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Serein, je contemplais se consumer dans l’âtre,
Les bûches que j’avais refendues l’an dernier,
De je ne sais quel bois, de chêne ou de sorbier,
Et je rêvais devant cette flamme rougeâtre .
Au dehors, le printemps, d’une pâleur d’albâtre,
Ranimait lentement les torpeurs de l’aubier,
A grand peine faisant refleurir le pommier,
Et l’astre caressait les murs couleur de plâtre
Des villages lovés au fond des vallons creux.
Les souvenirs anciens, les regrets et les peines,
Les nostalgies flottaient au- dessus des fontaines,
De l’enfance oubliée, des rires et des jeux.
Et j’écoutais, pensif, cette mélodie triste
Montant de la mansarde où logeait un pianiste.
1981
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