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Lorsque tu viendras au berceau, l’aube revenue,
Qu’un silence s’habillera des lumières du jour,
Il me faudra avec patience te couvrir d’amour,
Coucher sur ton regard l’ivresse de mon cœur nu.
Lorsque tu me souriras, de tes lèvres sans mot,
Que sous ton beau front s’éveilleront mille choses,
Il me faudra alors, avec le temps qui compose,
Prendre ta petite main pour guérir tous tes maux.
Quand tu viendras éclaircir mes jours, en orfèvre,
Que tu seras cet horizon où rien ne meurt,
Au pays de l’enfance où se taisent les rumeurs,
Nous jouerons ensemble, loin d’un monde en fièvre.
Lorsque tu viendras, suprême, où dérive l’heure,
Sorti de ton écrin d’aimable solitude,
Poussé par ces nuits sages remplies de certitude,
Tu seras, en un cri, ma lumière intérieure,
Puis les heures passant, comme une ombre qui s’éteint,
Je te regarderai comme l’eau fraiche des sources,
Ces chemins où la rosée fait l’aube plus douce,
Où les nuages, au loin, ont des rêves enfantins.
Lorsque tu viendras, nu, de ces brumes vierges,
Audacieux, sur les lèvres d’un soupir étrange,
Ouvrir cette porte qui par la douleur dérange,
J’irai seul à l’autel y déposer un cierge,
Et de ces instants que mes songes dessinent
Se taira alors tout ce qui vient se faire cendre,
Il suffira que la vie vienne te surprendre
Que dans ton regard je vois ce que j’imagine
A mon petit-fils, bientôt là.
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Texte protégé par une licence CC BY-NC-ND 3.0
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