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Parfois les mots m'encombrent
Et ne portent rien
Le silence et ses ombres
Aucune entrave, aucun lien
Les paillettes d'or
Dont est sertie ta peau
Se laissent admirer encore
Fontaine, je bois ton eau
Oublier les marécages
Où baignent les apatrides
Une terre promise, et sauvage
Dans tes bras sylphide
Ha qu'ils m'appellent et crient mon nom
Je serai bientôt sourd
Heureux, triste démon
Mes ailes légères et ton pas lourd
Chimère illusionniste
Tu as volé mon coeur
Et l'écureuil équilibriste
M'a rendu au bonheur
Du bout des doigts,
De ses lèvres entrouverte
En douceur elle me voit
Quand tu jurais ma perte
Être vu, pour pouvoir revenir
Descendre du perchoir
Envisager l'avenir
En aimant... sans en mourir
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