L’Île- aux-mots

 

Mes poèmes - Moi

 

Propriété privée

le mercredi 31 décembre 2014, à 19:42. Posté par Lucille


    À toi, cher lecteur, venu ici pour t’éloigner un peu de tes soucis, je souhaite beaucoup de bonheur et de joie tout au long de la prochaine l’année.

    Premier jour de l’année, tout est à réinventer… mais l’homme se réinventera-t-il?

    Toi et moi, avec l’aide des mots, nous continuerons d’espérer que le cœur de l’homme se métamorphose pour rendre le monde meilleur et plus beau mais il se peut que je me décourage et que je disparaisse soudainement. Je voudrais te donner mon adresse pour que tu saches où je suis. Je serai partie rejoindre un vieil ami qui m’attend depuis longtemps…

    PROPRIÉTÉ PRIVÉE

    Un homme, vêtu d’un étrange costume et envoûté par le silence qui l’environne, attend. Sa pensée sonde l’insondable et s’éloigne de la réalité devenue difficile à supporter.
    Peu à peu, l’instant glisse hors du présent et se dirige vers un pays où l’illusion existe.
    Il erre longtemps parmi les continents, sur les océans, au milieu des étoiles, se fondant à travers l’espace sidéral.
    Il compte à rebours les demains anonymes chevauchant l’avenir inconnu.
    Ses journées vagabondent sur ses rêves et ses nuits divaguent dans les vapeurs des nuages.
    Après un long voyage sur des chemins de solitudes, il pose enfin son bâton de pèlerin sur les parois d’un volcan éteint.
    Devant lui, le monde sommeille.
    Aucun son ne vient troubler les millions d’étincelles parsemant la voûte.
    Lui, voyageur solitaire arrivé à destination, face au gouffre de sa vie passée!
    Son cœur affamé de justice et de paix a fuit une terre ravagée par l’orgueil humain pour élire domicile sur la Lune en orbite autour de sa planète.
    Ainsi, depuis hier jusqu’à demain, Pierrot observe de loin le toit de sa maison.
    Assis sur son croissant, il sonde le cœur du monde pour connaître l’heure de son retour: quand les armes des hommes détruiront non plus la beauté et l’innocence mais plutôt la haine, l’arrogance, l’injustice.
    Au fil de toutes mes saisons, en regardant la Lune qui l’accueille, j’ai souvent pensé à Pierrot.
    Un peu de patience et s’il tarde encore, j’irai le rejoindre, il m’attend là-haut…
    Là où le mal n’existe pas : pas tant que l’homme vivra éloigné de cette Propriété privée.

    Bonne année 2015 à chacun de vous,
    Lucille Lavoie

<< Retour aux poèmes

 

commentaires ( 5 ) (Ajouter un commentaire)
Ivy le mercredi 31 décembre 2014, à 22:41
Eh oui Lucille...L'espoir, toujours et toujours l'espoir ! Parfois c'est tout ce qui nous reste, avec le rêve de cette métamorphose, dans ce monde parti à la dérive.
Bonne année à toi !

Guy le mercredi 31 décembre 2014, à 23:52
L'homme se prend pour un dieu, éternel et puissant.
Avant qu'il réalise qu'il n'est qu'un atome de l'univers il en aura disparu.
Vivons le jour qui vient du mieux qu'il est possible.
Bonne année 2015.

Argentalet le vendredi 30 janvier 2015, à 09:44
Dommage que cette histoire n'ait pas suscité plus de commentaires: nous sommes tous concernés pourtant.
Bonne année à toi, même si c'est avec (un peu de) retard.

Lucille le dimanche 01 février 2015, à 23:27
Ivy, Guy, Argentalet... J'étais partie en voyage avec la Lune, elle m'a suivie jusque sur les plages du Mexique mais je suis de retour. A bientôt,

melifica quercylibre le mercredi 04 mars 2015, à 10:00
Bonjour Lucille.
Encore et encore la joie de vous lire!

Ajouter un commentaire à ce poème en tant que :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet