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Ta peau, satin, velours, talc ou encore albâtre,
Magnifique beauté, reine de mon hiver !
L’artiste accoutumé à tailler dans le plâtre,
Jamais n’a fait jaillir de son burin de fer,
D’une antique Vénus ou d’une Cléopâtre,
Un galbe aussi parfait et un geste aussi fier !
Et jadis, les statues qui ornaient le théâtre,
Reflétaient, comme toi, leur orgueil dans la mer !
Je sais qu’il faut, devant tes poses magistrales,
Des plus dures saisons, accepter la rigueur :
Elles attireront le peintre et le sculpteur
Venus pour étudier tes formes minérales,
Car, en ton froid pays battu des vents du Nord,
La vie se fige afin de combattre la mort.
1985
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