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Il est un port que je ne connais pas,
Au bas d’une vallée aux flancs rocheux
Où un soleil caché dort en son creux,
Rempli de rêves où résonne ta voix,
Un ciel s’y mire en son eau profonde,
Un ciel d’autrefois, juste un peu flâneur,
Où volent des oiseaux aux yeux songeurs
Poussés par les vents dans leur ronde.
Il est un port, vois-tu, qui m’attend,
Une ancre y repose en son sein,
Notre barque sage des jours anciens
Où l’air du jour se moque du temps,
L’on y voit les arcanes d’un futur
Lointain, où dérivent nos orages,
La lassitude de vieux nuages,
Cette aube revenue qui rassure.
Il est un port, mais tu ne le vois pas,
En moi tout saigne, jusqu’aux souvenirs,
Qu’est-ce enfin que la douleur de mourir
Si je vais, aveugle, sans toi, Barbara.
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Texte protégé par une licence CC BY-NC-ND 3.0
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