mortes.
Car, devant l’âtre où danse une flamme fragile,
Je viens pour oublier auprès de tes parfums,
Les souvenirs anciens et les amours défunts,
O toi, dont la voix douce et le regard tranquille,
Près du refuge heureux de ton grand feu de bois,
M’apprennent la tendresse et me dictent ses lois.
( 1981
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