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Si j’aime de l’hiver les lugubres retraites,
C’est que mon cœur austère adore ses rigueurs
Et tant que de ses nuits j’aimerai les douceurs,
Je pourrai le chanter comme font les poètes.
Au dehors, le jardin s’est figé dans la glace,
La tempête a chargé de tous ses escadrons,
Mais réchauffant tes pieds au feu de mes charbons,
Sais-tu, ô mon amie, ce que tu tiens de place ?
On entend, au lointain, hurler un ouragan,
Telles, dans le grand-nord, des hordes faméliques,
Pendant que dans le flot des heures idylliques,
Je baigne en tes senteurs de musc et d’origan !
Des parfums langoureux dorment sous tes dentelles,
Offrant à mon regard un splendide tableau
Et de cette saison je louerai le sanglot,
Tant que sur tes trésors danseront mes chandelles !
1985
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