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Il est midi moins le quart
toujours en retard,
décommander le déjeuner,
pas de montre au poignet,
l'heure défile au vent salé,
avant que tu ne puisses,
arriver sur le temps effacé,
pas de précision suisse...
Après ce rendez-vous manqué,
je commande un café,
seul à cette table, je suis dépité,
que la précision aux aiguilles arrêtées,
efface le visage de ton esquisse,
dans ce restaurant du village suisse...
A toute à l'heure après cinq heure et demi,
à la bouche de métro place GALLIENI,
je t'attendrais à la seconde pas en ennemi,
je regarderais, si tu viens prémuni,
d'un temps d'avance à la précision
chronomètre suisse en faction...
Tu n'es toujours pas là, je pars à ta rencontre,
dans les couloirs de ce métropolitain à l'encontre,
je bouscule même les gens , dit pardon par contre,
ta silhouette indiscrète en ombre et lumière,
m'apparait soudain de l'autre coté du quai en visière,
tu es là comme à la précision suisse,
ton corps emmitouflé dans une pelisse...
Et voilà, tout n'est qu'un souvenir imparfait,
quand le midi conjugue le plus que parfait,
quand à ma montre d'une neutralité suisse,
ne jugeras pas ta gaité sur ton visage si lisse,
beauté d'un grain qui charmera nos prémisses...
didou écrit le 16 11 2014
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